Le chef de l'Etat Patrice Talon et les membres de son gouvernement ont tenu ce mercredi 04 mars 2026, la session ordinaire du Conseil des ministres. Plusieurs grandes décisions.
Les grandes décisions du Conseil des ministres
Après une période d'incertitude qui a duré plus d'une semaine, le secteur des mini-stations de Cotonou retrouve son souffle. Le 04 mars 2026, les pompes sont de nouveau opérationnelles et le verrouillage électronique qui bloquait l'approvisionnement a été levé.
Le code d'erreur « AAA12 », qui s'affichait sur les écrans des pompes et symbolisait le verrouillage centralisé par le dépôt pétrolier, a disparu. Si l'interruption devait initialement durer trois jours pour maintenance, elle s'était prolongée, provoquant l'arrêt total de dizaines de points de vente.
Une gérante de station, pourtant à jour de ses redevances, avait déploré le glissement du calendrier, passant de trois à dix jours d'attente. Pour d'autres responsables, l'administration a fini par évoquer des dettes impayées dont ils n'avaient initialement aucune connaissance.
Le système, particulièrement rigide, prélève automatiquement une redevance de 25 FCFA sur chaque litre d'essence vendu à 625 FCFA. Tout retard de paiement entraîne une coupure immédiate.
La reprise de ce mercredi marque la fin d'une période de précarité brutale pour les travailleurs du secteur.
Pour les employés dont la majorité étant rémunérée à la tâche ou à la journée, l'arrêt des pompes signifiait une absence totale de revenus. Beaucoup ont dû puiser dans leurs réserves d'économies pour traverser cette semaine de chômage technique forcé.
Quant aux gérants, le redémarrage des activités permet enfin de stopper l'accumulation des charges fixes qui continuaient de s'accumuler malgré l'absence de recettes.
Malgré cette reprise, le défi reste de taille face à l'essence « kpayo ». Pendant la fermeture des mini-stations, le secteur informel a regagné du terrain en proposant du carburant entre 500 et 550 FCFA, soit environ 100 FCFA de moins que le prix officiel, qui était fixé à 600 FCFA.
Les exploitants des mini-stations doivent désormais reconquérir une clientèle attirée par ces prix bas, en misant sur les arguments de la qualité : un produit filtré, une sécurité pour les moteurs et la garantie d'une quantité exacte servie à la pompe.
Abdoul Warissou Ossan (Stagiaire)
Le magistrat Victor Dassi Adossou est reconduit à son poste de président de la Cour suprême, ce mercredi 4 mars 2026, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres présidée par le chef de l'Etat Patrice Talon.
Pas de changement de tête à la Cour suprême, la plus haute juridiction de l'Etat en matière administrative et judiciaire. En Conseil des ministres ce mercredi 4 mars, le magistrat Victor Dassi Adossou a été reconduit pour un second mandat de cinq ans. Cette reconnaissance est la preuve de la confiance placée en lui et du bilan jugé très satisfaisant.
CONSEILS DES MINISTRE DU MARS
I- Mesures individuelles.
Les nominations ci-après ont été prononcées :
A la présidence de la République
Directrice exécutive de la Fondation Sèmè City
Madame Sylvie ASSANI
A la Cour suprême, après avis du Président de l'Assemblée nationale
Président
Monsieur Victor Dassi ADOSSOU
Au ministère de l'Enseignement supérieur et de Recherche scientifique, après avis favorable du Conseil national de l'Education
Directeur des Examens et Concours
Monsieur Victorin Vidjannagni GBENOU
- Dans les Unités de Formation et Recherche de l'Université d'Abomey-Calavi
Directeur de l'Ecole nationale d'Administration
Monsieur Comlanvi Prudent Tchihoungnan SOGLOHOUN
Directeur adjoint de l'Ecole nationale d'Administration
Monsieur Enagnon Gildas Fiacre NONNOU
Vice-Doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique
Monsieur Thélesphore Toliton DIKPO
Directeur adjoint de la Haute Ecole Régionale de Commerce international
Monsieur Sèwanoudé Honoré HOUNGBEDJI
Directrice adjointe de l'Ecole des Sages-femmes d'Etat de l'INMES
Madame Christiane TSHABU TSHIGUNTA épouse AGUEMON
Directeur de l'Institut de Formation et de Recherche en Informatique
Monsieur Gaston EDAH
Directeur adjoint de l'Institut de Formation et de Recherche en Informatique
Monsieur Sèmèvo Arnaud Roland Martial AHOUANDJINOU
Directrice adjointe de l'INMAAC
Madame Opêoluwa Blandine AGBAKA
- A l'Université de Parakou
Vice-doyen de la Faculté de Droit et de Science politique
Monsieur Clautaire AGOSSOU
- A l'Université nationale d'Agriculture
Directeur de l'Ecole de Foresterie tropicale
Monsieur Olou Toussaint LOUGBEGNON
Directeur de l'Ecole d'Aquaculture
Monsieur Darius TOSSAVI
Directeur adjoint de l'Ecole de Gestion et de Production végétale et semencière
Monsieur David Koffi MONTCHO HAMBADA
Directrice adjointe de l'Ecole d'Agrobusiness et de Politique agricole
Madame Alice BONOU épouse FANDOHAN
L'Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (ANSSFD), structure sous tutelle du ministère de l'économie et des finances, a publié la liste actualisée des institutions de microfinance (IMF), agréées au Bénin. Elles sont au nombre de 103 à la date du 31 décembre 2025.
La liste des institutions de microfinance agrées au Bénin est actualisée. Le pays compte à ce jour, 103 institutions de microfinance régulièrement autorisées. L'actualisation de cette liste s'inscrit dans le cadre des mesures d'assainissement du secteur, visant à prendre en compte les évolutions enregistrées dans le domaine de la microfinance au Bénin.
L'année 2025 a été marquée par plusieurs décisions réglementaires significatives. Les autorités compétentes ont procédé au retrait d'agrément et à la mise en liquidation de 5 institutions, à savoir la CEPC, la CPEC BOHICON, la CPEC PORTO-NOVO, la CPEC PARAKOU et la CAISSE-CODES. Par ailleurs, trois IMF ont été autorisées à exercer leurs activités sur le territoire national.
L'année a également été marquée par la signature d'un agrément autorisant l'exercice des activités de microfinance au profit du Fonds Arabo-Africain d'Investissement (FAAI SA). Cette institution a été inscrite au registre des IMF sous le numéro A.25.0134.L. A ce titre, FAAI SA s'apprête à démarrer officiellement ses activités dans le secteur de la microfinance au Bénin.
Liste des 103 IMF agréées
Le parti d'opposition Les Démocrates (LD) tient une réunion de crise, ce mercredi 4 mars 2026, après le départ de Yayi Boni de son poste de président et de son fils, Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures.
Les Démocrates en réunion de crise ce mercredi 4 mars 2026. Et ce, après la démission du président du parti, Boni Yayi à la tête de la formation politique d'opposition et de son fils, Chabi Yayi, désormais ex secrétaire aux relations extérieures.
Dans une correspondance adressée au bureau politique, l'ex président de la République a évoqué des raisons de santé pour justifier son départ. « Pour des raisons de santé, et afin de pouvoir pleinement consacrer cette nouvelle étape de ma vie au repos, j'ai choisi de mettre un terme à mes activités politiques au sein du parti », a-t-il écrit.
La réunion de crise selon nos sources, devrait se tenir à Cotonou Fifadji, au siège national du parti.
F. A. A.
Depuis ce mardi 03 mars 2026, l'ex chef de l'Etat, Boni Yayi n'est plus président du parti de l'opposition Les Démocrates (LD). A travers une correspondance, il a adressé sa démission au bureau politique du parti.
Boni Yayi a démissionné de la présidence du parti Les Démocrates, avec effet au 3 mars 2026. L'ex chef de l'Etat a évoqué des raisons de santé pour quitter la présidence de la principale formation politique de l'opposition. Déjà en retrait depuis octobre 2025 pour une « retraite sanitaire », Boni Yayi était resté absent de la campagne des législatives et communales de 2026. Son départ intervient dans un contexte difficile pour le principal parti d'opposition, sans députés et maires au terme du double scrutin du 11 janvier 2026. Ce qui compromet sa participation à la présidentielle de 2033.
F. A. A.
La ville de Caire en Egypte accueille dès ce mercredi 4 mars 2026, le stage de préparation des quarts de finale des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (CAF). Le Béninois Djindo Louis Houngnandandé fait partie des arbitres retenus pour cette phase de la compétition.
Le stage de préparation des quarts de finale des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football démarre ce mercredi 4 mars 2026 au Caire en Egypte. La CAF, pour cette phase de la compétition, a fait appel à l'arbitre béninois Djindo Louis Houngnandandé pour ce stage qui va réunir des officiels de haut niveau venus de l'Algérie, du Cameroun, du Ghana, du Maroc, du Sénégal, de la RDC, de la Côte d'Ivoire, du Gabon et d'autres pays.
L'appel fait au Béninois relève d'une marque de confiance de l'instance africaine de football, convaincue et fière de ses prestations.
Le stage de préparation s'achève dimanche 8 mars prochain.
F. A. A.
Le président de la Confédération africaine de handball (CAHD), Mansourou Aremou, a procédé à la nomination de plusieurs Béninois dans les commissions de la Confédération pour la mandature 2025-2029.
Dans la politique de développement du handball sur le continent africain, le président de la Confédération africaine de handball (CAHD) veut s'appuyer sur l'expertise béninoise. Il a procédé à la nomination de six (06) Béninois au sein des commissions. Cette stratégie de consolidation du capital humain s'inscrit dans une volonté d'améliorer la performance et l'efficacité de l'instance dirigeante du handball africain.
Parmi les Béninois promus, on retrouve Sidikou Karimou, président de la Fédération béninoise de handball (FBHB). Celui-ci mettra son expertise au service du développement continental de la discipline. Ses vice-présidents, Jean Sodji et Akouvi Clarisse Hounzali Houngbedji, sont respectivement nommés au tribunal arbitral et à la commission d'arbitrage.
Par ailleurs, le responsable de la commission médicale de la FBHB, Akanni Bello, apportera son expertise au niveau continental. Enfin, Haeratou Aremou et Mohamed Bachir Aboudou figurent également parmi les personnalités béninoises appelées à siéger au sein des commissions de la CAHB pour la période 2025–2029.
Liste des Béninois nommés au sein des commissions de la CAHB
– Commission Développement : M. Sidikou KARIMOU (Président) ;
– Commission Organisation des Compétitions : Haeratou AREMOU (Membre choisi au niveau de la zone 3) ;
– Commission Médicale : Dr Akanni BELLO (Membres) ;
– Commission d'Arbitrage : Akouvi Clarisse HOUNZALI HOUNGBEDJI (Membre) ;
– Commission Ethique : ABOUDOU Mohamed Bachir (Membre) ;
– Tribunal Arbitral : SODJI Jean (Membre).
F. A. A.
La formation politique Les Démocrates (LD) vient de perdre ses têtes de pont. Le président du parti Boni Yayi et son fils, Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures, viennent de claquer la porte du principal parti de l'opposition.
Coup de tonnerre au sein du parti Les Démocrates. Le président Boni Yayi et son fils Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures, se préparent à rendre leur démission ce mercredi 4 mars 2026.
Les raisons de ces démissions ne sont pas encore connues. Depuis quelques mois, la principale formation politique de l'opposition est en proie à de querelles internes ; lesquelles l'ont fragilisée et entravé sa participation aux élections communales du 11 janvier et la présidentielle de 12 avril prochain.
F. A. A.
Un accident de la circulation a fait deux morts à Akassato, dans la commune d'Abomey-Calavi le weekend écoulé. Le drame a lieu non loin de la pharmacie du Pont.
Accident mortel à Abomey-Calavi. Un automobiliste roulant à vive allure dans le sens Akassato–Cotonou, a-t-on apprit, a perdu le contrôle de son véhicule puis traversé le terre-plein central avant de se retrouver sur la voie opposée. Dans sa course, il a percuté un autre véhicule qui avait à bord, deux passagers. Sous le choc, les deux occupants meurent.
Après le drame, le chauffeur a d'abord pris la fuite avant de se présenter au commissariat le lendemain. Placé en garde à vue, il sera présenté au Procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abomey-Calavi.
F. A. A.
Dans le cadre du renforcement de son effectif au Département de la conformité des affaires juridiques, la Société des aéroports du Bénin (SAB), a lancé un appel à candidatures en interne et externe pour le recrutement d'un chef service affaires juridiques ; d'un chef division conformité sureté aéroportuaire ; d'un cadre conformité sureté aéroportuaire ; et d'un cadre conformité sécurité aéroportuaire. C'est à travers l'avis de recrutement en date du 24 février 2026.
Voici l'avis de recrutement
Les BOAD Development Days (BDD 2026) se tiendront les 11 et 12 juin 2026 à Lomé, au Togo, autour d'un thème stratégique :« Bâtir l'avenir de l'UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique ».
Organisé par la Banque Ouest Africaine de Développement, cet événement reunira décideurs publics, investisseurs, institutions financières, acteurs du secteur immobilier, experts en énergie et partenaires techniques autour d'un enjeu majeur pour la région : le financement d'un habitat durable et accessible. La question du logement constitue un défi structurel dans l'espace Union Économique et Monétaire Ouest Africaine. La croissance démographique soutenue, l'urbanisation rapide exigent des réponses innovantes et adaptées.
L'un des axes majeurs des échanges portera sur les mécanismes innovants de financement : partenariats public-privé, mobilisation de fonds verts, instruments financiers adaptés aux ménages à revenus modestes, ou encore implication accrue des banques locales et régionales.
La BOAD, en tant qu'institution de financement du développement, entend renforcer son rôle moteur dans la structuration d'un écosystème favorable à l'investissement dans le logement durable.
Pendant deux jours, panels thématiques, tables rondes de haut niveau et sessions techniques permettront aux participants de partager expériences, bonnes pratiques et perspectives concrètes. L'objectif est bel et bien de proposer des solutions pragmatiques pour faire du secteur de l'habitat un pilier de croissance inclusive dans l'espace UEMOA.
Akpédjé Ayosso
Un volume important de titres fonciers prêts pour le retrait engorge encore les Bureaux communaux du domaine et du foncier (BCDF), à travers tout le territoire national. L'Agence national du domaine et du foncier (ANDF), à travers un communiqué ce mardi 03 mars 2026, invite les requérants concernés à faire le retrait de leurs documents.
Lire le communiqué de l'ANDF
La compagnie aérienne, Air Congo lance ses vols sur Cotonou et plusieurs autres capitales africaines à partir du 22 mars 2026. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie officielle de lancement rehaussée par la présence du président Félix Antoine Tshisekedi, et du vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.
Air Congo marque une nouvelle étape de son expansion régionale. La compagnie aérienne ouvre ses lignes sur plusieurs capitales africaines dès le 22 mars 2026. Les premières dessertes débuteront vers Johannesburg et Entebbe, et seront suivies de l'ouverture des lignes Cotonou-Douala le 26 mars ; ainsi que les lignes Domestique, Isiro, Bunia, Gbadolite, Moanda, et Kalemie le 29 mars.
Les liaisons avec les nouvelles capitales africaines seront opérées avec des avions Airbus dont un troisième appareil a été réceptionné le 1er février dernier, renforçant ainsi sa flotte et ses capacités opérationnelles pour répondre à la demande croissante dans la sous-région.
« Air Congo va renforcer sa flotte avec quatre (4) autres Boeing 737-800 dans moins d'un an et de deux autres avions de cette envergure dans les deux prochaines années », a annoncé le vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.
La compagnie dispose au moment du lancement de ses nouvelles lignes, de trois aéronefs Boeing avec un chiffre d'affaires de près de 40 millions USD. Pour son expansion en Afrique, l'aéronef à acquérir va porter à 04, ses flottes pour desservir la RDC et les autres villes africaines.Il convient de préciser que à l'instar de ASKY, Ethiopian Airlines est le partenaire stratégique de Air Congo.
F. A. A.
La Police républicaine mené une opération nocturne sur le boulevard de la Marina, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, pour mettre un terme aux rodéos urbains communément appelés « zéwé ». Bilan de l'intervention : 2 adolescents arrêtés et 18 engins immobilisés.
Les policiers ont investi, dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars 2026, le boulevard de la Marina. Ce tronçon très fréquenté est devenu ces derniers mois un point de ralliement de jeunes conducteurs adeptes de rodéos urbains ou motorisés communément appelés « zéwé ».
Aux environs de minuit, deux adolescents qui multipliaient les accélérations et démonstrations avec leurs motos sur le boulevard ont été interpellés par la police.
Ils ont été placés en garde à vue et seront présentés au parquet du tribunal de première instance de Cotonou jeudi 05 mars 2026.
Au cours de la même opération, dix-huit motocyclettes ont été contrôlées et mises en fourrière pour vérifications.
La montée des rodéos motorisés à Cotonou inquiète. Des axes comme la Marina, le boulevard Saint-Michel, Akpakpa ou encore les abords de l'aéroport de Cotonou sont régulièrement ciblés pour ces rassemblements nocturnes.
Face à la recrudescence du phénomène, la Police républicaine affiche une ligne dure. Les autorités rappellent que ces exhibitions, souvent relayées sur les réseaux sociaux, exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.
Le rodéo motorisé (ou urbain) est un délit consistant à réaliser des acrobaties (wheelings, dérapages) avec un engins à deux ou plusieurs roues, compromettant la sécurité et la tranquillité publiques.
Les auteurs de ce type de délit encourent une peine d'emprisonnement et des amendes.
M. M.
Le tribunal de commerce de Cotonou a prononcé la résiliation d'un contrat de location de titres fonciers opposant la Société Centrale COOP aux sociétés Société ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC). Le jugement a été rendu le 27 février 2026.
Le litige, qui dure depuis 2022, porte sur le non-paiement de commissions et l'immobilisation de garanties immobilières auprès d'une banque.
Centrale COOP avait mis à disposition trois titres fonciers (situés à Cotonou, Porto-Novo et Lokossa) pour permettre aux entreprises ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC) d'obtenir une ligne de crédit de 350 millions de FCFA auprès de la banque. En échange, les preneurs devaient verser une commission annuelle de 5%, soit 17,5 millions de FCFA.
Selon les faits consignés dans le jugement, les deux sociétés de BTP n'ont versé que 7 millions de FCFA sur la première année et n'ont jamais restitué les titres à l'échéance prévue le 16 février 2023.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a relevé une « inexécution persistante et caractérisée » des conventions.
Pour les juges, le non-paiement des commissions « vide le contrat de sa substance et rompt définitivement l'équilibre » entre les parties.
Le gérant de Centrale COOP a déploré une « privation prolongée et injustifiée de ses biens ».
Appelée en cause, la Banque a tenté en vain de faire dessaisir le tribunal au profit du juge des saisies immobilières. La banque a argué qu'une procédure de réalisation d'hypothèque était déjà en cours suite au défaut de paiement d'Alternatif BTP, dont la dette s'élèverait à plus de 52 millions de FCFA. Le tribunal a toutefois balayé cette exception de connexité, soulignant que la résiliation du bail est une « procédure autonome » qui ne saurait être absorbée par le contentieux de l'exécution forcée.
Le tribunal a condamné solidairement Alternatif BTP et STTC à verser à Centrale COOP la somme de 27 015 027 FCFA. Ce montant correspond aux commissions dues pour la période du 16 février 2024 au 2 septembre 2025.
« Les sociétés preneuses ayant conservé les titres fonciers au-delà du terme contractuel initial (...) la convention doit être regardée comme s'étant poursuivie de fait », précise le jugement N° 012/2026/CJ2/S1/TCC du 27 février 2026. Le tribunal rappelle que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
La demande portant sur 28 millions de FCFA, déjà accordée par un précédent jugement en 2025, est déclarée irrecevable pour « autorité de chose jugée ».
La demande de dommages-intérêts supplémentaires a été rejetée. Le tribunal estime que le préjudice est déjà couvert par les commissions accordées.
La décision est susceptible d'appel
M. M.
La ville de Malabo a accueilli du 23 au 27 février 2026, les travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Mariam Chabi TALATA, vice-présidente de la République du Bénin, et présidente sortante de l'organisation, a présenté un bilan jugé satisfaisant par ses pairs.
« La résolution pacifique des conflits », c'est le thème central développé lors des travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Treize (13) pays ont pris part aux assises articulées autour de six axes majeurs, allant des communications universitaires aux évaluations des résolutions antérieures. Les échanges, selon les services de communication du gouvernement, ont mis en évidence la nécessité du dialogue, de la médiation et de l'arbitrage pour résoudre les conflits, tout en soulignant l'importance, notamment en Afrique, de la réappropriation des mécanismes traditionnels de prévention et de règlement pacifique des différends.
Intervenant au cours de la cérémonie solennelle d'ouverture, la présidente sortante a rappelé les avancées notables enregistrées depuis la 11ᵉ édition tenue au Bénin. Elle a évoqué notamment la régularité des rencontres, l'élargissement de l'organisation à de nouveaux membres, le renforcement des échanges entre Grandes Chancelleries, et l'amélioration de l'attractivité des décorations.
A l'issue des travaux, les Grands Chanceliers ont reconduit certaines recommandations de la précédente conférence et en ont adopté de nouvelles. Au nombre de celles-ci, figurent la création d'une plaque symbolique de passation, le renforcement du partenariat avec l'OIF, la promotion des associations de décorés et la distinction des artisans de paix. Les 13ᵉ et 14ᵉ conférences selon les conclusions des travaux, se tiendraient respectivement en 2028 en République démocratique du Congo et en 2030 au Togo. Pour les deux prochaines années, la présidente sera assurée par la Guinée équatoriale.
F. A. A.
Une découverte macabre a troublé la quiétude des populations de Gbabey et de Tékparou, dans la commune de Tchaourou, ce mardi 03 mars 2026. Le corps sans vie d'un homme a été retrouvé devant le lycée technique situé entre ces deux localités.
Découverte macabre à Tchaourou. Dans cette commune du département du Borgou, un corps sans tête a été découvert ce mardi 03 mars 2026 au milieu de la voie, devant le lycée technique, situé entre les localités de Gbabey et de Tékparou. Aussitôt alertée, la Police s'est dépêchée sur les lieux pour les constats d'usage.
La position du corps inerte sur la chaussée laisse croire à un accident de la circulation. Toutefois, la tête non encore retrouvée suscite d'autres interrogations. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur ce drame.
F. A. A.
« Push & Pull », le service qui offre aux clients la possibilité de transférer de l'argent de leur compte Ecobank vers leur wallet Celtiis Cash (Push) et inversement (Pull), a été officiellement lancé jeudi 26 février 2026 au siège d'Ecobank à Cotonou.
Après plusieurs mois d'opérationnalisation, Ecobank Bénin et le réseau de télécommunications Celtiis ont officialisé leur partenariat à travers le lancement du service Push & Pull, une solution permettant de transférer instantanément des fonds entre un portefeuille Celtiis Cash et un compte bancaire Ecobank, dans les deux sens. La cérémonie s'est déroulée au siège d'Ecobank Bénin, en présence des directeurs, membres des comités de direction et du personnel des deux institutions.
C'est « une étape majeure dans la transformation digitale et les services financiers au Bénin », selon Amadou Racine Diouf, Directeur financier de la Société Béninoise d'Infrastructures Numériques (SBIN).
« Le partenariat que nous célébrons entre Celtiis et Ecobank Bénin s'inscrit dans une vision commune et ambitieuse : simplifier la vie de nos clients, accélérer l'inclusion financière et renforcer l'interopérabilité entre le système bancaire et le mobile money », a-t-il déclaré.
Le service Push & Pull permet, selon Amadou Racine Diouf, de transférer instantanément de l'argent d'un compte Ecobank vers un wallet Celtiis Cash (Push), d'envoyer des fonds du wallet vers le compte bancaire (Pull), de consulter son solde bancaire, le tout 24h/24, de manière sécurisée.
« Nous supprimons ainsi les barrières entre le compte bancaire et le compte mobile money en connectant harmonieusement deux écosystèmes qui opéraient auparavant de manière indépendante », a précisé le Directeur financier de la SBIN.
Selon lui, le service constitue « une réponse concrète et structurelle » à l'enjeu de l'inclusion financière, en rapprochant les services bancaires du quotidien des citoyens, notamment les salariés, commerçants, entrepreneurs et familles.
Une dynamique régionale portée par l'interopérabilité
Le Directeur général de Ecobank Bénin, Lazare Noulekou, a replacé l'initiative dans un contexte régional marqué par la montée en puissance des transactions électroniques. « Nous vivons une transformation profonde du paysage financier. Le service financier doit désormais être interconnecté et accessible en permanence », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que les flux entre banques et plateformes mobiles dans l'espace UEMOA ont atteint plus de 200 milliards de dollars en 2023, illustrant la progression constante de l'interopérabilité financière en Afrique de l'Ouest.
Le Dg Ecobank Bénin a également évoqué le déploiement du système PI-SPI dans l'espace UEMOA sous l'impulsion de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui favorise les règlements instantanés et réduit les frictions entre acteurs financiers.
Au 31 janvier 2026, Ecobank Bénin revendique :1 591 abonnés déjà activés au service avant son lancement officiel ; 925 566 clients dans son écosystème bancaire ; une position de leader sur le produit PI-SPI avec 93 millions de transactions enregistrées.
« Push & Pull représente une étape structurelle vers un système financier où la rapidité et l'interconnexion définissent la compétitivité », a précisé Lazare Noulekou.
Un service accessible à tous les détenteurs de numéro mobile au Bénin
L'un des atouts majeurs du service réside dans son accessibilité. Il n'est pas nécessaire de disposer d'un numéro Celtiis pour ouvrir un compte Celtiis Cash. Selon les responsables marketing de Celtiis, tout utilisateur au Bénin peut créer son compte : en téléchargeant l'application Celtiis Cash sur Play Store ou App Store, via le code USSD *889#, ou auprès d'une agence ou d'un distributeur agréé.
Waa, une « super application » intégrant plusieurs services du quotidien, permet également d'accéder au mobile money et aux fonctionnalités associées.
Pour Wilfrang Kitihoun, chef division Digital Sales & Agency, la solution offre « agilité et sécurité », tout en contribuant à réduire la manipulation de cash.
« C'est simple, sécurisé et cela limite les risques liés au transport d'espèces. Le client peut gérer ses transactions où qu'il se trouve », a-t-il expliqué.
Au-delà de l'innovation technique, les deux partenaires affichent une ambition commune : encourager la traçabilité des transactions, réduire l'usage du cash et promouvoir une économie plus formelle.
« Aujourd'hui, nous ne lançons pas simplement une fonctionnalité technique, nous lançons une nouvelle manière de gérer son argent : plus simple, plus rapide, plus sécurisée et plus inclusive », a indiqué Amadou Racine Diouf.
Avec ce partenariat, Ecobank Bénin et Celtiis entendent consolider la jonction entre le monde bancaire et celui des télécommunications, dans un pays engagé dans une dynamique de modernisation économique et de digitalisation des services financiers.
M. M.
QUELQUES IMAGES DE LA CEREMONIE