La production cotonnière du Bénin au titre de la campagne 2025-2026, est estimée à 647 290 tonnes selon les données du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-Pica). Le pays à travers cette performance se hisse au rang de premier producteur surpassant ainsi le Mali, premier producteur lors de la campagne antérieure, et dont la production a chuté à hauteur de 433 700 tonnes.
Le Bénin devient leader de la production de coton. Les statistiques provisoires de la campagne cotonnière 2025-2026, affichent 647 000 tonnes, la production la plus élevée cette année, contre 433 700 tonnes pour la Mali, premier producteur dont la production cette année a chuté de 34% en l'espace d'une campagne. Le pays a été particulièrement frappé par des intempéries et de fortes inondations à la fin de la saison des pluies. Ce qui a entraîné une baisse de sa production.
Le Bénin de son côté a affiché une meilleure résilience face aux chocs. Au-delà du climat, le pays se distingue par une progression constante de sa productivité, affichant des rendements moyens de 1,1 à 1,2 tonne par hectare, contre 0,9 à 1 tonne par hectare côté malien.
L'autre stratégie phare adoptée par le pays relève de sa volonté à transformer sur place sa production. Avec plus de 12,7 % de sa récolte déjà transformée grâce aux unités de transformation implantées à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), l'ambition affichée par les autorités béninoises est d'atteindre une transformation locale de 15 % à 20 % de la production nationale. L'objectif visé étant de sécuriser durablement l'économie nationale, où le coton contribue déjà à hauteur de 12 % du PIB.
F. A. A.
Un trio de malfaiteurs opérant dans le deuxième arrondissement de Parakou a été démantelé, vendredi 20 février 2026, suite à une dénonciation de l'un des membres de la bande.
Frustré par un partage du butin qu'il jugeait inéquitable, un braqueur a dénoncé deux de ses complices à la Police républicaine.
Les malfaiteurs circulent à trois sur une motocyclette Bajaj dans les zones faiblement éclairées du 2è arrondissement de Parakou. Ils ciblaient les passants et les dépoullaient sous la menace d'un coupe-coupe.
L'un des braqueurs, s'estimant régulièrement "lésé" par ses deux acolytes, a décidé de se venger. Pour obtenir une forme de compensation, il a tendu un piège au frère de l'un de ses complices afin de lui dérober son téléphone portable.
Le piège se retourne contre le gang.
Identifié par ses propres compagnons, le voleur a refusé de restituer l'appareil. Ses deux amis, pensant obtenir justice, l'ont alors conduit de force au commissariat.
Mais le prévenu a profité de son interrogatoire pour passer aux aveux complets. Il a détaillé le mode opératoire de la bande et mis en cause ses deux partenaires, justifiant le vol du téléphone par les parts de butin trop maigres qu'il recevait lors des précédents braquages.
Le trio de braqueurs a été placés en garde à vue.
Une enquête est en cours pour déterminer l'étendue exacte des activités criminelles de ce trio.
M. M.
Après son ouverture officielle ce vendredi 20 février 2026, le Festival international des arts du Bénin (FInAB), accueille ce samedi 21 février, le Nigeria Day, l'une des innovations contenues dans cette nouvelle édition.
Le Nigéria est à l'honneur ce samedi 21 février 2026 sur le FInAB, à travers le Nigeria Day. Cette journée dédiée à la célébration de la coopération économique et culturelle entre le Bénin et le Nigéria, permettra de découvrir la richesse culturelle du voisin de l'Est.
En cours depuis 14h au Family Beach de Cotonou, situé derrière la direction générale de MTN Bénin, elle va offrir un spectacle vibrant jusqu'à X heure. Sont annoncées sur scènes, des artistes nigérians tels que Mayowa Afolabi, le duo Bracket, J. Martins, Spicy Baby, et d'autres têtes.
En plus des prestations Afrobeat, highlife et autres sonorités, les festivaliers et le public de Cotonou et environs auront l'occasion de découvrir les mets et boissons nigérians.
Le ticket donnant droit au Family Beach est vendu à 1000 francs CFA pour un show époustouflant.
F. A. A.
La 4e édition du Festival international des arts du Bénin (FInAB) a été officiellement lancée, ce vendredi 20 février 2026, au Family Beach de Cotonou par Shadiya ASSOUMAN, ministre intérimaire du tourisme, de la culture et des arts. La cérémonie riche en couleurs s'est déroulée en présence de Ulrich ADJOVI, président du FInAB, du maire de Cotonou Luc GNACADJA, de ALPHADI, le géant de la mode africaine, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, d'éminentes personnalités, et un monde important d'artistes et de créateurs.
Le Festival international des arts du Bénin, grand évènement culturel et artistique s'ouvre une fois encore au public avec une 4e édition qui se veut 4 fois plus festive, 4 fois artistique, et 4 fois plus colorée. Elle sera l'occasion pour les artistes et créateurs d'exprimer leurs performances pendant la période du 20 février au 1er mars 2026.
Né dans un contexte de rayonnement, d'attractivité et d'influence culturelle, le FInAB selon son président, a montré sa capacité à rassembler des artistes et des publics de divers horizons à faire dialoguer la musique, la mode, le cinéma, la danse, les arts visuels, le théâtre, la littérature, et à créer une vraie synergie entre les créateurs, les festivaliers et les professionnels. Il a évoqué à titre indicatif, la restitution de l'édition 2025 marquée par une affluence estimée à 200 000 participants, 426 stands, 251 artistes mobilisés sur les expositions, et une audience digitale en forte progression avec des centaines de milliers de visites enregistrée. Un résultat fascinant qui d'après Ulrich ADJOVI, impose le FInAB comme « un carrefour vivant des cultures africaines et internationales, où les peuples se rapprochent, où les œuvres voyagent et où les talents se révèlent ».
Le FInAB, un rendez-vous incontournable de la scène artistique et culturelle
Pour le maire de la ville de Cotonou, un festival d'art n'est jamais un simple évènement. « Il est un signal que le pays croit en sa capacité à créer, que la jeunesse a du talent ; un signal que la culture n'est pas périphérique, mais centrale. En tant qu'architecte, Luc GNACADJA dit être convaincu qu'une ville ne se construit pas qu'avec du béton. « On peut bâtir des routes, des ponts, des immeubles ; mais si l'imaginaire collectif est vide, la ville devient un espace sans âme », a-t-il déclaré évoquant les volets économique et créatif de l'évènement, ainsi que le modèle de modernité le Bénin impulse à travers sa culture.
Rappelant l'ambition qu'il porte pour la capitale économique du Bénin, celle de faire de Cotonou une ville qui respire, qui rayonne et qui attire, l'autorité municipale a fait le vœu que le FInAB soit un pont entre générations, entre disciplines, le local et l'international. « Une ville qui soutient l'art, prépare son avenir », a ajouté le maire formulant le vœu que les 10 jours de création renforcent la conscience collective, que chaque œuvre présentée au FInAB soit une affirmation de dignité, que chaque artiste reparte convaincu que le Bénin croit en lui. « Agir pour la culture, c'est agir pour notre cohésion, notre économique et notre rayonnement », a conclu M. GNACADJA.
Pour la ministre par intérim de la culture, le FInAB est un rendez-vous majeur de l'agenda culturel national du Bénin. « Il constitue un espace structurant pour la création artistique au Bénin favorisant les rencontres, les échanges professionnels et l'émergence de nouvelles perspectives pour les artistes. Ce festival illustre la vitalité, la diversité et la créativité de la scène artistique béninoise. Il témoigne d'une culture vivante enracinée dans son histoire et résolument ouverte sur le monde », a salué Shadiya ASSOUMAN. En réunissant les artistes nationaux et internationaux, le FInAB a-t-elle poursuivi, crée des passerelles fécondes entre les cultures et contribue au rayonnement du Bénin sur la scène artistique contemporaine. Exhortant le public à s'approprier le festival, à le vivre intensément et à en faire un moment de partage, l'autorité ministérielle a souhaité que cette 4e édition du FInAB soit un moment de consolidation, d'innovation et de rayonnement accru pour le Bénin.
Les innovations de l'édition 2026
Pour cette 4e édition du FInAB, deux scènes distinctes seront ouvertes : une grande scène dédiée aux concerts et aux performances majeures, et une seconde scène consacrée aux animations, aux découvertes, aux rencontres et aux expressions émergentes. Selon Ulrich ADJOVI, cette nouvelle édition sera l'occasion de célébrer l'amour des peuples et la fraternité culturelle à travers des journées dédiées telles que le Nigeria Day pour célébrer la fraternité historique avec le voisin de l'Est ; le Togo Day pour honorer deux pays siamois que sont le Bénin et le Togo ; le Maroc Day et le Liban Day avec une soirée orientale visant à saluer les communautés marocaine et libanaise qui participent à la richesse culturelle et économique du Bénin.
FInAB, une opportunité pour la jeunesse béninoise
S'adressant à la jeunesse béninoise, le président Ulrich ADJOVI a souligné que le FInAB a été conçu et pensé pour eux afin de leur permettre de voir des parcours, de comprendre des métiers, de se projeter dans une industrie, de rencontrer des professionnels, d'apprendre, de tenter, de créer, de vendre et de se structurer. « Nombreux sont ceux qui aspirent à vivre de la culture sans en maîtriser les mécanismes, sans en comprendre l'écosystème. Or on ne peut réussir durablement dans ce que l'on ne comprend pas », a-t-il souligné.
Le FInAB d'après lui, n'est pas uniquement une fête des arts. C'est un espace d'apprentissage, de transmission et de structuration, a ajouté le président exhortant les jeunes à participer aux masterclass, aux conférences débats, aux résidences et formations où des dizaines de professionnels sont prêts pour partager avec eux leurs expériences, leur expertise, leurs réussites ainsi que leurs erreurs.
« Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », c'est le thème retenu pour cette 4e édition du FInAB qui place la mode et la musique au cœur des activités.
F. A. A.
L'Université d'Abomey-Calavi (UAC) devient un partenaire stratégique pour la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), concernant la valorisation des résultats de recherche, l'employabilité et l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un accord-cadre a été signé entre les deux institutions ce vendredi 20 février 2026.
L'UAC et la CCI Bénin veulent renforcer leur coopération mutuelle et bénéfique fondée sur la complémentarité de leurs missions dans les domaines de l'innovation, la valorisation des résultats de recherche et leur transformation en solutions économiques concrètes. Un accord-cadre a été signé ce vendredi 20 février 2026.
L'initiative selon le recteur de l'UAC, Charlemagne IGUE, vise à combler le fossé « béant » entre les diplômés sortis des amphithéâtres et leur employabilité effective sur le marché de l'emploi. A travers ce partenariat, les deux institutions, a-t-il souligné, s'engagent dans une « dynamique vertueuse de co-construction » qui vise 4 principaux objectifs à savoir :
– Adapter les formations : en travaillant main dans la main avec la CCI Bénin, l'université aura une meilleure visibilité sur les métiers d'avenir et les compétences recherchées par les secteurs porteurs de l'économie nationale. Ce qui permettra d'ajuster les programmes et leur arrimage aux besoins des entreprises béninoises ;
– Favoriser l'insertion professionnelle : grâce au réseau de la CCI, les étudiants auront un accès privilégié aux stages, aux opportunités d'apprentissage en alternance, et peut-être même à leur premier emploi. « Nous voulons que nos diplômés soient non seulement des savants, mais aussi des professionnels opérationnels et immédiatement utiles, a souhaité Charlemagne IGUE.
– Stimuler l'innovation et la recherche appliquée : les défis auxquels font face les entreprises sont des sujets de recherche formidables. Ce partenariat encouragera les laboratoires et les doctorants à travailler sur des problématiques concrètes, transformant ainsi la recherche universitaire en un véritable levier d'innovation et de compétitivité pour le Bénin ;
– Encourager l'esprit d'entreprise : L'université ne doit pas seulement former des demandeurs d'emploi, mais aussi et surtout des créateurs d'emplois. En s'associant à la CCI Bénin, l'université entend mieux outiller les étudiants qui souhaitent se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, en leur offrant du mentorat et un accès à un réseau de chefs d'entreprise expérimentés. L'autorité rectorale a, pour finir, formulé le vœu d'une collaboration exemplaire, durable qui porte des fruits tangibles pour la communauté universitaire et le tissu économique national.
Au nom du président de la CCI Bénin, le secrétaire général, Raymond ABILE-AKPADJA a indiqué que le partenariat avec l'UAC scelle l'alliance entre « le savoir universitaire et le monde économique. Le but visé selon lui, est de « transformer les innovations en valeur ajoutée et de promouvoir un entreprenariat moteur de développement de le pays ».
A travers cette convention, l'université et le secteur économique, deux mondes ayant fonctionné en parallèle pendant longtemps établissent ainsi leur connexion pour le développement économique et social du pays.
Une visite des laboratoires de recherche a fait suite à la cérémonie de signature de convention, et a permis à la délégation de l'institution consulaire de découvrir les locaux, les équipements et même produits de laboratoires universitaires.
F. A. A.
La circulation sera perturbée sur certains axes à Cotonou ce dimanche 22 février 2026, de 6 heures à 13 heures, dans le cadre de la 5ᵉ édition du marathon « Be the Best ». L'annonce a été faite à travers un communiqué du maire de Cotonou Luc Gnacadja.
Le passage sur plusieurs grands axes de la ville connaîtra des restrictions temporaires, ce dimanche, afin de permettre le bon déroulement du marathon Be the Best 2026. Les tronçons concernés sont notamment : la place de l'Amazone, le jardin de Mathieu, le marché Ganhi, le carrefour 3ᵉ pont, le carrefour La Roche, le carrefour SOBEBRA, le carrefour Ciné Concorde, la nouvelle voie vers Porto-Novo, le CEG Yagbé, le carrefour Blue Zone, le carrefour 3 Banques, la place des Martyrs, l'aéroport, les carrefours Bio Guéra, Erevan et Fidjrossè, la route des Pêches, le carrefour Club des Rois, le carrefour SONAGNON, ainsi que le boulevard de la Marina, avec un retour à la place de l'Amazone.
L'autorité municipale invite les usagers de la route à faire preuve de compréhension et de civisme en respectant les déviations mises en place et en cédant le passage aux athlètes tout au long du parcours.
Réunie à l'hôtel Golden Tulip Le Diplomate de Cotonou au terme d'une mission de cinq jours (du 16 au 20 février) au Bénin, une mission d'évaluation préélectorale du National Democratic Institute (NDI), codirigée par l'ancien président du Cabo Verde, Jorge Carlos Fonseca, et l'ancienne chef d'État de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a fait le point de ses constats sur le processus de la présidentielle d'avril prochain au Bénin. La délégation internationale a fait également des recommandations.
Au Bénin, « les préparatifs de l'élection présidentielle d'avril 2026 progressent comme prévu », a noté une mission d'évaluation préélectorale du National Democratic Institute (NDI). La mission qui a séjourné au Bénin du 16 au 20 février 2026 a rencontré la Commission électorale (CENA), la Cour constitutionnelle, les partis politiques, ainsi que des représentants de la société civile et des chefs religieux.
Dr Christopher Fomunyoh, directeur régional pour l'Afrique du NDI, a souligné lors de la lecture de la déclaration préliminaire que la composition de la mission reflétait une « solidarité de la communauté internationale avec le Bénin dans sa quête permanente d'une démocratie solide ».
« Le Bénin se distingue comme l'un des rares pays pays africains francophones où les dirigeants ont toujours respecté les limites du mandat présidentiel au cours des trois dernières décennies », selon la mission d'évaluation préélectorale du National Democratic Institute (NDI).
Le NDI note, toutefois, un « cadre juridique pour les élections contraignant », le rétrecissement de l'espace civique et politique à la suite des réformes électorales, le verrou des parrainages, l'exclusion de l'opposition, le désengagement inquiétant des citoyens, etc.
Recommandations
Le NDI appelle à « ouvrir l'espace civique et promouvoir l'accès à des informations exactes sur le processus électoral ». Ceci avant la tenue de l'élection présidentielle du 12 avril 2026.
La Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) doit oeuvrer au bon déroulement de l'élection.
Tous les acteurs, parties prenantes, au processus, doivent prôner la paix et la non violence.
En ce qui concerne les actions à moyen et long termes, la mission exhorte à engager des réformes électorales et politiques, des consultations approfondies sur les réformes électorales et politiques et oeuvrer au renouvellement du consensus national.
M. M.
DECLARATION PRELIMINAIRE DU NDI
Une Unité d'Appui en Ressources Humaines à la Présidence de la République a été créée par décret N° 2026-019 du 04 février 2026. Ce décret définit les attributions, organisation et fonctionnement de cette Unité. Selon l'article 2, l'Unité d'Appui en Ressources Humaines est une entité de développement des talents qui a pour mission de mobiliser, déployer et fidéliser des talents de haut niveau pour en faire un moteur de l'accélération de la transformation du pays et un outil de valorisation de l'expertise béninoise à l'international.
Après Belgrade en 2027, le royaume d'Arabie Saoudite accueillera l'Exposition universelle de 2030 (Expo 2030 Riyad) d'octobre 2030 à mars 2031, sous le thème « Lère du changement : ensemble pour un avenir prévoyant » (Foresight Tomorrow), avec un fort accent sur l'innovation, la durabilité et les partenariats avec l'Afrique. Une candidature à l'horizon 2035 pour accueillir un tel événement représenterait une étape importante dans le parcours de transformation du Cameroun. En écho à la Vision Émergence 2035, ce projet afro-futuriste pourrait mettre en valeur et illustrer l'expression audacieuse d'une future Tel Aviv de l'Afrique et la capacité à bâtir une architecture de projet alternative au modèle du Singapour africain que semble être le Rwanda.
Faire progresser la Vision Émergence 2035
Entre innovation « en miniature » et opportunités grandeur nature, Yaoundé est le siège de l'Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI). La seconde plus ancienne organisation panafricaine fondée en 1962, juste après Air Afrique, fêtera son soixante-cinquième anniversaire d'ici un an. Elle nous invite ainsi à explorer le champ des possibles. Tant avec l'imagination que pourrait prendre demain une capitale afro-futuriste de la « New Nature Economy » en explorant des enjeux d'innovation, d'agriculture régénérative et de forêts connectées et comestibles grâce aux nouvelles technologies. Et peut-être l'ambition d'une alternative au modèle du Singapour africain, le Rwanda ?
Après la Forêt de la Tranquillité en baie d'Osaka, l'Industrie Magnifique dans le port afro-futuriste de Douala ?
Face à la désertification invisible (intelligence artificielle, Uberisation ou Airbnbisation de l'économie) la « Forêt de la Tranquillité » (Forest of Tranquility) était une œuvre centrale de l'Exposition universelle 2025 à Osaka, conçue par le paysagiste japonais Hiroki Kutsuna (E-Design) en collaboration avec Sou Fujimoto, mêlant 1500 arbres et des œuvres d'art pour offrir un lieu de réflexion sur la coexistence homme-nature. Pour mettre le monde et l'Afrique en mouvement, l'industrie Magnifique, née en Alsace, se définit aujourd'hui comme un mouvement de coopération de création et d'engagement associant artistes, entreprises mécènes et collectivités locales pour promouvoir et développer la création, l'art et le patrimoine industriel dans les territoires. Le parcours des œuvres produites donne à voir un processus original de collaboration entre industriels, milieux innovateurs et artistes. L'Industrie Magnifique invite aussi à se questionner autour de tables rondes, par exemple sur l'eau, ressource essentielle. Et pour divertir les plus jeunes ainsi que les initier aux métiers de l'industrie, des ateliers sont organisés. Sans oublier la création d'une œuvre collaborative.
Grande Exposition : de Londres 1851 à Émergence 2035 ou quel miroir afro-futuriste pour le Cameroun et ses milieux innovateurs ?
En sa qualité de président de la Society of Arts, le prince Albert a créé un comité pour organiser des expositions dans le but d'améliorer le design industriel britannique. Une exposition à Birmingham en 1849 a été suivie de la première exposition véritablement internationale, la Grande exposition des produits de l'industrie de toutes les nations, qui s'est tenue au « Crystal Palace » de Joseph Paxton à Hyde Park, Londres, à l'été 1851.
La moitié de l'espace d'exposition était consacrée à la fabrication britannique, et l'autre moitié était offerte aux pays étrangers pour montrer leurs réalisations et leurs spécialités. Six millions de personnes ont visité l'exposition pour voir plus de 100 000 expositions du monde entier, réparties globalement en matières premières, machines, produits manufacturés et beaux-arts.
La reine Victoria elle-même s'y est rendue pas moins de trente-quatre fois. Les bénéfices substantiels ont été utilisés pour établir le South Kensington Museum, rebaptisé Victoria and Albert Museum en 1899. La reine a écrit à son oncle Léopold, roi des Belges, que l'inauguration de la Grande Exposition était le plus grand jour de notre histoire.
La vision EthnoTech : d'Haïti à l'Arménie
L'histoire des pierres est aussi l'histoire des hommes. L'Exposition internationale du bicentenaire de Port-au-Prince a été proposée pour commémorer le bicentenaire de la fondation de la capitale d'Haïti en 1749. Les enjeux de restitution de biens culturels et leur réappropriation dans notre mémoire collective soulèvent de nouveaux défis innovants que le pavillon Arménie à l'exposition universelle de Dubaï a résumé autour de la vision EthnoTech. Cette approche qui entend concilier l'ethnographie avec les technologies de l'information et la communication a fait l'objet de projets ambitieux et pourrait demain inspirer le patrimoine matériel et immatériel africain.
Face à la désertification invisible, la reconquête de nos forêts, moteur universel qui sauve des vies ?
A quoi ressemblerait une Tel Aviv de l'Afrique qui part à la reconquête de nos forêts ? Jérusalem a accueilli une Exposition Spécialisée en 1953 sur la conquête du désert. Elle portait notamment sur la mise en valeur et la transformation des espaces désertiques en habitat. Tel Aviv signifie en hébreu « colline du printemps ».
Une colline de la renaissance des forêts ? De l'agriculture régénérative ?
Dans sa Cité antique, Fustel de Coulanges voit dans la religion et le culte des morts les fondements des sociétés. C'est ce culte qui selon lui régit les règles en matière de propriété, d'héritage, de transmission… L'origine de ce que nous sommes.
Dans ce parallélisme, Tel Aviv peut être vue comme la métaphore d'une incarnation moderne qui entretient aussi des racines anciennes, comme sa ville sœur, Yaoundé, la capitale des sept collines, où ont convergé au fil du temps nombreuses diasporas méditerranéennes de la Grèce au Liban. De réelles opportunités s'offrent aux entrepreneurs afro-futuristes dans les domaines de l'agroforesterie, de l'industrie pharmaceutique, des sciences de la vie, de la nutrition et des technologies de la santé. Il suffit d'observer la place que jouent les échanges transfrontaliers entre le Cameroun, le Nigeria et ses voisins, en matière de valorisation de produits forestiers non-ligneux.
Les aspects cosmétiques, alimentaires et médicinaux de ces produits sont aujourd'hui valorisés par de nombreux acteurs nigérians, à travers le champ de la « New Nature Economy ». A l'instar du pavillon du Gabon qui s'est distingué à l'Exposition universelle d'Osaka avec le thème « Notre forêt moteur universel qui sauve des vies », Cameroon Bio Valley pourrait représenter un incroyable pôle de sourcing végétal, basé sur les coproduits de la flore et des forêts du bassin du Congo.
Contributeurs
Darius DADA, directeur artistique pour le Comité de Candidature du Cameroun à l'Exposition
Universelle 2035
Longin Colbert ELOUNDOU, grand-stratégiste et chef de projet en diplomatie des villes
Kevin LOGNONÉ, analyste en capacités partenariales, managériales et d'innovation
Renaud Martin ATEMENGUE, artiste indépendant
Saint-Luc PEMHA, expert associé dans les arts et les technologies
Le trésorier général du SYNTRA-HAAC et assistant au protocole du président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Florent Ahovissi, est passé de vie à trépas ce mercredi 18 février 2026.
Florent Ahovissi n'est plus. Le trésorier général du SYNTRA-HAAC est décédé des suites d'un malaise survenu à son lieu de travail. Il est décédé au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM).
Le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a procédé, jeudi 19 février 2026, à l'inauguration officielle d'un abattoir moderne à Kandi dans le département de l'Alibori.
La commune de Kandi dispose désormais d'un abattoir moderne. Il est implanté au sein du complexe agro-industriel Houezrewoueke, spécialisé dans la production et la commercialisation de viande d'âne et de petits et gros ruminants.
Doté d'une capacité annuelle estimée à 400 000 têtes, soit entre 500 et 1 000 têtes par jour, l'abattoir ambitionne de répondre aux standards modernes de transformation et de conservation de la viande.
Le site comprend une zone de production animale dédiée à l'alimentation et au suivi sanitaire des animaux avant abattage ; une unité moderne d'abattage intégrant l'ensemble de la chaîne d'opérations, de l'abattage à l'emballage en passant par la découpe et le stockage en chambres froides ; et une unité de production de biogaz, destinée à fournir de l'énergie et de l'engrais organique, garantissant une approche durable et respectueuse de l'environnement.
Pour le ministre Gaston Cossi Dossouhoui, cette infrastructure constitue un véritable levier de développement pour l'Alibori. Il a invité les cadres techniques et les autorités locales à soutenir activement le promoteur.
Selon le promoteur Narcisse Demagnon, le centre accompagnera aussi les lycées techniques agricoles, les universités et les établissements de formation.
Les autorités locales ont salué une initiative structurante pour l'économie départementale. Le maire de Kandi, Osseni Saka Zinatou, a exprimé sa satisfaction face à l'implantation de cette infrastructure appelée à créer des emplois et à améliorer les revenus des acteurs de la filière.
La Cour suprême a rendu ce vendredi 20 février 2026, son verdict dans le différend opposant l'Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) au Bloc Républicain (BR) dans l'arrondissement de Gnizoumè, commune de Lalo dans la répartition des sièges.
L'UP-R a saisi la Cour suprême au lendemain des élections communales du 11 janvier 2026. Elle réclame deux sièges attribués au Bloc Républicain dans l'arrondissement de Gnizoumè, commune de Lalo. Selon l'UP-R, les résultats sont non conformes aux suffrages exprimés.
Dans son verdict, la Cour Supreme a ordonné le retrait des deux sièges initialement attribués au Bloc Républicain. Ces deux sièges ont été réattribués à l'UP-R. Ce parti devient donc majoritaire au Conseil communal de Lalo avec 13 conseillers sur 25. Le BR perd la majorité qu'il détenait après la proclamation initiale des résultats. Le maire désigné par le BR, Georges Ekpè est sur le point d'être remplacé. L'UP-R devra désigner un nouveau maire.
Le nouveau maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a officiellement reçu les attributs de sa charge, vendredi 20 février 2026, à l'hôtel de ville. La cérémonie de passation s'est déroulée en présence du préfet du Littoral, Alain Sourou Orounla, des élus municipaux, des cadres de l'administration communale et des partenaires.
Le maire sortant de la ville de Cotonou Luc Atrokpo a passé le témoin, ce vendredi 20 février 2026, au nouveau maire Luc Gnacadja, lors d'une cérémonie tenue à l'hôtel de ville.
Au début de la cérémonie, le Secrétaire exécutif de la mairie, Ange Paterne Amoussouga, a évoqué « un moment important de la démocratie locale ». Il a salué la méthode et le sens de gouvernance du maire sortant, tout en rassurant le nouveau maire du soutien « du Secrétariat exécutif et de l'ensemble du personnel pour relever les défis ».
Sous le contrôle du préfet, le procès-verbal et les documents relatifs à la passation de service ont été signés. Puis s'en est suivie la remise symbolique de la clé de la ville au nouveau président du Conseil municipal.
Avant ce geste solennel, le maire sortant, Luc Atrokpo, a dressé le bilan de ses six années d'action. Il a rendu grâce à Dieu et exprimé sa « profonde gratitude » au président Patrice Talon pour « sa vision » et « la confiance » accordée. M. Atrokpo a rappelé les réformes administratives engagées, les infrastructures sociales réalisées, les projets structurants lancés. Il s'agit entre autres de marchés urbains, gares routières, toilettes publiques, bureaux d'arrondissement pour un investissement global annoncé de plus de 50 milliards de francs CFA. « Une belle page se referme », a-t-il déclaré, appelant les populations à « accompagner le nouveau conseil ». Le maire sortant s'est dit disponible à accompagner la nouvelle équipe.
Après la réception des clés de la ville, le maire entrant, Luc Gnacadja, a déclaré que « la passation de charge n'est pas un simple transfert de responsabilité. Elle est l'expression concrète de la continuité républicaine. Les mandats s'achèvent, les responsabilités se transmettent, mais la ville, elle, demeure et le service continue ».
Rigueur, transparence, proximité pour une ville écologique et inclusive
Le nouveau maire a affirmé prendre la relève « sans illusion sur les nuits écourtées mais avec détermination ». Il a salué le travail accompli par son prédécesseur et félicité celui-ci pour son élection à l'Assemblée nationale.
Luc Gnacadja a ensuite décliné sa méthode. « Notre ligne sera claire : amélioration continue du service public, rigueur dans la gestion, transparence dans les décisions, exigence de performance. (...). La transparence ne sera pas une posture, elle sera une discipline », a-t-il insisté.
Luc Gnacadja a annoncé l'installation d'un cadre de coordination stable entre l'autorité politique et l'administration municipale, fondé sur « la clarté des rôles, la régularité des échanges et la traçabilité des décisions ».
Aux agents municipaux, il a promis reconnaissance et valorisation du mérite. « L'administration ne tient pas par les discours, elle tient par le professionnalisme quotidien de celles et ceux qui la font vivre ».
Le nouvel édile s'engage pour une ville « écologique, verte, compétitive, inclusive ». « Je chercherai l'équité plus que la popularité et l'intérêt durable plus que l'effet immédiat », a rassuré Luc Gnacadja.
Le représentant des organisations syndicales a salué le parcours d'ancien ministre de l'Urbanisme du nouveau maire et son expérience internationale. Au nom du personnel, il s'est engagé à accompagner le maire entrant. Le syndicaliste n'a pas manqué de rappeler les attentes sur les conditions de travail et la modernisation de la ville.
Le préfet du Littoral, Alain Orounla, s'est dit « partagé entre le chagrin de voir partir un Luc et le bonheur d'en accueillir un autre ». Rappelant les dispositions du Code de l'administration territoriale, il a insisté sur la nécessaire collaboration entre le maire et le Secrétaire exécutif. « On n'a pas installé un casseur, on a installé aussi un bâtisseur », a ajouté le préfet.
M. M.
Le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a accordé une prorogation de deux (2) mois aux doctorants de l'École doctorale Pluridisciplinaire Espaces, Cultures et Développement (EDP-ECD) de l'Université d'Abomey-Calavi. C'est à travers une correspondance ministérielle du 18 février 2026, adressée au Recteur de l'Université d'Abomey-Calavi.
Du 23 février au 23 avril 2026, les doctorants de troisième année de l'École doctorale Pluridisciplinaire Espaces, Cultures et Développement (EDP-ECD) de l'Université d'Abomey-Calavi peuvent soutenir leurs thèses malgré la fermeture récente de leur école. Cette prorogation du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vise à éviter que les étudiants ayant déjà finalisé leurs thèses ne soient pénalisés. Les doctorants de première et deuxième année devront patienter. Le ministère précisera ultérieurement la suite réservée à leur situation à l'issue de la restructuration des écoles doctorales.
Le gouvernement béninois a procédé à la fermeture de l'École doctorale Pluridisciplinaire Espaces, Cultures et Développement (EDP-ECD) dans le cadre des réformes en cours dans les universités publiques béninoises.
À travers un communiqué en date du 20 février 2026, le ministre du Cadre de Vie et des Transports chargé du Développement durable et de l'Intérieur et de la Sécurité publique informe les transporteurs que les surcharges et la circulation des camions hors gabarit sont strictement interdites. Après des séances de sensibilisation, la police républicaine est désormais instruite pour la répression de tout contrevenant.
La ministre sortante de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Eléonore Yayi Ladékan a passé officiellement service, ce jeudi 19 février 2026, au professeur Benjamin Hounkpatin.
Le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin assure désormais l'intérim du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Elue député au titre de la 10e législature, Eléonore Yayi Ladékan a renoncé à son poste ministériel. Lors de la cérémonie de passation de charges, le personnel du ministère, les syndicats ont unanimement exprimé leur gratitude pour son engagement et les résultats obtenus.
A la tête du ministère, Yayi Ladékan a piloté plusieurs réformes et initiatives stratégiques. Il s'agit de la digitalisation des services et la modernisation des œuvres universitaires ; le renforcement des contrôles et évaluations internes ; les réformes curriculaires et la réorganisation institutionnelle ; la restructuration de projets majeurs, notamment Sèmè City. Benjamin Hounkpatin veillera désormais à la continuité dans la conduite des projets en cours.
Un accident de la route survenu ce vendredi 20 février 2026 à Cocotomey, près du carrefour « Aglouza », a fait un mort et une blessée grave.
Deux jeunes sur une moto ont violemment percuté un panneau de signalisation sur la chaussée à Cocotomey. L'accident a eu lieu non loin du carrefour "Aglouza" aux alentours de 6h10 selon "Peace FM".
Le choc a été fatal pour le conducteur, qui est décédé sous le coup. La deuxième victime de sexe féminin a été évacuée d'urgence vers un centre de santé.
Le secteur de la culture et des arts, dirigé par le ministre Babalola Jean-Michel Hervé Abimbola, a connu une transformation profonde, portée par la vision du Président Patrice Talon.
Les réformes engagées depuis 2016 ont permis de structurer le secteur de la culture et des arts et de valoriser le patrimoine afin de positionner le Bénin sur la scène internationale. À la tête du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts de septembre 2019 à février 2026, soit pendant 77 mois, Jean-Michel Hervé Abimbola a supervisé la mise en œuvre de multiples actions et projets, aboutissant à des résultats concrets et mesurables.
Au titre des réformes juridiques et institutionnelles majeures, plusieurs textes structurants ont été adoptés. Il s'agit de la loi portant protection du patrimoine culturel ; la loi sur l'industrie du cinéma et de l'image animée ; la loi portant cadre juridique de la chefferie traditionnelle, institutionnalisant les autorités coutumières dans un cadre neutre et organisé ; l'adoption de la nomenclature des métiers d'art et la mise en place du processus du Statut de l'Artiste. Sans oublier la création du Fonds de développement des arts et de la culture (FDAC) et la mise en place d'une Commission nationale de lutte contre le piratage. Ces réformes renforcent la professionnalisation, la protection des œuvres et la structuration économique du secteur.
Patrimoine et rayonnement international
Le Bénin a marqué l'histoire avec la restitution par la France de 27 trésors royaux. L'exposition « Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui » a permis de valoriser ces œuvres aux côtés de créations contemporaines. Le pays a également affirmé sa présence à de grands rendez-vous mondiaux tels que l'Exposition universelle de 2020 à Dubaï ; la Biennale de Venise ; l'expo 2025 Osaka (avec un Trophée d'or en « Exhibition & Design »).
Des expositions internationales ont été organisées à Paris, en Martinique et au Maroc, renforçant la visibilité des artistes béninois.
De nombreuses infrastructures culturelles
D'importants chantiers structurants sont en cours ou réalisés. Il y a la construction du Musée des Rois et des Amazones du Danhomè (MuRAD) et la réhabilitation des Palais royaux d'Abomey ; la construction du Musée international du Vodun à Porto-Novo ; le lancement du Musée d'art contemporain et du Quartier culturel de Cotonou ; la réhabilitation du Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé (MEASA) et du Palais Honmè ; la construction d'arènes culturelles dans plusieurs communes ; la réalisation de monuments emblématiques (Amazone, Bio Guerra, Obélisque aux Dévoués).
Dynamisation des événements culturels
Le Bénin a institué ou renforcé plusieurs événements d'envergure, à savoir le Festival des Masques à Porto-Novo ; les Vodun Days à Ouidah ; la Gaani à Nikki ; les Nuits artistiques et culturelles de Cotonou ; le Mois de la Mode ; le Grand Prix Littéraire du Bénin et le Salon national du Livre. Ces rendez-vous participent à la réappropriation culturelle, à la révélation des talents et à l'attractivité touristique.
Le gouvernement a lancé la généralisation des classes culturelles pour détecter les talents dès l'école, organisé des compétitions interclasses et renforcé les capacités des acteurs culturels. La dématérialisation des services (ISBN, ISSN, dépôt légal, collecte des droits d'auteur) modernise la gestion du secteur et facilite l'accès aux ressources. Avec un patrimoine restauré, des infrastructures modernes, un cadre légal renforcé et un rayonnement international accru, la culture s'affirme désormais comme un levier stratégique du développement du Bénin.
En 2026, le Bénin ne choisira pas seulement un président.
Il choisira la direction de son destin.
Je suis de ceux qui ont vu notre pays douter. Je suis de ceux qui ont vu notre administration s'essouffler, notre crédibilité s'effriter, notre potentiel rester sous-exploité. Mais je suis aussi de ceux qui ont vu le Bénin se relever, se discipliner, se structurer et retrouver confiance en lui-même.
C'est en conscience, et avec un profond attachement à notre nation, que j'appelle à voter pour Romuald Wadagni.
Parce que le Bénin mérite la stabilité
Dans une sous-région secouée par les coups d'État, les transitions chaotiques et les ruptures institutionnelles, notre pays a tenu bon. Sous la présidence de Patrice Talon, le Bénin a fait le choix difficile mais nécessaire de la réforme, de la discipline et de la rigueur.
Ces choix n'ont pas toujours été confortables. Ils ont exigé des efforts. Mais ils ont produit des résultats : infrastructures modernisées, finances publiques assainies, image internationale restaurée.
Ce que nous avons construit ensemble ne doit pas être fragilisé par l'improvisation ou la tentation du retour en arrière.
Parce que les faits parlent
Depuis 2016, notre pays a levé des financements internationaux dans des conditions inédites. Il est devenu pionnier africain de la finance durable. Il a renforcé sa signature souveraine.
En 2020, la Banque mondiale a reclassé le Bénin parmi les pays à revenu intermédiaire inférieur. Ce reclassement n'est pas une médaille symbolique : il reflète une transformation réelle.
Au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, notre pays a contribué à renforcer la souveraineté monétaire régionale.
Ces avancées ont un visage. Elles portent une méthode. Elles portent un nom : Romuald Wadagni.
Parce qu'il incarne une génération prête
Né à Lokossa, formé à l'élevage de lapins au centre Songhaï, passé par les plus grandes institutions académiques et financières internationales, ancien associé de Deloitte, Romuald Wadagni incarne une génération de dirigeants africains qui n'opposent pas enracinement et modernité.
Il connaît la terre. Il connaît les marchés.
Il comprend les réalités de nos producteurs, de nos entrepreneurs, de notre jeunesse.
Mais il sait aussi parler le langage des investisseurs et défendre les intérêts du Bénin dans les grandes arènes économiques mondiales.
Notre pays a besoin d'un président préparé. Pas d'un apprenti.
Parce que l'avenir de nos enfants est en jeu
Chaque élection engage plus qu'un mandat. Elle engage une génération.
Nos enfants méritent un État solide, respecté, capable de financer l'éducation, la santé, l'innovation et l'emploi sans hypothéquer l'avenir. Ils méritent une économie qui crée de la valeur ici, qui transforme localement, qui offre des perspectives au lieu d'exporter les talents.
Le Bénin est sur cette trajectoire.
Il serait irresponsable de l'interrompre au moment où elle commence à porter pleinement ses fruits.
Mon appel
Je n'appelle pas à voter par habitude.
Je n'appelle pas à voter par fidélité personnelle.
J'appelle à voter par responsabilité nationale.
En 2026, nous aurons le choix entre consolider une trajectoire exigeante mais prometteuse, ou ouvrir une période d'incertitude dont nous ne maîtriserons pas les conséquences.
Je fais le choix de la stabilité.
Je fais le choix de la crédibilité.
Je fais le choix d'un leadership préparé.
C'est pourquoi j'appelle, avec conviction et confiance, à voter pour Romuald Wadagni.
Parce que le Bénin mérite de continuer à avancer.
Parce que notre avenir mérite d'être protégé.
Parce que notre nation mérite un président prêt.
Arthur Tévoedjrè
Citoyen béninois engagé
De passage sur l'émission Focus de la télévision nationale , le 10 février 2026, Janvier Yahouédéou ministre conseiller à la présidence de la République, fait le bilan de la gouvernance de Patrice Talon . Il dit tout ….
BTV : Une décennie marquée par de profondes et sérieuses réformes, des réformes qui ont tout le mérite de mettre le Bénin sur les rails du développement, un Bénin qui séduit aujourd'hui et innove dans maints domaines, avec bien sûr pour maître d'orchestre le Président de la République Patrice Talon. Mais une question impérative se pose, que faire donc pour préserver les acquis et surtout maintenir la dynamique ? Et pour répondre à cette question, fil conducteur de ce débat, je reçois Janvier Yahouédéou, ancien député à l'Assemblée nationale, coordonnateur du Collège des ministres conseillers du Président de la République. Janvier Yahouédéou, merci d'avoir accepté notre invitation.
JY : Merci à vous, merci de m'avoir invité.
BTV : Et pour inaugurer ces échanges avec vous, nous allons mettre le curseur sur le magistère Talon, son originalité, ses clés et surtout l'héritage qui en découle. Quels sont les piliers et succès majeurs qui méritent d'être mis en lumière, mis en évidence et sauvegardés pour l'émergence du pays ?
Le leadership Talon, originalité, clés et héritage
JY : Monsieur le journaliste, ce qui retient mon attention en premier, c'est la restauration de l'autorité de l'État.
Aujourd'hui, le béninois dit facilement « nous sommes au temps de Talon, tu peux oser faire ça ? ».
BTV : Ça veut dire quoi ?
La rigueur
JY : Ça veut dire qu'avant, c'était le laisser-aller. Aujourd'hui, il y a donc le respect de la chose publique au Bénin. Et d'un point de vue de la qualité de la gestion, on peut également retenir que le Béninois est devenu beaucoup plus discipliné. La corruption a pris véritablement du recul avec la mise en place de certains instruments comme la CRIET.
BTV : La Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme.
JY : Avec cet instrument, la peur du gendarme a commencé à mettre un peu d'ordre dans la maison Bénin. Nous avons également l'autre instrument qui est chargé, disons, de la corruption en elle-même. Le Haut-commissariat de la prévention de la corruption est aussi une institution qui de plus en plus fait peur.
Pour ce qui caractérise la personne du président Talon, c'est la rigueur du travail. Lorsqu'une commande est passée auprès d'une entreprise, les cadres béninois ont aujourd'hui l'art d'aller vérifier si tout est respecté.
En exemple, la route Kpota - Ouèdo, qui à un moment donné était assez avancée. Un beau jour, j'ai constaté simplement que tout a été décapé. En effet, la réalisation ne respectait pas le contrat d'origine. Tout a été décapé, non pas aux frais de l'État, mais aux frais de l'entreprise qui n'a pas fait le travail conformément au cahier des charges. C'est juste un exemple pour illustrer la rigueur qu'il impose dans la gestion.
Je voudrais également souligner son courage.
En exemple je parlerais du devoir qu'il s'est donné à sa prise de pouvoir.
BTV : Quel devoir ?
Le courage
JY : Le devoir d'impopularité. Quel chef d'Etat n'aurait pas envie d'être applaudi à chaque coin de rue ? Mais le Président Patrice TALON a choisi de se faire passer pour impopulaire afin de forcer le développement du Bénin. Il faut être courageux pour ça, Monsieur le journaliste. Il l'a fait, avec le risque qu'à la fin de son mandat, il soit réellement impopulaire. Mais curieusement, c'est le contraire qu'on constate aujourd'hui. Patrice TALON est auréolé de tous et le peuple béninois ne souhaite même pas qu'il parte en réalité ;
Parce qu'il a fini par séduire. Sa rigueur a pris le dessus. Il a fait le job qu'on espérait de lui, et en mieux d'ailleurs. Le président Patrice Talon est pratiquement porté en triomphe par le peuple béninois à des hauteurs insondables. Et voyez, autour de tout ça, il y a une autre qualité qu'on reconnaît de lui, c'est l'humilité.
L'humilité
L'humilité en toutes choses. D'abord, c'est le premier président de la République à circuler sans motard, sans gyrophare et sans sirènes.
La discrétion totale. Pendant dix ans, à part les « 1er août », moi je n'ai jamais vu le président Talon circuler avec des motards devant. Tous les Béninois sont témoins.
Et on est loin de cet âge où même pour aller à Porto-Novo, le chef de l'Etat y allait en hélicoptère. Aujourd'hui, il nous a habitués à l'humilité. Le président de la République est très proche de sa population.
Très proche du peuple. On l'a vu plusieurs fois, à se mêler au peuple, à des spectateurs, à tout moment, partout. Ça, c'est ce qu'on appelle une humilité qui dépasse les bornes.
BTV : Il y a eu un peu comme une pédagogie par l'exemple, parce que ce cas que vous évoquez ne s'arrête pas seulement au président de la République. Il n'y a plus de gyrophares qu'on observe accompagnés également les ministres et autres autorités du pays.
JY : Tout à fait ! Et puis, vous avez vu, c'est un développeur discret. Tout ce qu'il a fait pour le Bénin, tout ce qu'il a fait pour ce pays, ça a été dans la discrétion. Personne ne l'a vu venir. Personne n'a vu quand est-ce que tout cela a été mis en musique, on a tout simplement vu tout sortir de terre, sans montrer du « c'est-moi ! ». C'est également une preuve d'humilité. Et cette humilité se manifeste même dans sa gestion au quotidien, dans son relationnel. Le Président Patrice Talon entretient des relations d'amitié avec ses collaborateurs directs. Ses collaborateurs, ses ministres sont ses amis. Autant tu fais mal, il te crie dessus, il te montre qu'il n'est pas content, mais la minute d'après, il te tire et rit avec toi.
BTV : Avez-vous des illustrations ? par exemple ?
JY : Mais c'est au quotidien ! En termes d'illustration, c'est au quotidien que nous vivons ça avec lui. Il disait de façon très humble une pensée que j'applique. Il disait « Lorsque vous n'avez pas le talent dans un domaine, il faut avoir tout au moins le talent d'aller chercher celui qui a le talent ». Ça veut dire quoi ? Quand on ne sait pas faire, il faut avoir l'humilité d'aller chercher ceux qui savent faire.
Dans le passé, vous savez comment ça se passait. On veut construire un immeuble à 50 étages. On s'en va chercher son cousin, Jean, à la maison.
Jean, on veut construire tel édifice. Est-ce que tu peux ? Jean répond « Je peux, tonton ! » alors qu'il n'a jamais construit une maison à deux étages. Ça fait combien ? On s'entend sur le prix. Bon, tu rajoutes ma part. On s'entend. Résultat, l'argent est décaissé, mais l'immeuble court des risques.
C'est ce qu'on a vécu, « le musée de la honte » à l'entrée de Porto-Novo, que nous avons été obligés de détruire.
La ponctualité
Il y a une autre qualité que tout le monde lui reconnait, c'est la ponctualité. La ponctualité pour le président Patrice Talon, c'est presque un culte. Sa rigueur par rapport à la ponctualité. Lorsqu'un rendez-vous est convenu pour 9h, vous êtes sûr qu'il y sera à l'heure. Et cette rigueur qu'il s'impose ne date pas d'aujourd'hui.
Il a toujours été comme ça. Je me rappelle qu'il y a une quinzaine d'années, à la veille d'une campagne électorale, il m'a appelé pour demander si je pourrais passer le voir car il voudrait me soutenir un peu pour les dépenses de campagne. Rendez-vous est pris pour le lendemain à 11h.
J'étais content, bien entendu. Mais vers 10h, le président Patrice Talon m'appelle et me prie d'accuser 15 minutes de retard.
BTV : Une heure à l'avance.
JY : Une heure à l'avance. Il m'appelle et me prie de lui accorder 15 minutes de retard. En d'autres termes, c'est lui qui veut me soutenir financièrement et c'est lui qui, en toute humilité, me demande encore de ne pas me fâcher pour 15 minutes de retard. En temps normal, dans les mêmes conditions, c'est vous qui l'attendez pendant 3 heures. Mais voilà le président Patrice Talon.
BTV : Disons, c'est un homme qui voue un culte à la ponctualité.
JY : Autre chose que j'ai retenue de lui, c'est d'avoir transformé mon pays, qui aujourd'hui a un nom.
Dans le passé, lorsqu'on vous demande à l'étranger, d'où vous venez, vous dites le Bénin. Le Bénin, c'est où ? Tous on avait qu'une référence. C'était le Nigéria.
Et pour ne pas indisposer son interlocuteur on l'excuse d'avance en précisant que c'est un tout petit pays à à côté du Nigéria. Mais aujourd'hui, et pas seulement aujourd'hui, dans très peu de temps, c'est plutôt d'autres pays qui vont prendre le Bénin comme point de repère.
BTV : Qu'est-ce qui nous fait dire que le Bénin est brillamment connu aujourd'hui ?
JY : A l'international, je vais vous donner un exemple tout simple.
Je quittais un pays européen pour aller en Asie. Arrivé au comptoir d'enregistrement à l'aéroport, je sors mon passeport et l'hôtesse me dit « Ah le Bénin, vous êtes Béninois ». « Le Bénin, c'est un beau pays » « Votre président, il est beau, il est mignon, il est toujours élégant ». « Ah le Bénin, j'ai envie d'aller au Bénin, moi. » Elle tapotait sur son clavier, mais elle parlait beaucoup plus du Bénin que de mes bagages. Et le jour-là, je m'en rappelle, j'avais des excédents, quelques kilos en trop et je me disais « à quelle sauce je serais mangé ? »
BTV : Elle a dû fermer les yeux là-dessus.
JY : Elle n'a même pas regardé, tellement le Bénin la préoccupait que j'ai obtenu ma carte d'accès sans rien payer. J'ai appelé ç « Bénin merci ». Le Bénin rayonne, le Bénin plaît, tout le monde a maintenant envie d'aller au Bénin. Et puis, autre chose que nous devons retenir, c'est l'effectivité des réformes. Je vous avoue qu'au début du règne du Président Patrice Talon, lorsque j'ai lu les réformes qu'il voulait engager, honnêtement, moi, je n'y ai pas cru.
Je n'y ai pas cru, je les trouvais un peu trop ambitieux. Alors, lorsque dix ans plus tard, tout est devenu réalité. Vous comprenez toute l'admiration qu'on peut avoir, toute l'admiration du peuple béninois par rapport à l'effectivité de ces réformes-là.
BTV : Alors, comme vous l'évoquez, nous allons donc aborder les réformes, les réformes Talon.
JY : Tous les secteurs ont été impactés.
BTV : Quels sont ces secteurs majeurs sur lesquels vous voudriez bien revenir et nous montrer un peu tout ce qui a été engagé comme action pour les sublimer davantage ?
JY : Je commencerai par le tourisme par exemple.
Le tourisme était presque inexistant, ce n'était pas visible en tout cas au Bénin. Mais qu'est-ce que le tourisme est devenu aujourd'hui au Bénin ? Le président Patrice Talon a compris très tôt que ça pouvait être un secteur générateur de revenus pour le pays. Vous savez, le tourisme, pour certains pays est un secteur qui génère véritablement de gros revenus. Prenons par exemple le tourisme religieux.
En termes d'hôtellerie, Lourdes est la 2ème ville qui a un nombre impressionnant d'hôtels, juste derrière Paris.
BTV : Lourdes qui est connue pour le pèlerinage marial ?
JY : Exact. Le Vatican par exemple n'a pas moins d'un milliard d'euros par an de revenus de tourisme. L'Arabie Saoudite reçoit pas moins de 170 milliards de dollars de recettes annuelles. Le tourisme religieux pour l'Arabie Saoudite représente la deuxième source de revenus après le pétrole.
BTV : À votre avis, qu'est-ce qui a été fait pour positionner justement le Bénin comme destination touristique phare ?
JY : Je commence par ce que nous venons de vivre, Vodou Days. Les Vodou Days, ce n'est pas une affaire de religion. C'est une affaire de visibilité du pays à l'international. Au lieu de prendre l'aspect culturel qu'il y a derrière le vodou et le vendre, dans le passé, nous avons choisi de mettre le vodou dans la poubelle pour raisons de perceptions religieuses.
Je disais dans mon livre « Etat d'urgence » paru en 2005 que si c'était l'Amérique qui était le berceau du vodou, les américains le chanteraient avec fierté tous les jours sur CNN pour mieux vendre cet avantage culturel comparatif parce que c'est authentique pour leur pays. Le président Talon et son gouvernement ont eu l'intelligence d'extraire l'aspect culturel de ce patrimoine et d'en faire une valeur. La première année du Vodou Days a connu autour de 100 000 visiteurs.
Deuxième édition, on est passé à plus de 400 000 visiteurs et la toute dernière plus de 700 000. Lorsque vous organisez des événements d'envergure internationale qui amènent des étrangers chez vous, c'est beaucoup d'argent. Je me rappelle aussi la foire internationale de Guangzhou en Chine.
Lorsque vous venez à la foire de Guangzhou, les hôtels qui coûtent habituellement 300 RMB la nuité, passent à 500, à 600, voire 700. Et pendant 15 jours, tous les hommes d'affaires, les restaurants, l'ananas que vous achetiez au marché à Guangzhou à 2 yuans, passe à 20 YUANS.
BTV : On va s'intéresser au cas béninois. On a vu toute une marée humaine à Ouidah. Qu'est-ce que cela rapporte au pays ?
JY : Aujourd'hui, déjà en termes d'hôtellerie, vous imaginez !!! Lorsqu'en quittant par exemple son hôtel à Cotonou pour aller à Ouidah, vous imaginez toutes ces découvertes sur le trajet ? Arrivé par exemple à Pahou, la vendeuse de Abla, Abla de Pahou trouve son compte. Un visiteur ayant mangé peut penser à son exportation ou fabrication industrielle ou même apprendre et aller imiter en Chine ou en Amérique. Les intérêts, c'est en série, c'est toute une chaine, depuis l'organisation, l'arrivée au Bénin jusqu'à la découverte et le retour des touristes ; Ce sont des devises qui rentrent au Bénin. Au-delà de ça, le Bénin devient très populaire et connu sur le plan mondial. A toutes ces ouvertures, lorsqu'on ajoute la qualité de la gouvernance du pays !
Examinez un peu la qualité des visiteurs. Parmi eux, il y a beaucoup de personnalités, des personnalités de très haut niveau, que ce soit de l'Amérique, que ce soit de l'Asie, etc. qui, viennent aujourd'hui au Bénin pour découvrir. Tout ça, ce sont des références. Ce n'est donc pas seulement les sous qu'on gagne mais ça donne une grande vue, une grande ouverture sur le Bénin qui aujourd'hui a un nom. Le Bénin a un nom à l'échelle internationale.
Aujourd'hui le Bénin peut lever des fonds extraordinaires sur les marchés internationaux facilement parce que le pays est connu. Nous, Béninois, nous sommes devenus fiers, fiers d'être Béninois.
BTV : Et il n'y a pas que le tourisme. On va s'intéresser un peu au quotidien des citoyens Béninois. On va prendre le secteur de l'eau, par exemple.
Quels sont les efforts qui ont été consentis afin d'alimenter les populations béninoises en eau potable ?
JY : Des efforts les plus incroyables ont été déployés. J'en avais parlé une fois sur votre plateau ici. Je ne parle pas des cas isolés, je parle des cas super compliqués.
Je prends les collines. Les gouvernants passés avaient annoncé au peuple qu'obtenir de l'eau potable dans les Collines relèverait du miracle, qu'il était impossible d'avoir de l'eau dans les collines.
En effet, lorsque vous y faites des forages, et que vous arrivez à trouver un peu d'eau, c'est un peu comme de l'eau dans un seau, dans une bassine. Comme l'eau ne circule pas avec une nappe phréatique normale, à un moment donné, dès que cette eau que vous avez trouvée dans cette bassine, dans ce seau d'eau, finit, le forage n'a plus d'intérêt.
Le président Talon a eu l'intelligence de transformer de l'eau de surface. C'est ça le projet Ayédjoko qui, associé à l'usine de traitement et de transformation de Gobé, a pu fournir avec les 2 millions de mètres cubes qu'on a pu réaliser, fournir de l'eau à Dassa, à Savè, à Glazoué.
Et on est en train de connecter en ce moment Savalou. Au-delà des 2 millions m3 de barrage que nous avons à Ayédjoko, ce qui est en cours, c'est LIFO qui est un barrage de 12 millions de mètres cubes qui va élargir le champ vers d'autres villes encore.
On avait aussi des problèmes d'eau, par exemple, à Akpakpa, parce que l'eau fournie par le château Maro-militaire ne suffisait plus avec sa pression à atteindre Akpakpa.
Aujourd'hui on a pu capter l'eau depuis Adjarra dans l'Ouémé et depuis environ deux mois, la question de l'eau à Akpakpa est totalement réglée. Il y a encore quelques problèmes encore à Cotonou ouest mais ça va être réglé, c'est en cours.
BTV : Mais qu'est-ce qui explique ce déficit d'eau de l'autre côté de la ville de Cotonou ?
JY : C'est à cause des suppresseurs mal installés dans les ménages. Mais le fond du problème est ailleurs. Au moment où Cotonou comptait moins de 100 000 habitants, les gouvernants n'ont pas pensé que Cotonou allait s'agrandir.
BTV : Il y a eu un galop démographique.
JY : Exact. Cotonou se limitait, disons, à Gbégamey, Cadjèhoun, Ganhi, Saint-Jean et se terminait à Sikècodji.
BTV : Akpakpa était considéré comme Cotonou 2.
JY : C'est bien ça. De l'autre côté du pont donc. Et Akpakpa s'arrêtait à PK3/PK4.
Dès que vous quittez PK4, c'est la brousse, à gauche et à droite de la voie. Après, bien après, vous tombez à Sémé. A partir de Sémé, c'est encore la brousse. Vous traversez la brousse pour atterrir à Porto-Novo.
Les quartiers comme Wologuèdè, Gbèdromèdé, Fifadji, Mènontin, Agla, Fidjrossè, Vèdoko, machin, machin, c'était des bas-fonds. ça n'existait pas. Le quartier Agla Hlazounto par exemple. Hlazounto signifie « aux abords de la forêt des hyènes ». Ca veut tout dire. Aujourd'hui Agla Hlazounto est devenu un beau quartier de Cotonou. L'étoile rouge par exemple, c'était un tas d'ordures qui faisait au moins 10 mètres de haut. Gamin, nous on montait jusqu'au sommet du tas d'ordures afin de dominer et voir Cotonou de haut comme la tour Eiffel à Paris. Le quartier saint-Jean Gbagoudo signifie « saint jean après le bas-fonds ». C'est pour vous dire que Cotonou était une petite ville. Et le système d'alimentation d'eau dans cette petite ville de Cotonou, c'est ça qui est resté jusqu'à aujourd'hui.
BTV : Il n'y a donc pas eu une politique anticipative en la matière ?
JY : Pas du tout. Rien. Nous n'avons rien fait. Nous avions eu des chefs d'Etat qui ne tenaient qu'aux honneurs dus à leurs fauteuils. C'est tout ce que nous avons fait de bien dans ce pays. Nous n'avons pas prévu que Cotonou s'agrandissait. Réflexion prospective ? zéro !
Aucun gouvernant en dehors de celui du Président Nicéphore Soglo ne réfléchissait en termes de prospectives. Personne n'a pensé que la population de Cotonou deviendrait si grande.
BTV : Concrètement, qu'est-ce qui a été fait pour corriger le tir ?
JY : Aujourd'hui, il y a des travaux en cours. Vous avez du mal à circuler dans Cotonou. C'est à cause des travaux en cours et en vue. Notamment au niveau du grand carrefour Toyota. Vous voyez tous ces de gros tuyaux qui sont en train d'être posés. Tout ça, c'est pour corriger.
BTV : C'est là qu'il y a eu des gros bouchons également.
JY : Il faut casser des oeufs avant d'avoir de l'omelette. En attendant, ce que la Direction générale de l'énergie et la SONEB recommandent aux Béninois, c'est de ne plus installer des suppresseurs juste à l'arrivée d'eau du compteur Soneb.
Pourquoi ? Pour avoir de l'eau au cinquième étage, vous installez votre suppresseur en bas à l'arrivée d'eau de la Soneb, ça pompe avec une certaine pression, mais au même moment, comme les canalisations étaient faites pour des petites maisons ça ralentit, ça affaiblit la pression, de sorte que ceux qui habitent au 1er ou plus ont du mal à avoir de l'eau. Il faut attendre deux heures ou trois heures du matin, au moment où les suppresseurs sont au repos chez certains, pour que l'eau puisse monter au 1er étage chez d'autres. Il faudrait donc qu'en termes de mesure palliative, provisoire, que les installateurs de suppresseurs le fassent avec un tonneau à côté de l'arrivée Soneb et que le surpresseur soit installé après ce tonneau. Ainsi la pression est faite sur le contenu du tonneau et non directement de l'arrivée pour éviter que cela réduise la pression pour tous les cotonois.
Des petits projets par-ci, par-là, il y en a énormément pour amener de l'eau partout au Bénin. En parlant d'eau, ça me fait penser à l'énergie.
BTV : À l'énergie. Lorsqu'on parle d'eau, on pense maintenant à l'énergie, vous savez tout ce qui a été fait.
JY : Vous vous rappelez du projet Maria Gléta, où nous avions dépensé des dizaines de milliards (45 milliards) pour zéro mégawatt de production d'électricité.
Aujourd'hui, c'est devenu réalité. Le Bénin produit aujourd'hui, par lui-même, rien qu'avec la nouvelle centrale de Maria Gléta, 127 mégawatts. Par nous-mêmes.
BTV : On parle d'autonomie énergétique.
JY : Bien sûr. Et depuis, 2 ou 3 mois, la centrale de Pobè est achevée et mise en service il y a quelques jours. Elle peut produire autour de 75 mégawatt. Tout ça au Bénin.
La réalité est que le besoin en énergie a augmenté. Regardez la GDIZ.
BTV : C'est un empire industriel.
JY : Exactement. C'est de l'énergie. Au moment où on les anciens gouvernants promettaient 80 mégawatts fictifs, le besoin était de moins de 200 mégawatts.
Mais aujourd'hui, le besoin d'énergie du Bénin, c'est de l'ordre de 380 mégawatts. Donc en dehors de ce que nous produisons, nous en achetons un peu au Nigeria et un peu à la CEB. Vous allez constater que ces derniers jours, on a quelques coupures.
BTV : Je voulais même y arriver. C'est vrai que sous le mandat du président Patrice Talon, le délestage a été conjugué effectivement au passé. Mais depuis quelques semaines, on observe des coupures de temps à autre.
JY : C'est juste. C'est parce que parmi nos fournisseurs, il y a le Nigeria. Je le disais tantôt.
Et justement, il y a eu une grosse panne au Nigeria. Donc du coup, une bonne partie de ce qui nous est destiné a été coupée. Donc on essaie d'équilibrer avec l'existant.
Mais ça aussi, c'est réglé.
BTV : C'est réglé ?
JY : Ça a été réglé. Les conduites qui servent de pipeline ont connu quelques fuites. C'est en train d'être réglé.
BTV : Vous rassurez donc les citoyens béninois.
JY : Oui, bien sûr. C'est une affaire de quelques jours. L'histoire du délestage, ça n'existe plus au Bénin.
C'est terminé ! Depuis à peu près, disons, 8 ans, le mot délestage n'existe plus dans le vocabulaire du béninois. Il est tellement habitué à la livraison continuelle d'énergie électrique que lorsqu'il y a les micro-coupures de 10 minutes, le béninois s'énerve.
Parce qu'on n'est plus habitué à ça. On n'est plus habitué. C'est révolu. Et le soudeur, et le tourneur, on est tellement habitué maintenant à avoir du courant à plein temps que même des micro-coupures dues à quelques événements inattendus, sont devenues un cauchemar pour le Béninois aujourd'hui. Donc, franchement, nous, on a atteint un certain niveau. Le Béninois plane.
On a atteint un certain niveau. Nous sommes fiers. Le Béninois est devenu un peu fier.
À l'exemple des marchés. Les marchés modernes construits de part et d'autre au Bénin. Récemment, il y a quelques mois, des Béninois vivant dans un pays étranger ont commencé à être emmerdés et chassés des marchés. Je ne vous dis pas. Je ne sais pas si vous êtes très habitués aux réseaux sociaux, mais les Béninois étaient fiers de s'en moquer « c'est marché ça ? venez voir ce qu'on appelle marché chez nous ». Tout ça, ça n'a l'air de rien du tout, mais ça fait plaisir.
BTV : Il y a une floraison du marchés modernes au Bénin, implantés sur toute l'étendue du territoire national.
JY : Tout à fait. On a inauguré le dernier à Cococodji. Très beau marché. Juste avant, c'est celui de PK3 qui a été ouvert.
BTV : Qui remplace désormais Missèbo.
JY : Très grand marché international. Nigériens, Congolais, Béninois, Togolais, etc. ils y sont. Ça fait très beau.
Je parlerais également des routes, les routes et leur qualité. Vous pouvez poser la question à tout citoyen béninois lambda, il vous répondra que lorsque le bitume ne fait 10 centimètres d'épaisseur, ce n'est pas une réalisation du gouvernement Patrice TALON.
BTV : Donc, c'est des routes qui sont faites pour durer. On a vu des routes qui ont été construites et reconstruites.
JY : C'est même pas bien d'en parler, parce que ça fait honte. Ça fait honte. Si je prends par exemple la route Kpédékpo – Ouinhi. J'étais à l'inauguration de cette route depuis Kpédékpo. On a applaudi, on a dansé, mais un an après, cette route n'existait plus. Pourtant, c'est à grands frais que ça a été fait. Aujourd'hui, allez voir ce qui se passe. C'est des routes épaisses, créées, faites pour durer.
Et comme dit notre président, lorsque le pauvre veut dépenser, il faut qu'il le fasse dans la qualité afin que ça dure. Et c'est ce que nous sommes en train de faire, en train de démontrer.
En termes de voies bitumées, le président Patrice Talon avait promis aux béninois qu'il allait tout faire pour relier les chefs-lieux de nos départements par des voies bitumées. Aujourd'hui, à l'heure du bilan, c'est chose faite. Lorsque vous quittez Cotonou, pour aller à Malanville, c'est-à-dire du bas au point extrême haut du Bénin, c'est du goudron. Dans le passé, lorsqu'on a en projet un voyage vers Kandi ou Malanville, franchement, on avait peur de rentrer dans la voiture.
Moi qui ai fait le tour du Bénin, je peux vous dire, de Cotonou jusqu'à Malanville, de Kandi à Banikoara, jusqu'à la frontière de Burkina, etc. Il n'y a pas que le bitume qui relie les différentes communes du pays.
BTV : Il y a également le projet d'asphaltage qui a changé le visage de nos villes.
JY : Totalement. C'est-à-dire qu'à l'intérieur d'une commune, vous avez du bitume. Et vous vous rappelez, lorsque vous quittez, par exemple, Bohicon pour aller à Djidja, c'est la poussière intense.
Il y a même un adage qui dit, un dicton, « c'est une vieille femme qui monte sur la moto pour aller à Djidja ». Et on vous répond « Vive la poussière ! »
Aujourd'hui, c'est à 150 km à l'heure que vous roulez pour aller à Djidja. La route qui mène d'Abomey ou Bohicon à Agbangnizoun, c'est fou ! Vous vous retrouvez en moins d'une heure dans le Couffo et le Mono. C'est beau, tout ça.
Et on ne peut être que fier. Je voudrais également aborder un autre aspect. Il y en a tellement, je pense qu'on a pas le temps de tout dire.
BTV : On va s'intéresser un peu à l'éducation qui est une clé d'avenir. On a constaté à l'heure du bilan que les résultats scolaires se sont nettement améliorés. À quoi cela est-il dû ?
JY : La première raison, c'est qu'il n'y a plus de grèves.
Plus de grèves. A tel enseigne qu'aujourd'hui les parents d'élèves sont heureux d'aller inscrire leurs enfants dans les écoles publiques.
BTV : Ce qui n'était pas le cas.
JY : Ce qui n'était pas le cas. Ce qui n'était pas du tout le cas. Et dans les zones, dans les villages, dans les zones déshéritées, au cours primaire, les enfants sont aujourd'hui nourris à travers les cantines scolaires.
Le parent qui est en situation modeste et qui ne sait pas trop comment s'en sortir, voit l'Etat qui l'aide afin que son enfant puisse manger à l'école, ça l'encourage à envoyer l'enfant à l'école. Donc le taux de scolarisation a grimpé. Et autre chose, lorsque vous faites tout ça en termes d'éducation, l'enfant réussit, il se présente à un concours, on est sûr qu'il va réussir s'il est bon.
BTV : Pourquoi ?
JY : Vous vous rappelez que les enfants des riches, des hommes politiques bien que vivants en Europe réussissent à des concours passés au Bénin sans avoir composé. Cette époque est révolue.
Aujourd'hui, même l'enfant du pauvre, s'il a un bon niveau, il peut réussir à tout concours. Ça, c'est des éléments que nous ne vivions pas au quotidien. Il y a aujourd'hui une transparence qui est observée dans l'organisation des concours, de la fonction publique.
Tout, ce n'est pas parce qu'aujourd'hui je suis bien placé, député, ministre ou autre, que je veux avoir une influence sur les résultats d'un concours. Ce n'est pas possible.
BTV : On ne parle plus de concours frauduleux.
JY : Les concours frauduleux c'est terminé. L'une des raisons qui facilite tout ça, c'est la dématérialisation de toute chose, la digitalisation. Autre chose que nous ne percevons pas.
Cette digitalisation, je voudrais bien qu'on s'y attarde. Parce qu'aujourd'hui, on remarque une célérité dans la délivrance des actes administratifs.
BTV : Exact.
JY : Aujourd'hui, vous avez besoin de votre acte de naissance, de votre casier judiciaire ou n'importe quoi. Même à 3 heures du matin, rien qu'avec votre portable, en un clic, il suffit de taper « Je veux mon acte de naissance ». Vous payez en ligne. Dix minutes après, vous l'avez sur votre portable.
Dans le passé, un, vous deviez vous déplacer, quitter Natitingou ou Abomey, pour vous rendre à votre lieu de naissance. Si vous vivez aujourd'hui à Cotonou alors que vous êtes né à Parakou ou Kandi.
Vous êtes obligé de faire le grand déplacement pour aller vers la commune de naissance, pour faire la demande. Non seulement vous allez les frais de transport pour aller à l'endroit, mais mieux, si vous faites la demande, vous payez non seulement le coût officiel mais suite à la demande si vous le laissez pas quelque chose à l'agent, ce qu'on appelait « un caillou ». Si vous ne laissez pas un caillou sur votre dossier, le vent va l'emporter.
BTV : Les dessous des tables.
JY : Les dessous des tables. Au Bénin nous appelions ça caillou, qu'on met sur le document. Aujourd'hui, il n'y a plus de caillou à mettre sur une demande. Et lorsque le document vous est délivré en ligne, vous n'avez plus besoin de refaire le trajet retour. Tout ça prenait des jours et des jours. Ce sont donc des économies terribles qui sont faites aujourd'hui dans les poches des Béninois, des citoyens.
BTV : Et c'est un signe de développement. On est très en avance
JY : Le Bénin est très en avance sur son temps. Je parlerai également des stades.
BTV : Les stades Omnisport.
JY : Les stades Omnisport. C'est pour encourager le sport dans tout le pays. Il y a de beaux stades, de très beaux stades modernes, avec du gazon synthétique. Le sport à la base est occupé sainement également à la jeunesse. Sainement dans des dizaines de communes aujourd'hui au Bénin, nous avons ces stades-là. Il y a tellement de choses à dire que je me demande s'il ne faut pas passer à autre chose.
BTV : Quel homme et femme, au pluriel, pour garantir la durabilité de ce modèle ? Parlant de la préservation et de la consolidation des acquis, il faut un leadership capable d'incarner la dynamique. Quid du choix Romuald Wadagni ?
JY : Lorsque vous parlez de durabilité du modèle, le premier garant de cette durabilité, c'est le peuple Béninois. J'ai plutôt peur à la place des futurs remplaçants du président Patrice Talon.
Parce que le président Patrice Talon a mis en place des repères. Et le garant de ces repères, c'est le peuple. Le prochain président qui fera mal, c'est le peuple qui lui dira « ce n'est pas comme ça, que ça se fait, c'est pas comme ça que ça se passe ». Donc, en termes de durabilité, nous avons déjà les protecteurs de cette œuvre, de ce niveau atteint par le président Talon.
Et vous avez parlé du candidat Wadagni. Je pense qu'il est le meilleur d'entre nous. C'est vrai, c'est lui qui a été choisi.
BTV : Quels sont les critères qui ont pu militer en sa faveur ?
JY : Je crois qu'il a le fait qu'il a été au cœur du système. Il maîtrise tous les dossiers sensibles de l'État.
Il est jeune. Il incarne l'avenir. Il est dynamique. Il est cultivé. Il aime le beau. Pour le peu de temps que j'ai eu à faire à ses côtés, j'ai découvert ce qu'il représente. J'ai compris pourquoi le président Paton l'a choisi. Je ne vois pas parmi l'équipe qui pouvait faire mieux. Son dynamisme, son savoir-faire, c'est ça qui a aidé le président Talon et sa gouvernance à s'ouvrir des portes auprès d'un certain nombre de partenaires financiers.
Et si la dynamique doit continuer, nous devons continuer par inspirer confiance. Je pense que c'est un très bon choix.
BTV : Qui parle de Romuald Wadagni parle de gouvernance. Alors dites-nous, de quelle dynamique politique et partisane dépend la marche durable du Bénin vers le progrès ? Consensuelle ? Unitaire ? Démocratique ?
JY : Consensuelle. Consensuelle parce que la priorité est donnée au développement. La guéguerre des idéologies n'a plus de place dans notre pays. Et le président Patrice Talon l'a répété N fois. Il a même invité le président Yayi Boni pour qu'ils en parlent.
Quoi faire ? Démocrate ? Républicain ? Ça c'est pour ceux qui sont rassasiés. Mais pour un pays qui est en train de se construire à une vitesse vertigineuse, on n'a pas le temps de rentrer dans ça. Comment faire pour que notre pays se développe ? Républicain ? Démocrate ? On veut se développer. Et notre pays est en train de se passer à une autre vitesse. Le Bénin a ses repères aujourd'hui et a pris son envol. Plus rien ne va nous faire reculer.
Ca sert à rien de se dire bon on veut ci, on veut ça. Et le président Patrice Talon l'a dit à maintes reprises, si le meilleur candidat pouvant continuer l'oeuvre, son œuvre est identifié dans l'opposition, qu'il n'hésiterait pas à lui faire appel, qu'il irait le chercher. Ça justifie mon choix, ma réponse par rapport à ce que vous me demandiez : préférence consensuelle.
BTV : C'est ça ce qu'il nous faut pour la pérennité. Il faut donc éviter les guéguerres et les querelles politiques au nom du développement.
JY : Exact.
BTV : D'où l'adhésion citoyenne autour de la vision Bénin 2060 ALAFIA. Une vision futuriste et très ambitieuse qui projette le développement de notre pays à l'horizon 2060. Une boussole de développement.
JY : Tout à fait. Je pense que les Béninois ont suivi. C'est une boussole. Comme toutes choses un peu ce que nous avions vu avec le président Talon, quand il décrivait le PAG 1 et par la suite le PAG 2, on se demandait est-ce que c'est réel, est-ce que c'est faisable. Mais avec la volonté, avec un peu d'endurance, je pense que nous sommes en train de voir que ça a été réalisable. Aujourd'hui, cap sur 2060.
Dans 35 ans, qu'est-ce que le Bénin va devenir ? C'est ça ce que nous avons dit et c'est ça ce qui va se réaliser. Les Béninois ont déjà pris le goût du développement et ça va se faire.
BTV : Abordant pour finir, les élections législatives et locales qui ont eu lieu dernièrement. Quelles lectures faites-vous des dernières élections législatives et locales, élections couplées, lectures notamment par rapport au taux de participation ? Le taux de participation est de 36-37%. Ça paraît, disons, faible.
JY : Faible, mais en réalité pas du tout faible. Pourquoi ? C'est le maximum qu'on devrait avoir, je dirais. Dans le passé, le référentiel, c'était la liste électorale.
C'est-à-dire, qu'à trois mois des élections, on demandait aux citoyens, à ceux qui ont envie d'aller voter d'aller s'inscrire. Cela aboutit à ce qu'on appelait la liste électorale. Ceux qui étaient en âge de voter vont confirmer. Les primo- votants, c'est-à-dire les nouveaux 18 ans, s'en vont, s'inscrivent. Les anciens électeurs vont confirmer qu'ils sont toujours vivants et leur désir d'aller voter.
On avait une liste électorale peut-être de 4 millions d'inscrits. On va aux élections, le taux de participation se calcule par rapport au nombre d'inscrits sur la liste électorale. Sur les 4 millions d'inscrits, si on a par exemple 2,5 millions de votants, on voit que le taux de participation, ça va déjà dans les 60 ou 70%.
Aujourd'hui, ce n'est plus ça. Le référentiel, c'est une base de données. Cette base de données, qui est devenue la liste électorale, est composée de tous les citoyens en âge de voter. Que ce soit ceux qui ont envie de voter ou pas, ceux qui sont en voyage et autres, ils sont tous dans cette base. Alors, je comprends cette référence-là.
Si on applique le taux, c'est forcément bas. Mais si on avait fait une liste électorale, ce taux serait largement au-delà.
BTV : A votre avis, on ne saurait donc pas parler du faible taux de participation ?
JY : Pas du tout. L'autre raison, je dirais que tous les acteurs, tous les électeurs possibles, toutes tendances confondues, ont été votés. On a vu la participation des démocrates, c'est-à-dire que les militants de l'opposition sont allés voter pour les leurs. Pareil pour ceux de la mouvance présidentielle. Et il s'agit d'une élection, disons à la base d'une élection locale. Ça veut dire que tous les Béninois qui sont candidats, toutes tendances confondues, qui veulent être chef de village, chef d'arrondissement, maire, député, eux tous avaient fouetté leurs parents et amis pour aller voter.
Ça veut dire que le paquet, le maximum a été voté. Tous ceux qui ont envie d'être candidats, d'être élus, avaient intérêt à aller voter, à aller faire voter leurs parents. Donc, on ne pouvait pas avoir plus.
BTV : Que faire donc pour qu'il y ait une certaine amélioration de ce taux de participation pour le compte de la présidentielle à venir ?
JY : Il y a beaucoup de choses que nous allons faire. Même si on obtenait 30-35%, c'est le maximum possible dans ces conditions. Mais c'est possible d'améliorer.
BTV : En quoi faisant ?
JY : Je voudrais d'abord expliquer qu'aller voter, ce n'est pas seulement un droit, mais c'est un devoir. C'est un devoir. Dans certains pays, ce n'est pas seulement un devoir, c'est une obligation.
En Belgique par exemple, depuis 1893, aller voter c'est une obligation. Lorsque vous n'allez pas voter, vous êtes puni d'une amende. Pareil au Luxembourg.
En Australie, pareil. En Australie, lorsque vous n'allez pas voter, vous payez une amende, je crois de l'ordre de 20$. Au Brésil, c'est pire.
Lorsque vous n'allez pas voter au Brésil, non seulement vous payez l'amende, mais vous perdez un certain nombre de droits. Par exemple, vous ne pouvez pas obtenir votre passeport. Vous ne pouvez pas aller à un concours parce que vous n'avez pas été voté. Vous êtes un mauvais citoyen.
Loin d'être un acte banal, c'est plus qu'un devoir. C'est un devoir. Moi, j'inviterais les Béninois à aller voter.
Si moi j'étais président de la République, j'appliquerais au Bénin cette obligation-là. Tout simplement. Car si tout le monde restait chez lui le jour du vote, et considère que le vote c'est pour les autres, est-ce que le pays aurait un nom ? Surtout, ce qui est curieux parfois, je constate, c'est le cadre béninois.
Les populations dans nos villages vont voter. En général, les populations sortent pour aller voter. Ceux qui sortent peu, c'est curieusement les fonctionnaires.
Ceux qui bénéficient des avantages de l'État, c'est eux qui ne vont pas voter. Et je disais, si moi, j'étais président de la République, avant de faire des promotions, il faut aller vérifier si c'est celui à qui on veut faire promotion, et s'il est un bon citoyen. Mais au-delà de ces aspects contrayants, pour revenir au Bénin, j'inviterais le peuple béninois à soutenir le niveau atteint par notre pays.
Pour moi, le vote du 12 avril constitue une date où nous devons soutenir, montrer que nous sommes réellement fiers, montrer que la dynamique doit continuer, que le Bénin ne doit pas reculer, que nous avons monté notre refus pour ce recul et contre le développement.
BTV : La télévision, vous le savez très bien, c'est une affaire de timing. Nous tendons vers la fin de cet entretien. Votre mot de la fin ?
JY : Je voudrais bien dire deux petits mots.
Première chose, c'est que beaucoup pensent que c'est le président Patrice Talon qui est auréolé. Cette fierté du peuple béninois, nous la devons à ce peuple. Ce n'est pas le mérite du président Patrice Talon seul.
Si on considère le pays, le Bénin, comme une belle maison construite, les ouvriers qu'on devait féliciter, c'est le peuple béninois. C'est le peuple béninois qui a serré la ceinture, soutenu son président pour qu'on atteigne ce niveau de beauté, de développement de notre pays. Le président Patrice Talon est juste, le chef d'équipe.
Et c'est en cela que nous disons qu'il a été un bon leader, un bon chef. Mais le mérite revient au peuple béninois que je félicite.
BTV : Vous soutenez donc qu'il faut une appropriation citoyenne de ce leadership.
JY : Absolument, il faudrait que le Béninois sente que le Bénin d'aujourd'hui, c'est le fruit de ses efforts, la sueur de son front. Il n'a pas à en palir, il doit être fier de cela. Et nous devons également observer l'unité autour de notre pays, autour de ce que nous avons en commun, le Bénin. Un pays de paix, un pays qui se développe. Et j'invite donc pour cela, pour que la dynamique puisse continuer, j'invite tout le peuple béninois à aller voter massivement le 12 avril prochain pour soutenir la dynamique.
BTV : Et ce sera donc tout pour cet entretien avec vous Janvier Yahouédéou.