Le Bénin réaffirme son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie pour le Sahara, sous souveraineté du Maroc. Devant la 4e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'occasion de la 81e session, l'ambassadeur représentant permanent du Bénin auprès de l'ONU, Marc Hermanne Gninadoou Araba, a appelé à la poursuite du dialogue pour parvenir à une solution politique durable.
Le Bénin maintient sa position sur la question du Sahara marocain. Lors de la séance plénière de la 4e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, le représentant permanent du Bénin, Marc Hermanne Gninadoou Araba, a réaffirmé le soutien de son pays à l'initiative marocaine d'autonomie et au processus politique conduit sous l'égide de l'ONU.
« Le Bénin se félicite encore une fois de l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité et réaffirme son soutien plein et entier au processus politique conduit sous l'égide des Nations Unies, ainsi qu'aux efforts du secrétaire général et de son envoyé personnel », a déclaré le diplomate.
Dans son intervention, il a salué l'initiative marocaine d'autonomie qui emporte l'adhésion de la communauté internationale. L'ambassadeur a invité les parties prenantes à s'appuyer sur cette proposition pour poursuivre les discussions et parvenir à une solution politique définitive.
Les efforts de développement dans les provinces du Sud salués
L'ambassadeur béninois a aussi mis en avant les actions menées par le Maroc dans les provinces du Sud. Il a notamment cité les investissements dans les infrastructures, les énergies renouvelables, l'éducation et la gouvernance locale.
Pour Marc Hermanne Gninadoou Araba, les avancées socio-économiques et la participation des populations locales aux élections du 23 septembre 2026 traduisent une dynamique de développement et de participation démocratique qui mérite d'être accompagnée.
Un appel au dialogue et à l'apaisement
Le Bénin a exhorté le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario à maintenir le dialogue sous l'égide des Nations unies afin de parvenir à un règlement durable du différend.
« Le temps des positions rigides doit laisser place à une approche tournée vers l'avenir », a affirmé le diplomate. Il exhorte les parties à éviter toute action susceptible d'aggraver les tensions ou de compromettre la confiance nécessaire au processus politique.
Le représentant du Bénin a insisté sur la nécessité de saisir la dynamique actuelle pour construire un avenir de paix et de prospérité, fondé sur le développement durable et une croissance inclusive répondant aux aspirations des populations locales. Il a rappelé l'importance du respect des principes de souveraineté, d'intégrité territoriale des États membres et du règlement pacifique des différends, qu'il a présentés comme des fondements de la Charte des Nations unies et de la stabilité régionale et mondiale.
Le sort des populations des camps de Tindouf évoqué
Au-delà du processus politique, le diplomate béninois a attiré l'attention sur la situation des populations vivant dans les camps de Tindouf depuis plus d'un demi-siècle.
Il a appelé les parties prenantes à œuvrer conjointement pour permettre à ces populations de choisir librement, dans le respect du droit international, les meilleures options pour leur bien-être.
À travers cette intervention devant la 4e Commission, le Bénin réaffirme son attachement à une solution politique durable au différend du Sahara, fondée sur le dialogue, la coopération et le respect des principes consacrés par la Charte des Nations unies.
SM le Roi Mohammed VI a reçu, mercredi 14 octobre 2026, au Palais royal à Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement chargée de la formation du nouveau gouvernement.
Fatima Ezzahra El Mansouri a fait ce mercredi le point sur la formation du nouveau gouvernement avec SM le Roi Mohammed VI, lors d'une audience au Palais Royal. La cheffe de l'Exécutif a informé le Souverain de l'évolution du processus de formation du gouvernement et des différentes étapes déjà franchies.
SM le Roi Mohammed VI a souhaité à Fatima Ezzahra El Mansouri, succès et réussite dans sa mission. Le Souverain a souligné la nécessité d'une mobilisation globale et d'une action gouvernementale sérieuse et responsable, au regard des enjeux, des défis et des attentes dans les différents domaines.
Selon le communiqué du Cabinet royal, cette audience s'inscrit dans le cadre des attributions constitutionnelles de SM le Roi et de Sa volonté de garantir le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles.
Un étudiant poursuivi pour harcèlement par voie électronique a comparu le mardi 13 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Accusé d'avoir publié des photos intimes de son ancienne copine sur son statut WhatsApp après leur rupture, un étudiant a été interpellé et déposé en prison.
À l'audience de ce mardi, rapporte Libre Express, la plaignante a déclaré que son ex-copain l'avait menacée de diffuser ses images intimes si elle mettait fin à leur relation. Elle affirme avoir appris leur publication par des amis, après avoir bloqué le numéro du prévenu.
L'étudiant a rejeté les faits lors de l'audience. Il reconnaît que les images avaient été échangées en privé pendant leur relation, mais nie être à l'origine de leur diffusion. L'avocate de la plaignante, qui représente également l'Institut national de la femme (INF), a présenté des captures d'écran à l'appui des accusations.
Le ministère public a relevé que "la détention d'une carte SIM ne prouve pas nécessairement que son propriétaire utilise le compte WhatsApp concerné". La CRIET a renvoyé l'affaire au 1er décembre 2026.
Les distributeurs de produits pétroliers ont jusqu'au vendredi 16 octobre pour rétablir un approvisionnement normal des stations-services au Bénin. Cette exigence a été formulée mercredi 14 octobre, à l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par le ministère du Commerce, alors que les difficultés d'accès au carburant alimentent les files d'attente, particulièrement dans le septentrion.
Face aux longues files d'attente dans les stations-services, notamment dans le nord du Bénin, le gouvernement exige un rétablissement rapide de la distribution des hydrocarbures. Un ultimatum de 48 heures a été donné aux acteurs pétroliers pour résorber la pénurie.
L'annonce a été faite, mercredi 14 octobre 2026, à l'issue d'une réunion d'urgence avec les distributeurs pétroliers.
Présidée par Laurent Akpo, directeur de cabinet de la ministre Shadiya Alimatou Assouman, en présence du directeur général des Dépôts pétroliers du Bénin (DPB), Sosthène Mesmin Hounsou, la rencontre a réuni les acteurs de la chaîne d'approvisionnement.
Pour y parvenir, les sociétés pétrolières et les gestionnaires de stations sont appelés à renforcer leurs moyens logistiques et à accélérer le remplissage des cuves, en fonction des besoins des consommateurs.
De son côté, l'administration promet de réduire les lenteurs dans le traitement des formalités nécessaires à l'acheminement du carburant, afin de faciliter la circulation des camions-citernes.
Le marché parallèle dans le viseur du gouvernement
Le ministère du Commerce Intérieur, en charge de la formalisation de l'économie entend également renforcer les contrôles contre les ventes clandestines de carburant.
Lors de la réunion, le directeur de cabinet a dénoncé des opérations nocturnes au cours desquelles certains pompistes rempliraient clandestinement des bidons jaunes en grande quantité pour alimenter le marché informel.
Ces détournements présumés privent les automobilistes et les motocyclistes d'une partie des stocks disponibles, tout en favorisant la revente du carburant en dehors du circuit réglementé.
Un dispositif de surveillance renforcée a ainsi été annoncé. Les responsables de stations et les employés impliqués dans de telles pratiques s'exposent à des sanctions conformément à la législation en vigueur.
M. M.
L'ancien député, Wallis Zoumarou, a renoncé à sa nomination au poste de chargé de mission du président de l'Assemblée nationale. Il a fait part de sa décision au président du parti Bloc Républicain (BR) sa formation politique dans une correspondance datée du 10 octobre 2026.
Nommé parmi les 13 chargés de mission du président de l'Assemblée nationale, à la suite d'une décision rendue publique le 7 octobre 2026, Wallis Zoumarou a choisi de renoncer à cette fonction. Dans sa correspondance, il a justifié sa décision par plusieurs motifs.
Selon les informations rapportées par La Nation, le coordonnateur du Bloc républicain dans la 13ᵉ circonscription électorale s'interroge notamment sur les raisons de son éviction du Conseil économique et social (CES) départemental de la Donga, où il occupait les fonctions de coordonnateur.
Il déplore également n'avoir fait l'objet d'aucune consultation préalable de la part de son parti avant sa nomination. Par ailleurs, il estime que ses responsabilités actuelles au sein du BR, ainsi que sa loyauté, sa fidélité et son dévouement à la formation politique, n'auraient pas été suffisamment pris en compte dans cette décision.
Malgré son refus du poste, Wallis Zoumarou a réaffirmé son engagement à poursuivre son action en faveur du Bloc républicain et à contribuer à son développement.
F. A. A.
À l'occasion d'Octobre Rose, mois de sensibilisation au cancer du sein, 24 Heures au Bénin donne la parole à un spécialiste pour mieux comprendre les facteurs de risque de cette maladie, reconnaître ses signes d'alerte et connaître les moyens de dépistage. Entretien avec Dr Juvénal HONVOU, Médecin Santé Publique, Chargé du Projet SUCCESS (financé par Unitaid et Expertise France pour renforcer la prévention du cancer du col de l'utérus).
Quels sont les principaux facteurs de risque du cancer du sein ?
Nous avons des facteurs de risques modifiables et des facteurs de risques non modifiables. Le premier, c'est d'être une femme et être âgée de plus de 50 ans. Mais chez nous au Bénin, il faut nuancer tout de suite. Les données béninoises montrent que 02 patientes sur 03 ont moins de 50 ans au moment du diagnostic.
Ensuite, nous avons les facteurs génétiques. Le risque augmente si une mère ou une sœur a eu un cancer du sein, surtout jeune. C'est la même chose si plusieurs cancers du sein, de l'ovaire, du pancréas ou de la prostate sont survenus dans la même branche de la famille. Les femmes déjà soignées pour un cancer du sein ont plus de risque de développer un cancer sur l'autre sein.
Enfin, les facteurs modifiables sont le surpoids, la sédentarité, l'alcool, le tabac, et l'exposition excessive au stress.
Mais, je le dis souvent lors des campagnes : beaucoup de femmes malades n'avaient aucun de ces facteurs. Ne pas en avoir ne veut pas dire être protégée.
Quels sont les signes qui doivent alerter une femme et l'amener à consulter rapidement ?
La boule dans le sein ou sous l'aisselle, tout le monde la connaît. Il y a pourtant d'autres signes : un mamelon qui rentre, une peau qui se creuse ou qui ressemble à une peau d'orange, un écoulement de sang par le mamelon, un sein qui change de forme, une petite plaie sur le mamelon qui ne guérit pas, une douleur précise qui persiste.
Il y a aussi un point que je veux bien souligner. Au début, un cancer du sein ne fait presque jamais mal. Attendre la douleur, c'est perdre un temps précieux.
Quels sont les gestes que les femmes peuvent adopter au quotidien pour prévenir le cancer du sein et favoriser une détection précoce ?
Le premier geste est de connaître ses seins. Il ne s'agit pas d'appliquer une technique compliquée chaque mois. Il s'agit de savoir à quoi vos seins ressemblent d'habitude, pour remarquer sans tarder qu'un changement est apparu. Ce n'est pas un dépistage en soi, mais c'est ce qui pousse à consulter tôt.
Ensuite, il faut profiter de chaque passage au centre de santé ou à la maternité pour demander un examen des seins par un professionnel de santé.
A ces conseils, nous ajoutons les règles de prévention des maladies non transmissibles : 0 Alcool, 0 Tabac, 5 portions de fruits et légumes par jour, 30 minutes d'activités physiques par jour, mangez peu salé, peu sucré, peu gras.
À partir de quel âge et à quelle fréquence une femme devrait-elle effectuer un dépistage du cancer du sein, notamment par mammographie ?
Au Bénin, le référentiel national a été adapté à notre réalité, puisque nos patientes sont plus jeunes qu'en Europe. Il propose de commencer dès 35 ans, avec une échographie mammaire chaque année, parfois associée à une mammographie tous les deux ans. À partir de 50 ans, la mammographie tous les deux ans devient la règle.
Les femmes à risque familial ou génétique élevé ont un suivi à part : il commence plus tôt. Leur suivi est plus rapproché et il est coordonné par des spécialistes.
Avant 35 ans, sans symptôme ni antécédent, on ne fait pas d'examens systématiques. Mais au moindre signe, on consulte, quel que soit l'âge.
En cas de découverte d'une grosseur ou d'un autre signe suspect, quels sont les premiers gestes à faire et surtout quelles erreurs faut-il éviter ?
Elle doit consulter rapidement. Nous visons un délai de deux semaines au maximum. Le soignant l'examine puis demande une échographie mammaire et/ou une mammographie. Si l'image est suspecte, on fait une biopsie, c'est-à-dire un petit prélèvement à l'aiguille. C'est le seul moyen d'avoir une certitude. Et je rappelle que la plupart des boules ne sont pas des cancers.
Les erreurs à éviter et qui reviennent dans toutes nos enquêtes de terrain sont :
– Attendre que ça fasse mal ;
– Se croire trop jeune ;
– Commencer par des remèdes à la maison ;
– Avoir peur de la biopsie alors qu'elle n'aggrave pas la maladie ;
– Se faire opérer sans analyse préalable ;
– Faire les examens et ne jamais revenir chercher les résultats.
L'objectif national est clair : qu'une femme ait son diagnostic complet en moins de deux mois après son premier contact avec le système de santé.
Quel message essentiel adresseriez-vous aux femmes béninoises à l'occasion d'Octobre Rose pour les encourager à se faire dépister et à consulter sans attendre ?
Le cancer du sein est le premier cancer de la femme au Bénin. On estime à plus de 2 000 le nombre de nouveaux cas chaque année, et environ la moitié de ces femmes en meurent. Dans le registre de Cotonou, 03 patientes sur 04 étaient diagnostiquées à un stade avancé. Ces chiffres, nous pouvons les faire baisser. Dépister tôt, ce cancer se soigne beaucoup mieux.
Alors, mesdames, n'ayez ni honte ni peur. Au moindre changement, consultez. Acceptez le dépistage quand il vous est proposé. Octobre est rose, mais la santé de vos seins compte toute l'année.
L'Agence béninoise pour le Télé-Enseignement (AbT-E) recrute pour trois postes en contrat à durée déterminée de deux ans renouvelables. Les candidatures sont ouvertes aux profils de directeur de la pédagogie et des contenus numériques, de personne chargée de la comptabilité et des Finances et d'agent de liaison. Les dossiers doivent être soumis par courriel au plus tard le 25 octobre 2026 à 23h59.
Je LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE SONT LÀ !
LOTO STAR Tirage N°123/26
Mercredi 14 Octobre 2026 (14H)
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Le corps d'un jeune homme de 23 ans a été retrouvé dans une cabine électrique de la SBEE, à Djègbé, dans la commune d'Abomey.
Un jeune de 23 ans a été retrouvé sans vie dans un poste de transformation de la SBEE, mardi 13 octobre 2026, sur le site de l'Ecole normale des instituteurs d'Abomey, à Gbindo, dans l'arrondissement de Djègbé.
L'accès à la cabine a été forcé. Des pinces, des tournevis et une torche ont également été retrouvés sur les lieux.
La présence de câbles de haute tension sectionnés à proximité du corps laisse envisager une tentative de récupération frauduleuse de câbles électriques.
C'est au cours d'une inspection de routine, aux environs de 12 h 40, qu'un agent de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) a fait la macabre découverte.
Une brûlure constatée à la main gauche de la victime a conforté l'hypothèse d'une électrocution.
Le personnel de santé a conclu à un décès consécutif à une décharge électrique, selon les premiers éléments recueillis sur place.
Les circonstances exactes de l'incident restent à déterminer.
Le préfet du Zou, Dhossou Laurent Zomaï, s'est déplacé sur les lieux, en compagnie du directeur départemental de la Police républicaine.
Des policiers du commissariat de Djègbé, un spécialiste de la police technique et scientifique ainsi que des agents de la SBEE ont pris part aux constatations.
Le préfet a ensuite échangé avec les parents du défunt. Il a rappelé le danger extrême que représente toute intrusion dans une installation électrique à haute tension, où une seule manipulation peut être fatale.
Le préfet a également annoncé une prochaine visite dans le village pour sensibiliser davantage les habitants, notamment les jeunes, aux conséquences de tels actes.
Sur instruction du procureur de la République, le corps a été remis à la famille pour les obsèques.
M. M.
LES RÉSULTATS LOTO STAR SONT LÀ !
TIRAGE N°123/26
Mercredi 14 octobre 2026 (11H)
70 • 10 • 69 • 39 • 05
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Les Amazones du Bénin ne participeront pas à la suite des qualifications pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Battue 6-2 par le Mali, ce mardi 13 octobre 2026 à Bamako, lors du match retour du deuxième tour des éliminatoires, la sélection béninoise est éliminée malgré sa victoire (3-1) à l'aller.
Fin de parcours pour les Amazones dans le cadre des éliminatoires des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Après avoir remporté la manche aller disputée à Lomé, la sélection dirigée par Abdoulaye Ouzérou abordait cette rencontre avec un avantage de deux buts. Toutefois, les Aigles Dames du Mali ont rapidement inversé la tendance. Efficaces offensivement, les Maliennes ont refait leur retard dès la première période avant de porter le score à 3-0 au début de la seconde mi-temps.
Le Bénin a ensuite réagi grâce à Romaine Gandonou. L'attaquante de Tambours FC a inscrit un doublé, permettant temporairement aux Amazones de reprendre l'avantage sur l'ensemble des deux rencontres. Cette réaction n'a cependant pas suffi à préserver leurs chances de qualification.
En fin de match, les Maliennes ont inscrit trois nouveaux buts pour sceller leur victoire sur le score de 6-2. Malgré leur succès lors de la première confrontation, les coéquipières de Yolande Gnammi et d'Aude Gbedjissi quittent ainsi la compétition. Cette élimination met fin au parcours des Amazones du Bénin pour la qualification aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le Mali, victorieux, va poursuivre son aventure dans la course à la qualification.
F. A. A.
Les opérations de préinscription et de réinscription dans les universités publiques du Bénin au titre de l'année académique 2026-2027 ont démarré le 9 octobre 2026. Les démarches s'effectuent désormais sur une plateforme numérique unique, www.etudiant.bj, qui introduit également un matricule universitaire unique lié au NPI de chaque étudiant.
Les autorités béninoises veulent renforcer la lutte contre la mendicité des enfants dans le nord du pays. Réunis le mardi 13 octobre 2026 à Parakou, les ministres chargés de la Famille, de l'Intérieur et de la Décentralisation, ainsi que des responsables religieux et traditionnels, ont appelé à des mesures plus fermes contre cette pratique.
À Parakou, le gouvernement appelle à la répression de la mendicité des enfants et propose une mobilisation collective pour mettre fin au phénomène. Selon la ministre de la Famille et de l'Action sociale, Véronique Tognifodé, 4453 enfants en situation de rue et de mendicité ont été recensés entre janvier 2019 et juin 2026 dans les départements du Borgou, de l'Alibori, de l'Atacora et de la Donga.
Les communes de Kandi, Malanville et N'Dali figurent parmi les localités particulièrement touchées. La mendicité, liée notamment à des facteurs socio-économiques, socioculturels et religieux, prive de nombreux enfants de leur droit à l'éducation et les expose à divers risques.
Vers des sanctions plus fermesFace à la persistance du phénomène, le préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Assouma Naro, a plaidé pour une application rigoureuse des textes en vigueur. « De façon ferme, il est temps d'aller à la répression. C'est de la traite d'enfants. Ne soyez pas complices. Dénoncez », a-t-il déclaré.
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, a également estimé que la sensibilisation ne suffisait plus. Il a appelé à passer à la répression afin de mettre fin à l'exploitation économique des mineurs.
Les responsables religieux et traditionnels présents ont condamné la mendicité des enfants. Certains ont notamment dénoncé les pratiques de maîtres coraniques qui exposent leurs élèves à la rue, contrairement à leur mission éducative.
Un engagement collectif attenduPour coordonner les efforts, le ministre de l'Intérieur a proposé la mise en place d'un « Pacte de Parakou » réunissant les autorités, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les autres acteurs concernés.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, a rappelé le rôle des communes dans la protection des personnes vulnérables. Il a proposé une évaluation des actions engagées dans six mois.
La ministre Véronique Tognifodé a exhorté les parents et les communautés à s'impliquer davantage dans la protection des enfants. L'objectif est de traduire les engagements pris à Parakou en mesures concrètes, afin de réduire durablement la mendicité des enfants et de mieux protéger leurs droits.
Une opération menée dimanche 11 octobre dans le quartier Gah, à Djougou, a permis la saisie de médicaments prohibés et de produits dopants. Des plaques d'immatriculation et des livrets de bord ont également été découverts sur un site de vente de ferrailles.
Cinq personnes, dont quatre femmes et un homme, ont été interpellées dimanche 11 octobre 2026 à Djougou, dans le cadre d'une opération visant des points de vente présumés de médicaments illicites. L'intervention, conduite par le commissariat du 1er arrondissement, a ciblé plusieurs kiosques et boutiques du quartier Gah.
Trois descentes successives ont été organisées par les policiers dans ce secteur. Les fouilles ont permis de saisir une quantité importante de produits dopants et de médicaments de contrefaçon.
Les investigations se sont poursuivies au-delà des lieux de vente ciblés. Les policiers ont notamment effectué des perquisitions aux domiciles des personnes interpellées, sans résultat particulier.
Une autre découverte a retenu leur attention sur un site de vente de ferrailles connu sous le nom de « gankpo gblé gblé », appartenant à un suspect de sexe masculin.
Deux plaques d'immatriculation de véhicules et plusieurs livrets de bord y ont été retrouvés. L'origine de ces pièces et les circonstances de leur présence sur le site restent à éclaircir.
Les cinq suspectes ont été placées en garde à vue.
M. M.
DIGITAL 08H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 08H N°265 a livré son verdict !
Mercredi 14 Octobre 2026
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LA CROIX DE CE MERCREDI 14 OCTOBRE 2026
Dans le cadre de l'édition 2026 du Mois du « Consommons local », dédié à la promotion du Made in Benin, la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin) a organisé un webinaire, mardi 13 octobre 2026, à l'intention des chefs d'entreprises. L'objectif visé est d'exposer les opportunités d'accompagnement qu'offre l'Agence de développement des petites et moyennes entreprises (ADPME), aux promoteurs d'entreprises.
« Les dispositifs d'accompagnement de l'ADPME au profit des entreprises béninoises », telle est la thématique au cœur d'un webinaire organisé mardi dernier, à la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin. Plusieurs chefs d'entreprises ont pris part à ce rendez-vous riche et inspirant animé Dédé F. BEKOU, conseillère d'entreprise à l'ADPME.
Au cours du webinaire, la conseillère a rappelé le cadre légal ayant conduit à la création de l'ADPME, qui s'inspire de la création du Guichet unique, notamment, le Décret 20-22-199 du 23 mars 2022. Sa mission, a-t-elle rappelé, consiste à orienter, informer, et accompagner les entreprises pour l'accès au marché et au financement.
Dédé F. BEKOU a cité lors des échanges, plusieurs dispositifs d'accompagnement dont notamment, le Programme d'appui à l'entrepreneuriat au Bénin (PAEB). Il s'agit d'un dispositif qui vise à renforcer l'écosystème entrepreneuriale béninois, structurer les services financiers et non financiers, et accroître la compétitivité et la croissance des micros, petites, et moyennes entreprises, avec un accent particulier sur l'entrepreneuriat féminin. Elle a précisé que le PAEB finance également les entreprises selon plusieurs dispositifs d'accompagnement (les entreprises ayant un chiffre d'affaires de 0 à 2 milliards de francs CFA).
A cela s'ajoute les instruments de cofinancement qui se font de façon transversale avec les institutions financières, notamment les banques ; qui peuvent « venir et entrer dans le capital de l'ADPME, et financer la contrepartie ».
D'autres dispositifs de pré-amorçage sur tout ce qui concerne les études du marché, les subventions et l'accès au financement existent et aident les entreprises à accroitre leurs potentialités. Il en est de même des startups et structures intervenant dans le domaine du numérique.
Pour solliciter un accompagnement de l'ADPME, il faut, selon la conseillère, envoyer une demande via la plateforme e-PME. S'inscrire et exprimer le besoin de l'entreprise.
Eclairer les entreprises à l'occasion du Mois du « Consommons local »
Ce webinaire selon Lydie ADISSO, responsable en charge de la communication de la CCI Bénin, s'inscrit dans le cadre du Mois du « Consommons local », célébré tout le mois d'octobre de chaque année.
Le but visé selon ses explications, est de valoriser « le savoir-faire local ». « Cette année, nous avons voulu mettre plus en avant les structures qui accompagnent les entreprises pour qu'elles se développent davantage et produisent des produits de qualité à valoriser au Bénin et à l'international », a-t-elle confié. Et pour le faire, l'ADPME est la structure la mieux indiquée pour « expliquer aux promoteurs d'entreprises et aux opérateurs économiques, les dispositifs d'accompagnement qui existent et dont elles peuvent bénéficier pour se développer davantage ».
Pour l'institution consulaire, il s'agit selon sa responsable en charge de la communication, de porter la bonne information aux opérateurs économiques. Ainsi, ils pourront « mieux bénéficier des opportunités qu'offre l'ADPME ».
F. A. A.
A l'occasion de la Journée mondiale de la normalisation, célébrée ce mercredi 14 octobre 2026 sous le thème « Energie propre et abordable », le gouvernement a souligné le rôle des normes dans l'amélioration de l'efficacité énergétique et la protection des consommateurs.
Dans un message officiel, la ministre du Commerce intérieur et de la Formalisation de l'économie met l'accent sur l'importance des normes nationales et internationales, notamment la norme ISO 50001, pour optimiser la consommation énergétique, limiter le gaspillage et sécuriser les installations.
Le gouvernement met également en avant le renforcement des normes de performance et du système d'étiquetage des équipements électriques, dans le cadre du décret n° 2025-728. Cette mesure vise à mieux informer les consommateurs et à favoriser l'utilisation d'appareils plus économes en énergie.
La ministre appelle par ailleurs les entreprises, les chercheurs, les producteurs et les citoyens à s'approprier la « culture qualité ».
Shadiya Assouman invite les différents acteurs à participer aux manifestations organisées par l'Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité, afin de promouvoir des pratiques conformes aux exigences de qualité et de performance énergétique.
M. M.
Le Bénin accueille, les 21 et 22 octobre, le 8e Congrès des Experts-Comptables de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Environ 500 participants sont attendus pour réfléchir à la transparence financière, à la gouvernance économique et aux mutations de la profession. La rencontre coïncide avec les 20 ans de l'Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-Bénin).
Le 8e Congrès des Experts-Comptables de l'UEMOA se tiendra, les 21 et 22 octobre 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, sous le thème « L'expert-comptable, garant de la transparence et de la souveraineté financière dans l'espace UEMOA ».
Lors d'une conférence de presse organisée mardi 13 octobre à l'hôtel Golden Tulip, les responsables de l'Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-Bénin) ont présenté les grandes articulations de cette rencontre régionale consacrée au rôle de la profession dans la gouvernance des économies de la sous-région.
Pour Serge Mensah, président du Conseil de l'OECCA-Bénin, « la transparence financière est le socle de la confiance ». Cette confiance concerne aussi bien les citoyens, attentifs à la gestion des ressources publiques, que les investisseurs et les partenaires techniques et financiers. La souveraineté financière suppose, selon lui, que les Etats et les entreprises disposent d'informations fiables et de mécanismes de contrôle efficaces pour mieux maîtriser leurs ressources. Le choix du Bénin pour accueillir le congrès constitue également un motif de satisfaction pour le président de l'Ordre. Le président du Conseil de l'OECCA-Bénin y voit une reconnaissance du dynamisme de la profession et de la confiance accordée au pays par ses confrères de la sous-région.
Cinq panels pour répondre aux défis de la profession
Les travaux scientifiques s'articuleront autour d'une conférence inaugurale et de cinq panels. Les échanges porteront notamment sur la gouvernance et la performance du secteur public et parapublic, la transformation numérique et l'intelligence artificielle, l'éthique professionnelle, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que les perspectives d'évolution du métier. Les enjeux de durabilité et de reporting extra-financier seront également abordés. Il s'agira notamment d'examiner comment les nouvelles exigences en matière d'informations environnementales, sociales et de gouvernance peuvent aider les entreprises à mieux orienter leurs décisions.
Pour Charles Kouphin, président du comité scientifique, le congrès doit dépasser le cadre des échanges théoriques. « L'objectif de la portée scientifique de cet événement est d'apporter des réponses concrètes aux défis que rencontrent les autorités à tous les niveaux », a-t-il expliqué.
Les travaux déboucheront sur des recommandations et des livrables destinés à renforcer les compétences et à améliorer les pratiques. Le président du comité scientifique insiste notamment sur la qualité de l'information produite par les professionnels. Celle-ci doit être sincère, fidèle, intelligible et compréhensible pour éclairer les décisions économiques et financières.
Déjà 210 inscrits venus de 13 pays
A huit jours de l'ouverture, 210 participants issus de 13 pays se sont déjà inscrits, dont 130 Béninois, selon Frédéric Codjia, président du comité d'organisation et de coordination. Les inscriptions, ouvertes depuis le 1er juillet, se poursuivent.
« L'ensemble du dispositif organisationnel est mobilisé pour offrir aux participants un congrès à la hauteur de ses ambitions », a assuré Frédéric Codjia.
Les organisateurs tablent sur environ 500 participants, en présentiel et en ligne.
Des délégations des Etats membres de l'UEMOA, de l'espace OHADA et de la communauté professionnelle anglophone, ainsi que de représentants d'institutions régionales et internationales sont attendues à Cotonou. Parmi les personnalités attendues figure Jean Bouquot, président de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC). Les responsables de la Fédération panafricaine des experts-comptables (PAFA), de l'Association des organisations comptables d'Afrique de l'Ouest (ABWA) et de la Fédération internationale des experts-comptables et commissaires aux comptes francophones (FIDEF) sont également annoncés.
Le dispositif organisationnel prévoit des mesures d'accueil, de sécurité et de couverture sanitaire pour les congressistes et les personnalités attendues. Selon le président du comité d'organisation, des dispositions ont été prises avec les services compétents de l'État pour faciliter l'accueil et les déplacements officiels, assurer la sécurité des sites et organiser une assistance médicale en cas de besoin.
Les 20 ans de l'OECCA-Bénin
Le congrès sera couplé à la célébration du 20e anniversaire de l'OECCA-Bénin. Pour Serge Mensah, cette étape doit permettre de rendre hommage aux pionniers de la profession, mais aussi de réfléchir à ses perspectives de développement.
Depuis sa création, l'Ordre dit avoir travaillé au renforcement des compétences, à la promotion de l'éthique et de la déontologie et à l'amélioration du contrôle de la qualité.
Le congrès « dépasse largement le cadre de la profession comptable », selon Chrystelle Dohou, la présidente du sous-comité chargé des partenariats et de la mobilisation des ressources. La qualité de l'information financière est déterminante pour permettre aux entreprises de piloter leurs activités, aux banques et aux investisseurs d'évaluer les risques et aux administrations publiques d'améliorer leur gouvernance. « Derrière chaque décision de financement, chaque investissement et chaque ambition de croissance, il y a un besoin fondamental : la confiance », a-t-elle indiqué. Chrystelle Dohou appelle les entreprises, banques, assurances, institutions, etc. à accompagner l'initiative.
Une journée touristique intitulée « Révéler le Bénin », prévue le 23 octobre, permettre aux participants de découvrir le patrimoine historique et culturel du Bénin.
Marc MENSAH
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