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Updated: 2 days 15 hours ago

Les Africains sont connectés, mais la sécurité numérique reste faible

Sun, 03/01/2026 - 14:05

Une enquête téléphonique d'Afrobarometer révèle que la plupart des adultes à travers sept pays africains utilisent fréquemment Internet, mais que beaucoup méconnaissent des mesures de sécurité numérique et les appliquent de manière incohérente, voire pas du tout.

En moyenne à travers l'Angola, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Nigéria, le Sénégal et la Tanzanie, la majorité des répondants se disent préoccupées par la sécurité de leurs données personnelles en ligne et estiment que leur téléphone portable est l'appareil le plus vulnérable aux menaces numériques.

Nombre d'entre elles ignorent l'existence des outils de protection en ligne, et rares sont celles qui appliquent des mesures de sécurité, notamment celles qui offrent une protection renforcée comme l'authentification à deux facteurs, les VPN et les logiciels antivirus.

Les répondants ont tendance à s'appuyer fortement sur des sources informelles, telles que les médias sociaux et leurs amis ou leur famille, pour obtenir des conseils en matière de sécurité numérique, tandis que les ressources plus structurées – telles que l'environnement de travail ou les tutoriels en ligne – sont moins fréquemment utilisées.

Bien que limitées à sept pays et aux répondants âgées de plus de 17 ans, ces résultats mettent en évidence d'importantes lacunes en matière de culture numérique et suggèrent la nécessité d'une éducation ciblée et de ressources accessibles pour garantir que l'empreinte numérique croissante de l'Afrique soit à la fois émancipatrice et sécurisée.

Résultats clés

En moyenne à travers les sept pays sondés, parmi les adultes qui accèdent au contenu Internet, une grande majorité (84%) déclarent le faire « tous les jours » ou « quelques fois par semaine » (Figure 1).

Les téléphones portables sont le principal moyen d'accès à Internet (85%). Les jeunes adultes (18-35 ans) sont plus susceptibles d'être des utilisateurs réguliers d'Internet (87%) que les cohortes plus âgées (74%-83%).Plus de huit répondants sur 10 (82%) déclarent s'informer « quelques fois par semaine » ou « tous les jours » via les réseaux sociaux (Figure 2).

Par ailleurs, la moitié (51%) affirment consulter régulièrement d'autres sites Internet. Plus de la moitié (52%) se disent préoccupés par la sécurité de leurs informations personnelles en ligne, et 81% pensent que les téléphones portables sont plus vulnérables aux activités nuisibles en ligne que les ordinateurs et autres appareils (Figure 3).

Seul environ un tiers (32%) des répondants disent qu'ils connaissent « quelque peu » (22%) ou « beaucoup » (10%) les outils et les compétences pour protéger leur vie privée et leurs informations numériques (Figure 4).

L'utilisation des outils et pratiques de protection par les internautes est très variable (Figure 5) :

Plus de sept personnes sur 10 (72%) disent utiliser des mots de passe forts pour protéger leurs informations en ligne, bien que seulement environ la moitié (52%) des Béninois fassent cette affirmation.

D'autres mesures de sécurité sont beaucoup moins fréquemment utilisées, notamment l'authentification à deux facteurs (33%), les logiciels antivirus (30%) et les réseaux privés virtuels (VPN) (21%)

La plupart des répondants s'appuient sur les médias sociaux (60%) et sur leurs amis et leur famille (62%) pour s'informer sur les outils de sécurité en ligne (Figure 6).

Moins de la moitié se tournent vers les vidéos/tutoriels en ligne (48%), les articles/sites Web d'actualité (32%) et les ressources sur le lieu de travail (29%) comme sources d'information sur la sécurité en ligne.

Afrobarometer Calling

Afrobarometer est un réseau panafricain et non-partisan de recherche par sondage qui produit des données fiables sur les expériences et appréciations des Africains relatives à la démocratie, à la gouvernance et à la qualité de vie. Afrobarometer est un réseau panafricain de recherche par sondage, indépendant de toute affiliation politique, qui fournit des données fiables sur les expériences et les évaluations de la démocratie, de la gouvernance et de la qualité de vie en Afrique. Pour ses enquêtes standard, des partenaires nationaux dans une quarantaine de pays africains mènent des entretiens en face à face, dans la langue du répondant, auprès d'échantillons représentatifs de 1.200 à 2.400 répondants.

Entre ses enquêtes classiques, Afrobarometer réalise également des sondages téléphoniques plus ciblés sur des sujets émergents ou d'actualité, sous l'égide d'Afrobarometer Calling. Entre le 6 septembre et le 8 novembre 2024, ses partenaires ont interrogé des échantillons nationaux de 1.200 adultes (âgés de 18 ans et plus) possédant un téléphone mobile et déclarant consulter du contenu Internet. Ces enquêtes ont été menées en Angola, au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Kenya, au Nigéria, au Sénégal et en Tanzanie, et portaient sur les usages numériques et la sensibilisation à la cybersécurité.

Categories: Afrique

L'Afrique pleure le maestro Boncana Maïga

Sun, 03/01/2026 - 14:01

Le monde de la culture est en deuil ! Boncana Maïga, légende africaine du salsa s'est éteint, samedi 28 février 2026 à Bamako à l'âge de 77 ans.

Boncana Maïga est décédé des suites d'une maladie dans une clinique de la capitale malienne.

Le décès est survenu le samedi 28 février 2026.

Dans un communiqué officiel publié dès l'annonce de la nouvelle, le gouvernement du Mali a exprimé sa « profonde tristesse ». Le ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a salué la mémoire d'une « figure légendaire » qui a consacré sa vie au rayonnement de la culture malienne sur la scène internationale.

« Le Ministre s'incline devant la mémoire de cette illustre figure de la culture malienne et présente ses condoléances les plus attristées à sa famille biologique, au monde artistique et culturel, ainsi qu'à l'ensemble du peuple malien », souligne le communiqué.

Né à Gao, Boncana Maïga a incarné le dialogue musical entre l'Afrique et les Caraïbes. Parti étudier la musique à Cuba dans les années 1960 au sein du groupe mythique Las Maravillas de Mali, il y a perfectionné son art de la flûte et du saxophone, ainsi que ses talents d'arrangeur.

Plus tard, il deviendra l'un des piliers et fondateurs du collectif panafricain Africando, projet ambitieux mêlant salsa new-yorkaise et voix mandingues, wolof ou peules.

Le Béninois feu Gnonas Pédro fut membre du mythique groupe de salsa Africando.

L'œuvre emblématique Mariétou, de Boncana Maïga, demeure un classique indémodable des pistes de danse du continent.

Au-delà de ses propres succès, il a été l'architecte sonore des plus grands noms : de la diva Oumou Sangaré à Alpha Blondy, en passant par Manu Dibango ou encore son épouse, la chanteuse Kamaldine.

Dernier adieu

Les obsèques du « Maestro » Boncana Maïga se tiendront ce dimanche 1er mars 2026 à 14h00 à son domicile de Baco-Djicoroni Golf, à Bamako.

Boncana Maïga restera une « source d'inspiration pour les jeunes générations », selon le ministère malien de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme.
M. M.

Categories: Afrique

Le Roi du Maroc exprime sa solidarité aux Émirats, au Bahreïn, à l'Arabie saoudite et au Qatar

Sun, 03/01/2026 - 09:30

Suite aux attaques de missiles et de drones menées par la République islamique d'Iran contre certains pays du Moyen-Orient, Sa Majesté Mohammed VI du Maroc s'est entretenu au téléphone, samedi 28 février 2026, avec les Chefs d'Etat des Emirats Arabes Unis, du Royaume de Bahreïn, du Royaume d'Arabie saoudite, et du Qatar. Le Souverain a réaffirmé à ses frères et collègues la ferme condamnation par le Royaume du Maroc des agressions abjectes ayant visé la souveraineté de leurs pays. Sa Majesté le Roi a aussi exprimé de vive voie Son soutien et Son plein appui à ces pays pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens.

Dans un communiqué du Cabinet Royal rendu public, samedi dernier à Rabat, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a eu, plusieurs appels téléphoniques avec Ses frères et Collègues du Moyen-Orient. Il s'agit de Son Altesse Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, Président de l'Etat des Émirats Arabes Unis, de Sa Majesté le Roi Hamad Ben Issa Al Khalifa, Souverain du Royaume de Bahreïn, de Son Altesse Royale le Prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, Prince héritier du Royaume d'Arabie saoudite, président du Conseil des ministres, et de Son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir de l'Etat du Qatar.

SM. le Roi a réaffirmé la ferme condamnation par le Royaume du Maroc des agressions abjectes ayant visé la souveraineté de ces Etats frères et la sécurité de leurs territoires, ainsi que Son soutien et Son plein appui à ces pays dans toutes les mesures légitimes qu'ils jugent appropriées pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens.

Partant des liens fraternels ancrés et de la solidarité constante qui unit le Royaume du Maroc à ces Etats frères du Monde arabe, Sa Majesté le Roi a insisté sur le fait que ''la sécurité et la stabilité des pays du Golfe arabe font partie intégrante de la sécurité et de la stabilité du Royaume du Maroc, et que toute atteinte à leur sécurité constitue une agression grave et inacceptable et une menace directe pour la stabilité de la région".

L'Iran a mené des bombardements contre ses voisins du Moyen-Orient suite à l'opération militaire conjointe américano-israélienne lancée le 28 février 2026 sur son territoire.

Categories: Afrique

Coris Bank

Sat, 02/28/2026 - 23:56
Voir en ligne : https://benin.coris.bank/
Categories: Afrique

2 détenus évadés à Lalo rattrapés à Bohicon

Sat, 02/28/2026 - 23:43

Fin de cavale pour deux (02) présumés voleurs.

2 présumés voleurs, en fuite depuis leur évasion du commissariat de Lalo, ont été interpellés dans la nuit du 27 au 28 février 2026 par les éléments du commissariat de l'arrondissement d'Avogbanna, dans la commune de Bohicon.

Les deux individus avaient été arrêtés début février en flagrant délit de vol de moutons et d'une moto dans un village de la commune de Lalo, département du Couffo.

En garde à vue, les deux prévenus ont réussi à s'évader. Mais ils ont été localisés à Bohicon dans le département du Zou.

Le premier suspect a été interpellé dans la journée du vendredi 27 février. Il a ensuite conduit les agents jusqu'à son complice, retrouvé le samedi 28 février vers 08h30 dans un kiosque à Ahouawè.

Selon le commissariat de Police d'Avogbanna, les deux individus seront remis à la disposition du commissariat de Lalo, après avis du procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey.
M. M.

Categories: Afrique

Le transfert d'argent entre Ecobank Bénin et Celtiis désormais opérationnel

Sat, 02/28/2026 - 23:30

« Push & Pull », le service qui offre aux clients la possibilité de transférer de l'argent de leur compte Ecobank vers leur wallet Celtiis Cash (Push) et inversement (Pull), a été officiellement lancé jeudi 26 février 2026 au siège d'Ecobank à Cotonou.

Grâce au service Push & Pull Ecobank et Celtiis, transférez de l'argent en quelques clics entre votre compte bancaire et votre portefeuille Celtiis Cash, et vice-versa.

Il faut se rendre dans une agence Ecobank pour lier son compte bancaire à son portefeuille C'Cash.

Le service est également disponible sur la super application Waa ou via le code USSD : *889*8*1#

Avec ce partenariat, Ecobank Bénin et Celtiis entendent consolider la jonction entre le monde bancaire et celui des télécommunications, dans un pays engagé dans une dynamique de modernisation économique et de digitalisation des services financiers.
Les détails dans nos prochaines publications

Quelques images

Categories: Afrique

CFA ROW mobilise le 8e arrondissement de Cotonou pour WADAGNI ‎

Sat, 02/28/2026 - 20:57

A l'appel du Cercle des frères et amis de Romuald Wadagni (CFA ROW), des habitants venus des quartiers Gbèdagba, Tonato, Houéhoun, Houénoussou, Médédjro, Agbodjèdo, Agontinkon et Minonkpo du 8e Arrondissement de Cotonou ont apporté leur soutien à Romuald Wadagni, candidat à l'élection présidentielle du 12 avril prochain.

‎28 février, date charnière de l'histoire démocratique du Bénin, le 8e arrondissement de Cotonou a servi de cadre à un rassemblement aux allures de meeting en faveur du candidat Romuald Wadagni. Regroupés par quartier sous des bâches à Ste Rita ce samedi, les habitants de Gbèdagba, Tonato, Houéhoun, Houénoussou, Médédjro, Agbodjèdo, Agontinkon et Minonkpou scandaient « 8e arrondissement : attaché, collé, soudé… C'est ça l'amour ! »

Le président du comité d'organisation, Jude Ahuini, a ouvert la cérémonie par une minute de silence en hommage à Nestor Wadagni, défunt père du candidat et ancien résident de Gbèdagba. « Votre présence nombreuse est un signal fort (…). Nous ne sommes pas seulement réunis pour écouter des discours. Nous sommes ici pour montrer notre force, notre unité et notre détermination aux côtés de notre frère et ami Romuald Wadagni », a-t-il lancé. Pour lui, « le 8e arrondissement est debout, mobilisé et veut faire entendre sa voix ».

La jeunesse et les femmes en première ligne

‎Les jeunes, par la voix de Fabrice Tchoudé, ont fait savoir qu'ils ne sont pas là pour écouter des promesses mais pour « porter la vision d'un homme ». Romuald Wadagni est le « choix incontournable pour toute la jeunesse du 8e arrondissement mais aussi celui de tout le Bénin », ont-ils déclaré.

‎Pour les femmes du 8e arrondissement, représentée par Fatima Florence Olushey, Romuald Wadagni est « l'ami des femmes et le candidat du développement ».

‎Joseph Gbessovi, représentant des sages et notables, a pour sa part plaidé pour « 100 % des voix » en faveur du candidat.

‎Le député Orden Alladatin, membre de l'Union progressiste le Renouveau, a exhorté le 8e arrondissement à se démarquer au soir du 12 avril.

‎Le ministre conseiller Janvier Yahouédéhou a également appelé à la mobilisation.

‎Au nom du Cercle des frères et amis de Romuald Wadagni (CFA ROW), son président d'honneur, Jérémie Adjiwanou, a officiellement déclaré le soutien du mouvement au candidat, en soulignant la portée symbolique du 28 février. « C'est avec un sentiment de joie et de fierté que nous faisons, en cette date mémorielle de la Conférence nationale des forces vives de la nation, notre déclaration de soutien à notre frère et ami Romuald Wadagni ».

‎Il a salué les réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon, estimant que Romuald Wadagni y a apporté une contribution déterminante. Selon lui, le candidat « incarne la rigueur et la discipline budgétaire » et a participé à la modernisation des finances publiques ainsi qu'au renforcement de la crédibilité économique du Bénin sur la scène internationale.

Jérémie Adjiwanou a insisté sur l'ancrage local du candidat. « Au-delà des chiffres et des institutions, Romuald Wadagni est avant tout l'enfant de Gbèdagba et des quartiers du 8e arrondissement. Il n'a jamais oublié ses racines », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements nourris.

‎A moins de deux mois de l'élection présidentielle d'avril, le président d'honneur M. Adjiwanou appelle à une mobilisation sans relâche : « Nous devons répandre cet appel autour de nous, nous organiser et faire résonner la voix du 8e arrondissement dans tout le pays ».

Pour conclure, le président d'honneur de CFA ROW lance : « A partir d'ici, nous disons au Bénin entier : Romuald Wadagni est prêt. Vive le Bénin ! Et que la mobilisation commence ».
Marc MENSAH

Categories: Afrique

T Gang et Fo Logozo en concert ce samedi à Family Beach

Sat, 02/28/2026 - 17:33

Les artistes T Gang et Fo Logozo offrent un géant concert au public de Cotonou et environs, ce samedi 28 février 2026, sur le site officiel du Festival international des arts du Bénin (FInAB), à Family Beach de Cotonou, situé dans la rue de la direction générale de MTN-Bénin.

Du show ce samedi 28 février à la plage du Family Beach de Cotonou. La musique, l'une des expressions artistiques au cœur de la 4e édition du Festival international des arts du Bénin, sera une fois encore célébrée sur le site du Family Beach.
Un géant concert aura lieu avec les artistes T Gang Le Technicien et Fo Logozo, l'une des légendes du rap béninois. Plusieurs autres artistes dont Fanny Sènan, Marie Diallo, Vova Music, etc, sont également annoncés sur scène pour un spectacle mémorable. Le ticket d'entrée est au prix de 1000 francs CFA.
Démarré vendredi 20 février dernier, cette 4e édition du Festival international des arts du Bénin a offert une riche programmation où la musique, la danse, le théâtre et les arts vivants, ont révélé les talents des artistes et la création contemporaine. Le programme officiel s'achève ce dimanche 1er mars 2026.

F. A. A.

La CRIET relaxe le commissaire de Kompa Maxime Adjidowé

Sat, 02/28/2026 - 15:26

La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a infirmé le lundi 23 février 2026 le jugement rendu en première instance qui condamnait l'ex-commissaire de police de Kompa, Maxime Adjidowé à 24 mois de prison ferme. L'officier est relaxé au bénéfice du doute.

Le verdict est tombé dans le procès en appel de l'ex-commissaire de Kompa et un autre policier poursuivis devant la CRIET. Lors d'un jugement rendu en première instance le jeudi 5 décembre 2024, le juge avait requalifié les faits de trafic d'influence reprochés aux deux prévenus en complicité de trafic d'influence.

Pour ces faits, l'ex-commissaire de police Maxime Adjidowé et le sous-brigadier de police Moïse Barouka ont été reconnus coupables de complicité de trafic d'influence. Ainsi, le commissaire de police Maxime Adjidowé avait écopé de 24 mois de prison ferme et de 200 000 FCFA d'amendes. Quant à Moïse Baruka qui a affirmé tout au long du procès avoir menti sur le compte de l'ex-commissaire de Kompa, il a écopé de 12 mois de prison fermes et de 200 000 FCFA d'amendes.

Le jugement cassé en appel

Après le verdict rendu par le premier juge, l'ex-commissaire de police de Kompa dans la commune de Karimama a interjeté appel. Au cours du procès en appel , les débats ont révélé que les faits qui lui sont reprochés n'étaient pas établis. Certains qui l'accusaient dont l'ex-deuxième adjoint au maire de Karimama d'avoir pris de l'argent pour libérer un gardé à vue ont choisi la dénégation devant la Cour.

Le Sous-brigadier qui a écopé d'un an de prison lors du premier jugement et libéré depuis mai 2025 ne s'est pas présenté lors du procès en appel. L'ex-premier adjoint au maire de Karimama ainsi que l'ex-directeur départemental de la police républicaine de l'Alibori ont tous été entendus par les juges de la chambre d'appel de la chambre. Ces derniers ont affirmé qu'ils n'existaient aucune preuve que l'officier a pris de l'argent pour libérer un gardé à vue.

L'ex-Directeur départemental de la police républicaine de l'Alibori a même affirmé que le jour de la prétendue remise de fonds à l'ex-commissaire de Kompa, ce dernier n'était pas à son poste mais à une réunion de commandement à Kandi.

Dans le verdict rendu le lundi 23 février 2026, la chambre d'appel de la CRIET a infirmé en partie la décision de condamnation et a relaxé au bénéfice du doute l'ex-commissaire de police de Kompa Maxime Adjidowé. Elle a néanmoins confirmé en toutes ses autres dispositions le jugement rendu par le premier juge en décembre 2024, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Les faits reprochés

Dans ce dossier, il a été reproché au commissaire de police de Kompa et au policier d'avoir libéré un jeune homme de 33 ans présumé voleur et une dame présumée receleuse interpellés dans une affaire de vol de pagnes et placés en garde à vue. Ceci, contre le paiement d'une somme d'argent

Selon les faits, la famille de la supposée receleuse aurait payé une somme de 300.000 francs CFA au commissaire de Kompa Maxime Adjidowé pour obtenir la libération de cette dernière. Le jeune homme accusé de vol et placé en garde à vue du 15 au 17 avril 2024 a aussi été remis en liberté avec contrainte de se présenter tous les jeudis. Il est notamment reproché au commissaire de n'avoir pas fait la procédure requise en la matière. Les mis en cause ont toujours rejeté les faits.

https://www.libre-express.bj/justice/4906/karimama-au-proces-en-appel-la-criet-relaxe-au-benefice-du-doute-lex-commissaire-de-kompa-maxime-adjidowe

Une unité clandestine de production de tomate en boîte démantelée

Sat, 02/28/2026 - 15:23

Une unité clandestine de fabrication de fausse tomate concentrée en boîte a été démantelée lors d'une opération conjointe menée par le directeur du développement industriel appuyé par les éléments de la Police républicaine. Le produit issu de cette unité est impropre à la consommation et représente une menace pour la santé.

Les populations sont invitées à redoubler de vigilance en ce qui concerne l'achat de boites de conserve sur les marchés. Une unité clandestine de fabrication de fausse tomate concentrée en boîte a été démantelée ces derniers jours. L'unité incriminée selon les informations, propose un produit qui s'apparente à la tomate concentrée à travers un mélange de farine de soja, de colorant rouge et de sel bien dosé. Une quantité importante de ces fausses concentrées de tomate est déjà déversée sur le marché, alors que les conditions de production non contrôlées, la qualité des ingrédients utilisés, et les méthodes de conservation exposent les populations à des risques de santé.
L'enquête se poursuit.

F. A. A.

TOGNIFODE lance le concours de recrutement des CP et inspecteurs

Sat, 02/28/2026 - 15:14

Le concours de recrutement des élèves Conseillers pédagogiques (CP), et des élèves inspecteurs a démarré, ce vendredi 27 février 2026, sur toute l'étendue du territoire national. Les épreuves ont été lancées par la ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique TOGNIFODE, au Lycée Béhanzin à Porto-Novo.

Du personnel pour l'encadrement pédagogique dans le sous-secteur de l'enseignement secondaire, technique et professionnel. Trois cent conseillers pédagogiques (300), et cinquante (50) élèves inspecteurs seront bientôt recrutés.
La ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique TOGNIFODE, a lancé les épreuves ce vendredi 27 février 2026, au lycée BEHANZIN à Porto-Novo.

Pour ce qui concerne le corps des élèves conseillers pédagogiques, 338 candidats inscrits pour 300 postes ouverts, ont composé ce vendredi 27 février sur toute l'étendue du territoire national. Quant aux élèves inspecteurs, ils sont au total 400 inscrits pour 50 postes ouverts, et affronteront les différentes épreuves ce samedi 28 février.

Les candidats à ces deux concours selon les services de communication du gouvernement, sont répartis dans 12 spécialités dont 9 relevant de l'enseignement secondaire général et 3 de l'enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle.
Pour la ministre, ces recrutements constituent une étape majeure de la mise en œuvre de la vision du gouvernement pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement du second degré. L'objectif visé à l'en croire, est apporter une réponse structurelle à un déficit dans le corps d'encadrement.

Le processus de recrutement des 300 conseillers pédagogiques et 50 élèves inspecteurs selon le directeur des examens et concours, sera bouclé au plus tard fin mars. Les candidats retenus seront formés à l'École de formation du personnel d'encadrement de l'éducation nationale (EFPEEN) à Porto-Novo.

F. A. A.

Lettre ouverte aux électeurs béninois (2) : Protéger l'œuvre, préparer l'avenir

Sat, 02/28/2026 - 10:06

Chers compatriotes,

Une nation se juge à sa capacité à préserver ce qu'elle a construit et à préparer ce qu'elle ambitionne de devenir.
Depuis une décennie, le Bénin a engagé une transformation profonde. Sous la conduite du président Patrice Talon, notre pays a restauré l'autorité de l'État, modernisé ses infrastructures et rétabli sa crédibilité financière. Ces avancées n'ont pas été le fruit du hasard. Elles sont le résultat d'une vision structurée et d'une discipline assumée.
Aujourd'hui, à l'approche d'avril 2026, une question s'impose : saurons-nous protéger cette œuvre collective ?

Protéger l'œuvre
Les finances publiques ont été assainies.
L'administration budgétaire modernisée.

La signature du Bénin consolidée sur les marchés internationaux.
En 2020, la Banque mondiale a reclassé notre pays parmi les économies à revenu intermédiaire inférieur. Ce reclassement consacre des années d'efforts et de réformes structurelles.
Au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, le Bénin a contribué à renforcer la souveraineté monétaire régionale.
Ces résultats portent la marque d'un travail rigoureux mené au ministère de l'Économie et des Finances par Romuald Wadagni. Ils ont permis de financer des infrastructures structurantes, d'améliorer l'environnement des affaires et de renforcer la confiance des partenaires internationaux.
Protéger l'œuvre, ce n'est pas s'enfermer dans le passé.
C'est empêcher que les fondations patiemment posées ne soient fragilisées par l'improvisation.

Préparer l'avenir
Mais protéger ne suffit pas. Il faut projeter.

Le prochain cycle présidentiel devra accélérer l'industrialisation, renforcer la transformation locale, soutenir l'entrepreneuriat des jeunes, consolider l'inclusion financière et investir massivement dans le capital humain.
Préparer l'avenir exige compétence, expérience et crédibilité.
Romuald Wadagni incarne cette continuité stratégique. Ancien associé du cabinet international Deloitte, formé dans des institutions académiques de premier plan, enraciné dans les réalités nationales, il a démontré sa capacité à piloter des réformes complexes et à négocier dans les environnements économiques les plus exigeants.
Le Bénin a besoin d'un président opérationnel dès le premier jour.

Une responsabilité collective
Chers compatriotes,

Notre démocratie est l'un de nos plus grands patrimoines. Depuis la Conférence nationale, nous avons montré que la maturité politique n'est pas un slogan, mais une pratique.
En avril 2026, nous aurons l'occasion de démontrer une fois encore que le Bénin sait organiser des transitions dans la continuité, sans rupture brutale, sans affaiblir sa stabilité.

Protéger l'œuvre.
Préparer l'avenir.
Voilà l'exigence du moment
.

Pour ma part, je ferai le choix de la consolidation et de la responsabilité. Je voterai pour Romuald Wadagni.
Mais au-delà de mon choix personnel, j'invite chaque citoyen à mesurer la portée historique de son vote.
Une nation avance lorsque son peuple refuse l'hésitation.
Une nation progresse lorsque son peuple choisit la lucidité.
En avril 2026, soyons fidèles à ce que nous avons construit.
Et préparons, avec courage et confiance, ce que nous voulons devenir.

Avec foi en notre démocratie,
Arthur TEVOEDJRE
Citoyen béninois engagé

« Nouveaux Horizons » ouvre le débat à travers les Ateliers de Wadagni

Fri, 02/27/2026 - 19:15

Dans une dynamique de construction d'un citoyen béninois de type nouveau et davantage conscient de ses devoirs envers la République, le Groupe de Réflexion et d'Analyse (GRA), les « Nouveaux Horizons » a lancé, ce vendredi 27 février 2026, les ateliers de Romuald Wadagni. Il s'agit d'une plateforme d'échanges, de partage d'expériences et surtout de promotion d'idées novatrices pour le développement du Bénin.

« Les horizons de l'auto-entreprenariat à l'ère de l'émergence économique du Bénin : opportunités, astuces et chances de succès », c'est la thématique développée, ce vendredi 27 février 2026, lors d'un webinaire qui consacre le lancement des ateliers de Romuald Wadagni, initiés pour soutenir sa candidature du duo Wadagni-Talata à l'élection présidentielle d'avril 2026 au Bénin.

Cette session a été animée par le Professeur Albert Honlonkou, Armand Patrick Pognon, coach et président directeur d'université de coaching, et Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des entreprises du Bénin (CONEB).

Dans son discours de lancement, le président du GRA « Nouveaux Horizons », Victorien Kougblénou a rendu un vibrant hommage au chef de l'Etat Patrice Talon, intrépide bâtisseur qui d'après lui, a fait un travail gigantesque et titanesque pour la reconstruction du Bénin.

Le président du GRA « Nouveaux Horizons » nourrit l'espoir que l'aube nouvelle qui s'annonce avec le « valeureux » duo Wadagni-Talata, augurera de nouveaux horizons, dans une tendance de « coconstruction » d'un développement véritablement durable.

A propos du GRA « Nouveaux Horizons »
Le GRA « Nouveaux Horizons » selon son président, n'est pas un succédané. Il ne s'agit pas d'un « nouveau venu » parmi tant d'autres. Il incarne la naissance d'un espoir qui ne s'éteindra plus. C'est une organisation atypique dont la vision est celle d'un futur radieux pour un Bénin qui se construit avec le présent et des personnes de bonne volonté.

Le mouvement explique Victorien Kougblénou, a pris la mesure de ce que la connaissance est la clé de voute d'un développement dans le marbre de la pérennité, et que l'espoir de demain se construit aujourd'hui. Ce qui explique son engagement aux côtés d'acteurs politiques et particulièrement du duo Wadagni-Talata et des partenaires au développement afin que le Bénin affiche sur tous les plans, la splendeur qu'il mérite.

« Dans ce fond, Nouveaux Horizons n'est point une organisation politique, mais une organisation d'analyse citoyenne et du peuple, regroupant des jeunes de tous horizons, des femmes et des hommes de nationalité béninoise, vivant ou non sur le territoire national. Il accueille également des sympathisants non nationaux unis à la République du Bénin par des liens particuliers », a souligné le président.

Le GRA « Nouveaux Horizons » n'est pas « une initiative qui passe. « Elle est née pour jouer durablement sa partition dans le nouveau Bénin, mais surtout pour célébrer les valeurs, les méritants de la République. Il porte également l'ambition de la mise en place d'une « université populaire » où le paysan, la bonne dame, le jeune, la personne âgée, le sachant, le technocrate, l'expert, etc, peuvent être reliés par la connaissance, du savoir et des valeurs », a expliqué Victorien Kougblénou.

Romuald Wadagni, cadre compétent et très humaniste
Le candidat au poste de président de la République à l'élection présidentielle d'avril 2026 au Bénin selon le GRA « Nouveaux Horizons », n'est pas véritablement inconnu. Il emporte sous son ombre, un mystère et une énergie qu'on découvre peu à peu. En plus d'être un homme laborieux, infatigable, excellemment compétent mais surtout intraitable, Romuald Wadagni au fond, est « humainement vulnérable, éminemment emphatique, très sociable et très attaché à l'humain et aux valeurs humanistes. Il porte le souci de ses semblables, il se préoccupe de leur quotidien », a témoigné le président. Aux côtés du chef de l'Etat Patrice Talon, l'homme, a-t-il poursuivi, a laissé, sans avoir été à la manette principale, un héritage qui peut déjà faire école. Celui d'avoir su mettre le Bénin sur la voie de l'émergence économique et de la crédibilité internationale.

Ainsi, à travers les ateliers de Romuald Wadagni, le GRA « Nouveaux Horizons » engage des débats constructifs autour des idées et thématiques d'intérêt général qui prennent à la fois leur source dans les résultats des réformes publiques opérées ces dernières années, et pour lesquelles Romuald Wadagni fut l'une des chevilles ouvrières.

Ces ateliers qui se veulent participatifs, inclusifs et surtout contributifs, vont constituer des creusets d'échanges francs, empreints de courtoisie et de respect mutuel, a expliqué Victorien Kougblénou procédant à l'ouverture officielle de la session inaugurale du webinaire.

F. A. A.

King Mensah, « la voix d'or » qui enseigne au-delà de la musique

Fri, 02/27/2026 - 18:07

Le musicien King Mensah, de son vrai nom Ayaovi Papavi Mensah, comptabilise 30 ans de carrière. Invité d'un épisode spécial de PodLab Studio, l'artiste surnommé « La voix d'or du Togo » s'est livré sans détour sur plus de trois décennies de carrière, son enfance marquée par l'épreuve, ses combats artistiques et sa vision lucide de l'éducation, de l'investissement et de l'avenir du continent.

Né le 12 août 1971 à Lomé d'un père togolais et d'une mère béninoise, King Mensah perd son père à l'âge de 13 ans. Dernier d'une fratrie de six enfants, il grandit dans la précarité : exclusions répétées de l'école pour défaut de paiement, jusqu'à l'abandon des études en classe de quatrième. « Je n'ai jamais regretté jusqu'à aujourd'hui », dit-il.

Formé à « l'école de la vie », il développe une définition personnelle de l'intellectuel : « Quelqu'un qui trouve des solutions à des problèmes. » Une manière de rappeler que le diplôme ne résume pas l'intelligence ni la valeur d'un individu.

Depuis son premier album sorti en 1996, l'artiste revendique une constance : parler de la vie, du quotidien, avec des « mots vivants » capables de traverser le temps. Il chante en mina, éwé et français. Chanter dans sa langue maternelle fut un combat, mais aussi un acte de fierté. « On n'est pas obligé de chanter en français ou en anglais pour avoir une carrière internationale », affirme-t-il. Pour King Mensah, la musique n'est ni un passe-temps ni un hasard. « La musique, c'est mon petit Jésus. C'est elle qui m'a amené là où je suis aujourd'hui », confie-t-il.

L'école, oui… mais autrement

L'artiste se dit non pas contre l'école, mais contre un système éducatif déconnecté des réalités africaines. Il plaide pour une formation utile, enracinée dans les besoins concrets (métiers manuels, connaissance du territoire, valorisation des langues et de l'histoire locales.)

Son expérience auprès d'orphelinats est révélatrice : « Ceux qui ont appris un métier gagnent parfois mieux leur vie que ceux qui ont fait de longues études. » Il faut, souligne-t-il, former des hommes et des femmes capables de construire leur pays, plutôt que d'accumuler des savoirs sans débouchés.

Passé par la Côte d'Ivoire, la France, le Japon ou encore le Danemark, King Mensah estime que l'Europe lui a appris à aimer davantage l'Afrique. Au contact d'autres cultures, il comprend l'urgence de défendre la sienne. « Si je fais du reggae, ce n'est pas chez moi. Je dois faire la musique de chez moi », a-t-il confié.

Indépendant depuis ses débuts, sans producteur, il insiste sur l'importance de la formation artistique, c'est-à-dire apprendre le métier, bâtir des fondations solides, loin des succès éphémères. Selon lui, le Togo et le Bénin et en général l'Afrique regorgent de talents capables de transformer le continent, à condition d'être détectés, accompagnés et financés.

Après 30 ans de carrière (1996-2026), King Mensah apparaît avant tout comme un homme pétri de sagesse, dont la musique et la parole, nourries par l'épreuve et l'expérience, invitent chaque génération africaine à croire en sa valeur, à investir dans l'essentiel et à construire l'avenir sans renier ses racines.

Categories: Afrique, European Union

"Mon départ du MTCA n'est pas un renoncement" (Abimbola)

Fri, 02/27/2026 - 17:12

À travers une publication sur sa page Facebook, ce vendredi 28 février 2026, Babalola Jean-Michel H. Abimbola revient sur son départ du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Sans renoncer à ses idéaux, il dresse le bilan de son action, souligne l'ancrage des réformes dans la vision de transformation portée par le Président Patrice Talon, et affirme que son engagement au service de l'État se poursuivra désormais depuis l'Assemblée nationale, au nom du développement culturel, touristique et identitaire du Bénin. Voici son message.

LE DEVOIR DE CONTINUITÉ

"Il est des moments où l'on quitte une charge sans jamais renoncer aux idéaux. Il est des instants où la fonction se retire, mais où la conviction et l'engagement demeurent intacts.

Servir l'État, n'est pas nécessairement occuper une fonction : c'est surtout porter une vision, même lorsque les projecteurs changent d'angle et que les responsabilités se déplacent.

Mon départ du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts n'est pas un renoncement. Il constitue un moment institutionnel, une respiration naturelle de la République — cette mécanique vivante où les charges évoluent sans que l'engagement ne vacille. Dans un État solide, les fonctions circulent ; dans une conscience fidèle, la mission demeure.

Le chemin parcouru s'inscrit dans une architecture qui dépasse toute trajectoire individuelle. Il fut guidé par la vision méthodique et exigeante du Président de la République, Patrice Talon, résolument orientée vers la transformation structurelle du Bénin.
Mais toute vision appelle un bras, une méthode, une volonté d'exécution. J'ai eu l'honneur et le privilège d'être ce bras déterminé, cet artisan attentif d'une œuvre de refondation nationale dans le tourisme, la culture et les arts.

Transformer l'ambition en actes, les principes en programmes, les promesses en résultats : telle fut la discipline constante de mon engagement. Car une révolution ne se décrète pas seulement : elle se construit dans la rigueur administrative, la coordination des intelligences, l'arbitrage lucide des priorités, la mobilisation des partenaires et la constance dans l'action.

Ainsi, le tourisme, irrigué par la culture et les arts, a cessé d'être périphérique pour devenir un levier stratégique de souveraineté, d'attractivité et de croissance. Il n'a pas seulement servi au rayonnement de la Destination Bénin ni à la modernisation des infrastructures ; il a redonné souffle à notre mémoire et réinscrit notre patrimoine dans le récit du monde.

Affirmer notre identité culturelle n'était pas seulement un geste esthétique : c'était un acte fondateur. Faire de cette identité un moteur structurant de richesse et de développement fut l'un des défis majeurs de notre temps. Nous l'avons relevé avec constance et méthode.

Les fruits de cette action sont tangibles : le retour des biens culturels, la mise en lumière de l'art contemporain béninois à travers l'itinérance des œuvres de nos créateurs, la restauration des palais royaux, la création de musées, la modernisation des infrastructures culturelles, la structuration des industries créatives, la professionnalisation des acteurs, ainsi que l'adoption de lois destinées à assurer la fluidité et la productivité des filières culturelles et touristiques.

La dynamique engagée n'a jamais opposé modernité et tradition ; elle les a articulées. Les chefferies traditionnelles, gardiennes des légitimités historiques et des savoirs endogènes, ont été associées aux grands projets patrimoniaux. Rites et fêtes ancestrales ont retrouvé leur place dans les calendriers nationaux et internationaux, scellant une alliance féconde entre héritage séculaire et ambition contemporaine.

La Destination Bénin est devenue une réalité. Vue de loin, notre nation suscite le désir ; vécue de l'intérieur, elle propose des perspectives concrètes. L'offre s'est consolidée par le financement des initiatives privées et le renforcement du cadre juridique et institutionnel.

Le visiteur peut désormais célébrer, sur notre sol, la richesse des arts et des cultures vodun à travers l'institutionnalisation des Vodun Days, le Festival des Masques et la route des Couvents. Il peut parcourir les musées dédiés à notre histoire et à notre patrimoine, s'incliner sur les sites mémoriels consacrés à nos frères et sœurs victimes de la déportation, et contempler les monuments élevés à nos grandes figures nationales. Le Koutammakou, paysage culturel exceptionnel situé au nord-est du Togo et s'étendant jusqu'au Bénin, est devenu un site d'intérêt mondial parce que désormais inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un témoignage vivant d'un génie architectural, social et spirituel qui traverse les siècles.

Cette dynamique s'illustre également à travers la mise en lumière de Ganvié, l'essor d'infrastructures hôtelières de référence telles que le Sofitel Cotonou Marina Hôtel & Spa et le Dhawa de Ouidah, l'adoption de réformes structurantes pour l'attractivité et la sécurisation des investissements, ainsi que la professionnalisation des métiers du tourisme — guides, agents de voyage, hôteliers, restaurateurs, conservateurs du patrimoine, médiateurs culturels et opérateurs d'expériences.

Ces réalisations ne sont pas des trophées ; elles sont des fondations, les assises d'une transformation profonde qui irrigue l'économie, les territoires et l'imaginaire collectif. Elles ouvrent la voie à des industries touristiques et culturelles résilientes, confirmant la vocation du Bénin à devenir un pôle d'espérance pour les jeunesses africaines.

L'Histoire enseigne qu'une révolution culturelle authentique ne transforme pas seulement les institutions : elle agit sur les mentalités, redessine l'image d'un pays et remodèle son architecture sociale. Ce mouvement est enclenché. Il est visible. Il est irréversible.

Je rends hommage aux femmes et aux hommes qui ont porté cette exigence : équipes ministérielles, cadres techniques, agences spécialisées, acteurs de la société civile, artistes, opérateurs économiques des industries touristiques et créatives, dignitaires et chefs traditionnels, partenaires internationaux, forces vives de la Nation. Leur engagement a donné chair à l'ambition et profondeur à l'action.

Aujourd'hui, appelé à siéger à l'Assemblée nationale, je demeure au service de la même vision. La Représentation nationale sera un espace de consolidation normative, de sécurisation institutionnelle et d'amplification des réformes engagées. Depuis cet autre front de l'action publique, mes convictions ne chercheront ni repos ni transition : elles trouveront de nouveaux relais.

L'élan qui a animé mon action aux côtés du Président Patrice Talon continuera d'orienter ma détermination sur les trajectoires tracées par la vision « Bénin 2060 ALAFIA, un Monde de Splendeurs », en cohérence avec l'offre politique de la majorité présidentielle. Car cette vision n'est pas un slogan : elle est une boussole. Et une boussole n'a de sens que si l'on avance.

Comme le rappelait Nelson Mandela : « Ce qui compte dans la vie, ce n'est pas le simple fait d'avoir vécu. C'est la différence que nous avons faite dans la vie des autres qui déterminera la signification de la vie que nous avons menée. »

C'est dans cette conscience de notre responsabilité historique — transformer durablement notre société et léguer à la Nation plus que ce que nous avons reçu — que je poursuis mon engagement.
L'œuvre nous dépasse. Elle est appelée à traverser le temps, car elle appartient désormais à la mémoire en construction de notre peuple et à l'espérance de nos enfants.

Merci au Président de la République.
Merci à mes collègues du Gouvernement, spécialement José TONATO.
Merci au ministre d'Etat, Romuald WADAGNI, en qui nous croyons.
Merci à mes collaborateurs du Ministère du tourisme, de la culture et des arts.
Merci aux agences spécialisées du tourisme, de la culture et des arts.
Merci à mon épouse."

Babalola Jean-Michel H. ABIMBOLA

32 kg de chanvre indien saisis, 15 suspects arrêtés à Sèkandji

Fri, 02/27/2026 - 17:06

Les unités de la Police républicaine ont mené, jeudi 26 février 2026, une opération d'envergure dans le quartier dit ‘'Escorte'' à Sèkandji dans l'arrondissement d'Agblangandan. Bilan de l'opération : 15 personnes arrêtées et une importante quantité de stupéfiants saisis.

« (32) kilogrammes de chanvre indien, plusieurs dizaines de paquets de cigarettes de différentes marques, des comprimés psychotropes (ROYAL, TRAMAKING 225, AKEROL), six (06) flacons de codéine, cent quarante-six (146) briquets, soixante-dix-sept (77) broyeurs, sachets et papier d'emballage servant au conditionnement et à la commercialisation de produits prohibés » ont été saisis jeudi 26 février 2026 au quartier ‘'Escorte'' à Sèkandji.

15 personnes retrouvées en possession de chanvre indien ont été interpellées.

La Police est descendue sur les lieux suite à des signalements répétés faisant état d'un trafic de stupéfiants. L'opération a mobilisé des unités de Peloton de Surveillance et d'Intervention (PSI) de l'Ouémé, appuyées par le commissariat d'Agblangandan.

Les suspects ont été placés en garde à vue.
M. M.

Les engins et ouvriers en action sur l'axe UNAFRICA-Cheminot

Fri, 02/27/2026 - 13:27

Les travaux de réhabilitation de l'axe Carrefour UNAFRICA - Carrefour Cheminot ont effectivement démarré ce jeudi 26 février 2026.

Pelleteuses et bulldozers s'activent sur l'axe UNAFRICA – Cheminot ce jeudi 26 février 2026.

Les engins sont notamment en train de démolir le revêtement en pavés du trafic local. Des ouvriers en gilet apportent leur soutien.

Sur la chaussée rétrécie à cause des balises de sécurité, voitures et motocyclette roulent lentement. Les gros porteurs stationnés en attente d'accès au Port de Cotonou aggravent les ralentissements.

Malgré ces contraintes, certains accès restent ouverts. Les carrefours menant à la Mosquée Centrale de Zongo et à la compagnie Air Sénégal restent praticables.

Les panneaux indiquant les voies de déviation sont bien visibles sur le chantier.

indication des voies de déviation

Les travaux s'inscrivent dans le cadre du projet Aménagement des Voies d'Accès et de Traversée de Cotonou (ATC). L'objectif est de moderniser 64 km d'axes routiers stratégiques pour désengorger la ville.

Il est prévu la réhabilitation de carrefours majeurs, l'amélioration de la mobilité urbaine, l'éclairage public et l'assainissement.

balises et vue du trafic local dégarni des ses pavés

Parmi les axes concernés figurent l'Étoile Rouge – Carrefour UNAFRICA – Carrefour Cheminot, l'Étoile Rouge – Marché Saint Michel et l'Échangeur Godomey – Stade Mathieu Kérékou. Le volet assainissement inclut la construction de 146 km de caniveaux et collecteurs pour améliorer le drainage pluvial dans le cadre du Programme d'Assainissement et de Protection des Cités (PAPC).

Un engin lourd sur le chantier

Le projet comprend également la modernisation des pistes cyclables, la réhabilitation des grilles avaloirs et l'installation d'un éclairage public pour renforcer la sécurité urbaine, sous maîtrise d'ouvrage de la SIRAT SA.
Ces travaux complètent la Phase 2 du Projet Asphaltage, qui couvre près de 94 km de routes dans le Grand Nokoué, englobant Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi.

Marc MENSAH

Carrefour de la mosquée centrale Zongo

Le FMI salue le Bénin et libère 118 millions de dollars supplémentaires

Fri, 02/27/2026 - 13:26

Le Fonds Monétaire International (FMI) a donné son feu vert à un nouveau décaissement en faveur du Bénin.

Réuni à Washington le 24 février 2026, le conseil d'administration du Fonds Monétaire International (FMI) a validé les dernières évaluations des programmes en cours au Bénin, permettant au pays de bénéficier d'environ 118 millions de dollars supplémentaires.

Cette décision marque l'achèvement des cycles engagés il y a plus de deux ans dans le cadre des Facilités élargies de crédit et du mécanisme élargi de crédit. Elle clôt également la revue du dispositif dédié à la résilience et à la durabilité, tourné vers les réformes climatiques.

Un peu plus de 36 millions de dollars proviennent des instruments budgétaires classiques. Depuis 2022, ces appuis ont permis de mobiliser près de 665 millions de dollars. S'y ajoutent plus de 81 millions de dollars au titre du programme axé sur le climat, mis en place plus récemment. L'enveloppe cumulée de ce guichet approche désormais les 204 millions de dollars.

Performances mais appel à la vigilance

Le déficit budgétaire a été contenu à un peu plus de 3 % du Produit intérieur brut en 2024 au Bénin, selon le FMI. Cette évolution tient à une hausse des recettes fiscales et à un encadrement plus strict des dépenses, selon le FMI, sans remise en cause des programmes sociaux prioritaires.

Le gouvernement ambitionne de ramener le déficit sous le seuil communautaire fixé par l'Union économique et monétaire ouest-africaine, qui limite les déséquilibres publics à 3 % du PIB.

L'activité économique demeure robuste. La croissance devrait rester soutenue en 2025, portée notamment par la transformation industrielle et le développement des zones économiques spéciales. Le déficit extérieur, creusé par d'importantes importations liées aux infrastructures et à la zone industrielle de Glo-Djigbé, commence à se résorber.

Le FMI attire toutefois l'attention sur le niveau d'endettement public, réévalué à un peu plus de 60 % du PIB après l'intégration de certains engagements d'entreprises publiques dans la dette de l'État. Malgré cette révision, le Bénin reste considéré à risque modéré de surendettement.

Les Etats-Unis offrent du matériel aux agents de santé communautaire

Fri, 02/27/2026 - 13:25

L'Ambassade des États-Unis a offert du matériel aux agents de santé de première ligne dans le département du Plateau. La remise du don a été faite le mardi 17 février 2026 à Kétou par le Conseiller Politique et Economique à l'Ambassade des Etats-Unis, Christopher McCabe.

Les États-Unis fournissent aux Agents de Santé Communautaire des équipements d'une valeur de 826 071 dollars. Ils se composent de 30 ordinateurs portables et de 875 kits pour les Relais Communautaires (tablettes, bicyclettes, ustensiles de démonstration culinaire, matériel médical technique et équipements de protection individuelle). Ce don s'inscrit dans le cadre du Projet de Renforcement de la Santé Communautaire dans les Départements du Plateau, du Mono, de l'Atacora et de la Donga au Bénin. « Ce projet constitue un investissement stratégique qui génère des retombées tangibles tant pour les États-Unis que pour le Bénin », a déclaré le Conseiller Politique et Economique à l'Ambassade des Etats-Unis, Christopher McCabe. Le Projet de Renforcement de la Santé Communautaire est mis en œuvre par l'ONG DEDRAS en partenariat avec les ONG BUPDOS et SIAN'SON.

« En dotant les agents de santé de première ligne de ces outils essentiels, nous réalisons un investissement stratégique dans la capacité du Bénin à construire un système de santé local résilient et durable qui réduira la dépendance à l'aide extérieure au fil du temps », a affirmé le Conseiller Politique et Economique à l'Ambassade des Etats-Unis, Christopher McCabe.

L'engagement des États-Unis envers la Politique Nationale de Santé Communautaire du Bénin a permis de nombreuses années de collaboration fructueuse et de réalisations concrètes au profit des communautés de base. La mise en œuvre de la nouvelle politique de santé communautaire a produit des résultats concrets.

Les Agents de Santé Communautaire ont visité 1 708 499 ménages à domicile. 30 420 enfants malades ont été détectés et référés par les agents. Il y a eu 21 304 enfants malades traités. « Ces réalisations mesurables démontrent des retombées tangibles pour les États-Unis et le peuple américain. En renforçant la capacité du Bénin à détecter et à répondre aux menaces sanitaires au niveau communautaire y compris l'identification et le traitement des enfants malades avant que leur état ne s'aggrave, nous construisons un système d'alerte précoce qui protège les Américains contre les épidémies de maladies infectieuses dangereuses », a conclu Christopher McCabe.

Voici les mutins recherchés par la Police

Fri, 02/27/2026 - 13:01

Un avis de recherche a été lancé contre 9 individus, principalement des militaires, soupçonnés d'être les cerveaux de la tentative de coup d'État déjouée le 7 décembre 2025 à Cotonou.

Pascal Tigri, identifié comme le chef présumé du groupe de mutins figure parmi les militaires recherchés par la Police républicaine.

À ses côtés, des militaires comme Sambieni Castro, Samary Ousmane, Issa Soumanou, Sanhouekoua Bernard, Moussa Noma Rafiou, Dassoundo Demanmon, Setondji Laurier ou encore Osseni Yacoubou Moudachirou sont également recherchés.

Selon l'avis de recherche, toute personne disposant d'informations pouvant mener à la capture des 9 militaires doit contacter immédiatement le numéro 01 91 79 77 77, contre une « forte récompense ».

Le 7 décembre 2025, au petit matin, un groupuscule se faisant appeler le « Comité Militaire pour la Refondation » (CMR) avait brièvement pris le contrôle de la télévision nationale pour annoncer la destitution du président Patrice Talon. Des tirs nourris avaient alors été entendus dans les zones proches de la présidence de la République.

La riposte des forces loyalistes, appuyée par un soutien logistique régional, avait permis de reprendre le contrôle de la situation en quelques heures.

Selon le gouvernement, l'immense majorité de l'armée est restée fidèle aux institutions républicaines.

Si 9 mutins sont toujours dans la nature, le filet se resserre autour d'autres suspects. A la mi-décembre, la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) a placé sous mandat de dépôt 31 personnes, dont 30 militaires, pour « attentat à la sûreté de l'État », « assassinat » et « trahison ».

La procédure judiciaire suit son cours.

M. M.

Categories: Afrique, Central Europe

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