L'activiste politique, Bertin Koovi n'est plus membre du parti Bloc républicain (BR). Suspendu pour mesures disciplinaires prises à son encontre, il a notifié sa démission au Secrétariat exécutif et Bureau politique national de la formation politique à travers une correspondance ce dimanche 22 février 2026.
Bertin Koovi n'est plus militant du parti Bloc républicain. Il a rendu sa démission ce dimanche 22 février 2026, suite à sa suspension. A travers la correspondance adressée aux instances du parti, il dit avoir pris acte des restrictions qui lui sont désormais imposées, notamment « la suspension de toute activité au sein du Bloc Républicain ». Toutefois, a-t-il ajouté, son engagement politique actuel, en particulier son soutien « public et assumé » au ministre Romuald Wadagni, l'amènera « inévitablement » à participer à des activités politiques auxquelles le Bloc Républicain prendra lui-même part étant donné qu'il soutient également sa candidature.
« Dans ces conditions, et afin d'éviter toute confusion politique ou interprétation équivoque de ma position, j'ai l'honneur de notifier par la présente, ma démission du Bloc Républicain, avec effet à compter de la date de signature du présent courrier. Cette décision vise à me libérer de toute tutelle partisane devenue incompatible avec mes engagements politiques actuels », a clarifié le militant démissionnaire.
M. Koovi précise que cette démission : n'entame en rien sa proximité humaine avec les individualités du Bloc Républicain ; ne remet nullement en cause son soutien indéfectible au Président Patrice Talon ; ne ferme aucune possibilité de collaboration future lorsque l'intérêt supérieur du Bénin l'exigera.
En sa qualité de Coordinateur national de la Dynamique Wadagni 2026–2040, et de Président du Défensorat du peuple béninois, Bertin Koovi assure demeurer engagé pour une vie politique plus responsable, plus cohérente et plus respectueuse des militants.
F. A. A.
Né de la volonté du Président directeur général (PDG) du Groupe Empire, de combler un vide, le Festival international des arts du Bénin (FInAB), se positionne désormais comme un espace de dialogue, de création et de coopération où diverses cultures se rencontrent et se révèlent. C'est un creuset idéal de promotion et de valorisation des 7 disciplines artistiques qui favorise également la reconnexion des Afro-descendants à leurs origines africaines.
Le Festival international des arts du Bénin, plateforme dédiée à la promotion des expressions artistiques et des industries culturelles et créatives, est à sa 4e édition. L'édition 2026, démarrée depuis le vendredi 20 février dernier, se poursuit jusqu'au 1er mars prochain au Family Beach de Cotonou, situé derrière la direction général de MTN Bénin. Création artistique, concerts, exposition, et diverses animations rythment cette édition placée sous le thème : « Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix ».
Pensée comme un carrefour de rencontre des cultures, l'édition 2026 du FInAB regroupe des artistes venus de tous les continents. Plusieurs pays prennent part à cette édition qui se positionne comme un carrefour mondial de célébration de l'art. Lors de la conférence de presse de lancement, le président du FInAB, Ulrich ADJOVI a cité entre autres, le Togo, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Guinée, le Nigéria, la République démocratique du Congo (RDC), le Sénégal, le Burkina Faso, le Mozambique, le Brésil, le l'Espagne, la France, le Canada, la Belgique, les USA, etc. Au titre des spécificités de cette nouvelle édition, figure la célébration de la coopération culturelle avec plusieurs pays à travers des initiatives telles que Le Nigeria Day, le Liban Day, Le Maroc Day, Le Togo Day, etc. Pour Ulrich ADJOVI, il s'agit des espaces visant à célébrer la paix, la coopération, et la vie des artistes de ces pays-là.
Le FInAB, une source de reconnexion pour les Afro-descendants
L'édition 2026 du FInAB connait une forte présence d'Afro-descendants qui découvrent en un même endroit, les talents de la création artistique contemporaine dans les différentes disciplines que sont la mode, la danse, l'art plastique, le cinéma, les arts visuels, la littérature et la musique. Pour eux, des visites touristiques sont également organisées pour une immersion culturelle et historique à travers tout le pays. La gastronomie béninoise est également au rendez-vous de cette édition du FInAB afin de faire découvrir aux festivaliers venus d'ailleurs, les mets typiquement béninois et africains.
Les activités du FInAB se poursuivent tous les jours au Family Beach de Cotonou pour une célébration mémorable et historique autour de la créativité africaine.
F. A. A.
La Bolivie a annoncé, lundi 23 février 2026, la suspension de sa reconnaissance de la pseudo "rasd". L'une des raisons évoquées par les autorités de La Paz est que cette entité "n'est pas reconnue comme État membre de l'Organisation des Nations Unies". Cette décision ouvre désormais un nouveau chapitre dans les relations entre le Royaume du Maroc et ce pays d'Amérique Latine.
La suspension de la reconnaissance de la pseudo "rasd" a été exprimée dans un communiqué publié à l'issue d'un entretien téléphonique tenu, lundi dernier, entre M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger et son homologue bolivien, M. Fernando Aramayo, ministre des Affaires étrangères de l'État plurinational de Bolivie.
"L'Etat plurinational de Bolivie, agissant en pleine conformité avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité et réaffirmant son soutien au processus politique conduit sous les auspices des Nations Unies, a procédé à un réexamen souverain de sa politique étrangère. À l'issue de cet examen, la Bolivie a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec l'entité dénommée république arabe sahraouie démocratique (RASD) et de mettre fin à tout contact officiel avec celle-ci, relevant qu'elle n'est pas reconnue comme État membre de l'Organisation des Nations Unies", lit-on dans le communiqué.
"Cette décision s'inscrit dans la volonté de la Bolivie de contribuer de manière constructive aux efforts internationaux visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, conformément aux paramètres établis par les Nations Unies", souligne le communiqué.
La décision de suspension de la reconnaissance de la "rasd" par la Bolivie ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre le Royaume du Maroc et ce pays d'Amérique Latine.
Les deux pays ont convenu de rétablir les relations diplomatiques et d'entamer les procédures nécessaires en vue de l'établissement de missions diplomatiques résidentes à La Paz et à Rabat.
Le président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a reçu, lundi 23 février 2026, à son cabinet du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris P.W. Jurriëns, pour un échange centré sur le renforcement de la coopération bilatérale.
Les relations économiques, la stabilité régionale et l'appui à la gouvernance démocratique. Les deux personnalités ont évoqué les priorités communes entre Cotonou et La Haye, notamment dans les domaines de l'eau, de la sécurité alimentaire et de la santé étaient au centre des échanges, lundi 23 février 2026 à Porto-Novo, entre le président de de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou et l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris P.W. Jurriëns.
« Nous avons parlé des excellentes relations bilatérales entre nos deux pays, fondées sur des intérêts communs comme le développement économique, les investissements, la stabilité et la sécurité », a déclaré le diplomate néerlandais à l'issue de l'audience.
Les échanges ont également porté sur les initiatives de renforcement des capacités des jeunes et des femmes dans la vie publique. L'ambassade des Pays-Bas soutient plusieurs programmes mis en œuvre avec l'Institut pour la Gouvernance Démocratique (IGD), visant à promouvoir les valeurs démocratiques et à consolider les institutions locales.
En poste à Cotonou depuis 2023, Joris P.W. Jurriëns a souligné la volonté de son pays d'élargir davantage la coopération aux domaines économique, politique et sécuritaire, dans un contexte régional marqué par des défis croissants.
M. M.
Publié ce 20 février par le consortium All Eyes On Wagner, un rapport de 1 431 pages détaille l'architecture d'opérations d'influence attribuées à des réseaux russes actifs en Afrique et en Amérique latine. La densité des documents, leur précision budgétaire et la proximité d'échéances électorales majeures sur le continent confèrent à ces révélations une portée stratégique immédiate.
Un calendrier électoral sensible
Le rapport a été rendu public le 20 février 2026. Cette publication intervient à moins d'un mois de l'élection présidentielle en République du Congo prévue le 15 mars 2026 et à sept semaines du scrutin béninois fixé au 12 avril 2026. Dans les périodes pré-électorales, la vulnérabilité informationnelle augmente. Les campagnes d'influence trouvent un terrain plus réactif, où la polarisation est déjà forte et où l'attention médiatique est concentrée.
Une organisation structurée
Les documents analysés recensent plus de 90 consultants impliqués dans les opérations étudiées, dont 17 anciens membres liés à des structures paramilitaires associées au groupe Wagner. Contrats, feuilles de route, budgets détaillés et calendriers éditoriaux montrent une organisation hiérarchisée. L'influence apparaît comme une activité planifiée et non improvisée.
Des budgets optimisés
En août 2024, 516 articles sponsorisés auraient été publiés pour un montant estimé à 340 000 dollars, soit environ 658 dollars par contenu. Certaines structures mentionnées, dont Inter SAS et Intertechtrade SA, afficheraient un plafond annuel pouvant atteindre 3,27 millions de dollars. Les montants restent modestes au regard des budgets de diplomatie publique classiques, ce qui suggère une stratégie d'optimisation plutôt que de démonstration financière.
La donnée au cœur du dispositif
Des enquêtes d'opinion ont été menées auprès de 1 133 répondants en RDC et 1 024 au Mali. Ces études visaient à identifier les thématiques mobilisatrices : souveraineté nationale, rejet de l'ingérence occidentale, sécurité. L'approche rappelle les méthodes du marketing politique contemporain, fondées sur la segmentation et l'analyse comportementale.
Conclusion
Les 1431 pages publiées le 20 février 2026 décrivent une bureaucratie de l'influence rationalisée. Elles révèlent une stratégie méthodique, ancrée dans la donnée et adaptée aux contextes locaux. À l'approche de scrutins déterminants, ces éléments éclairent une compétition informationnelle désormais centrale dans les rapports de puissance.
A travers une décision rendue publique ce lundi 23 février 2026, la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC), a interdit, et ce, jusqu'à nouvel ordre, l'émission dénommée ‘'Témoignage, qu'a-t-il fait pour toi ?'' de la radiodiffusion sonore privée non commerciale ‘'Radio Maranatha''.
La radiodiffusion sonore Maranatha sanctionnée. L'émission dénommée ‘'Témoignage, qu'a-t-il fait pour toi ?'' est interdite jusqu'à nouvel ordre. Cette décision de la HAAC est publiée ce lundi 23 février 2026. L'institution de régulation des médias au Bénin à travers cette décision, a également interdit d'antenne pour une durée illimitée, l'animateur de ladite émission.
La HAAC a décidé de saisir le procureur de la République des déclarations de l'invité sur l'émission incriminée, et adressé un avertissement à la station radio.
Voici l'intégralité de la Décision de la HAAC
Une mère et son enfant ont été tués lors d'un cambriolage survenu dans la nuit du dimanche 22 février au lundi 23 février 2026 à Djalloukou, dans la commune de Savalou, département des Collines.
Aux environs de 1h48 du matin le dimanche 22 février 2026, des coups de feu ont retenti à Djalloukou, commune de Savalou. Selon des témoins, plusieurs individus non identifiés se sont introduits dans une maison avec l'intention de commettre un vol.
Joseph Sansan, chef de l'arrondissement de Djalloukou, a précisé que les assaillants, au nombre d'une dizaine, étaient à la recherche de Salomon, le mari de la victime. « L'homme dormait dans une autre maison. Dès leur entrée dans la maison, ils ont commencé à tirer. Ils ont tiré plus de 50 balles. La femme a voulu sortir avec l'enfant, au crépitement des armes, mais ils ont ouvert le feu sur eux », a-t-il expliqué sur radio Oré-Ofè de Tchetti.
Les forces de l'ordre se sont rapidement déployées sur les lieux pour sécuriser la zone. Une enquête est ouverte sur cette attaque meurtrière.
M. M.
Un cultivateur de 50 ans est décédé, jeudi 19 février 2026 à Toffo, à la suite d'une morsure de chien.
Alors qu'il tenait son chien sur les genoux dans l'optique de le vendre, un cultivateur de 50 ans a été mordu au bras par l'animal.
L'incident s'est produit, jeudi 19 février 2026, dans l'arrondisseement de Damè, commune de Toffo.
La victime, M.H., a d'abord eu recours à des soins traditionnels. Mais son état de santé s'est dégradé par la suite, selon Radio Sèdohoun.
Transporté à l'hôpital, le quinquagénaire y a rendu l'âme.
M. M.
Au Bénin, toute entreprise souhaitant proposer un service d'accès à Internet doit obtenir une autorisation de l'ARCEP. La procédure, entièrement en ligne, impose de fournir des informations administratives, techniques et financières détaillées, ainsi que des documents attestant de la solidité et de la sécurité de l'opérateur.
L'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP) exige que toute entreprise ou organisation souhaitant devenir Fournisseur d'Accès à Internet (FAI) suive une procédure officielle et complète.
Le processus commence sur la plateforme en ligne de l'ARCEP, e-services.arcep.bj , où le candidat doit créer un compte en renseignant son adresse email et un mot de passe, puis l'activer via le lien reçu.
Les candidats doivent ensuite remplir un formulaire détaillé comprenant des informations administratives, techniques et financières.
La procédure impose également le dépôt d'un ensemble de documents essentiels : registre de commerce, pièce d'identité du représentant légal, statuts de la société, plan d'affaires, architecture réseau, liste des équipements, couverture prévue, services proposés, mesures de sécurité, expériences passées et bilans financiers avec prévisions sur cinq ans.
Une fois le dossier complet, le candidat joint le cahier des charges signé et fournit la preuve du paiement des frais requis.
Après examen et validation par l'ARCEP, l'entreprise obtient l'autorisation officielle pour offrir des services d'accès à Internet sur le territoire béninois.
Le gouvernement a promulgué la loi n°2026-02 du 9 février 2026, consacrée à la prévention, à la prise en charge et à l'élimination du VIH/SIDA. Ce texte représente une avancée majeure pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), en mettant fin aux tests obligatoires et en interdisant les licenciements liés au statut sérologique.
La loi n°2026-02 du 9 février 2026 garantit aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH), un accès sans discrimination aux services de santé, y compris aux traitements antirétroviraux (ARV) et aux soins des maladies opportunistes.
L'État béninois s'engage également à fournir un accompagnement global : soins médicaux, psychologiques, sociaux, nutritionnels et juridiques, tout en assurant la confidentialité des informations médicales (article 3).
Protection contre la discrimination et la stigmatisation
Désormais, il est illégal de conditionner un emploi à un test de dépistage du VIH ou de licencier un employé en raison de sa séropositivité (articles 29-31). Les employeurs doivent aussi mettre en place des politiques internes de prévention et d'accompagnement pour les salariés vivant avec le VIH (article 28), garantissant ainsi un environnement de travail inclusif.
Le statut sérologique est reconnu comme une donnée personnelle aux termes de la loi n°2026-02 portant prévention, prise en charge et élimination de l'infection au VIH/SIDA en République du Bénin. La divulgation du statut sérologique sans consentement est strictement interdite, sauf dans des cas exceptionnels prévus par la loi, comme certaines enquêtes judiciaires (articles 11-14). Toute violation peut entraîner de lourdes sanctions, allant jusqu'à des peines d'emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 20 millions de francs CFA (article 46).
Soutien en milieu carcéral et professionnel
Les détenus vivant avec le VIH bénéficient d'une prise en charge gratuite et confidentielle incluant dépistage, soins et traitements nécessaires (articles 34-37). En entreprise, les postes de travail doivent être adaptés pour les PVVIH dont l'état de santé ne permet plus d'exercer leurs fonctions habituelles (article 33).
Le Bénin s'engage à rendre les moyens de prévention accessibles à tous, comme les préservatifs et gels lubrifiants de qualité (Article 19). La société civile et les populations vulnérables sont considérées comme des partenaires stratégiques et bénéficient d'un soutien pour renforcer la prévention, le dépistage et l'accompagnement des PVVIH (article 6).
La loi encadre la recherche sur le VIH, en imposant le respect des normes internationales et le consentement éclairé des participants (articles 41-43). Les PVVIH en situation de vulnérabilité sont intégrées dans les mécanismes de protection sociale, et les compagnies d'assurance ne peuvent plus conditionner leurs services ou modifier les contrats en cas de séropositivité (articles 39-40).
Une évaluation biennale est prévue pour mesurer l'efficacité de cette législation et l'adapter aux besoins des populations concernées (article 58).
M. M.
L'INTEGRALITE DE LA LOI
A quelques semaines de la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, le candidat de l'opposition Paul Hounkpè a fait une proposition pour décrisper la tension entre le Niger et le Bénin.
Invité dimanche 22 février 2026 sur Tempo TV Africa, une télévision basée au Sénégal, Paul Hounkpè a estimé que la crise actuelle entre le Niger et le Bénin relevait davantage d'un différend entre dirigeants que d'un conflit entre peuples. « Il ne saurait être question d'une tension entre les peuples. Ce sont des tensions entre chefs d'État », a déclaré le secrétaire exécutif national de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE).
Le bras de fer entre Niamey et Cotonou s'est cristallisé ces derniers mois autour de questions sécuritaires et économiques, sur fond d'accusations et de fermeture de frontières. Le Niger, dirigé par un régime militaire, a notamment accusé les autorités béninoises de complaisance dans des dossiers liés au terrorisme, ce que Cotonou a toujours rejeté.
Face à cette situation, Paul Hounkpè propose, une fois élu président à l'issue de l'élection du 12 avril prochain, de faire de Niamey l'une de ses toutes premières destinations officielles. « Si on m'installait dans le fauteuil présidentiel, ma première sortie serait envers les pays de la sous-région. Le Nigeria en premier, le Niger ensuite. (...). Le Niger et nous, c'est des relations séculaires et nous comptons les entretenir », a-t-il affirmé.
Le candidat à la présidentielle propose l'ouverture rapide d'un dialogue bilatéral afin de « décrisper la tension » et rétablir la confiance politique. « Le Bénin ne peut pas ne pas être en bonne relation avec les pays qui l'entourent », a insisté Paul Hounkpè. Selon lui, le préalable à toute coopération efficace est la normalisation politique. Il appelle à « régler nos petites querelles diplomatiquement » pour construire une stratégie commune.
Front commun contre le terrorisme
Au-delà du symbole politique, M. Hounkpè défend une approche pragmatique. Il estime que la lutte contre les groupes armés dans la région ne peut réussir sans coordination transfrontalière. « Vous les (terroristes, NDLR) chassez du Bénin, ils se retrouvent du côté de la frontière chez les autres. Si les autres les chassent, ils viennent chez nous », a-t-il expliqué. C'est pour quoi le candidat propose la mise en place d'un mécanisme de concertation sécuritaire permanent entre États voisins, afin d'éviter les zones grises frontalières et les accusations mutuelles.
Pour lui, l'absence d'harmonie régionale fragilise l'efficacité militaire. « Tant que nous ne serons pas en harmonie avec les autres, nous n'allons pas pouvoir réussir ».
Relance économique par l'apaisement
Paul Hounkpè lie également la résolution de la crise diplomatique à des enjeux économiques majeurs. Le Bénin dépend en partie de son rôle de pays de transit pour les États sahéliens. Une normalisation avec le Niger permettrait, selon lui, de restaurer la compétitivité du port béninois et de relancer les flux commerciaux.
« Si nous normalisons nos relations avec les pays de l'hinterland, notre pays, qui est un pays de services, pourra retrouver une manne financière importante », a-t-il affirmé.
Gouvernance et prévention des crises
Enfin, le candidat estime que les tensions régionales trouvent aussi leurs racines dans les frustrations internes. « Les putschs viennent souvent se greffer sur des frustrations, des attentes non comblées des populations. Il faut une bonne gouvernance pour éviter cela », a-t-il déclaré.
Se revendiquant de l'idéologie « sociale-démocratie panafricaniste », Paul Hounkpè appelle à un co-développement régional. « Nous devons nous donner la main. Le citoyen du Niger ne doit pas se sentir moins considéré que celui du Bénin », a clamé Paul Hounkpè.
Marc MENSAH
Une nouvelle loi, promulguée le 3 février 2026, vient modifier les modalités de désignation du Haut-Commissaire à la Prévention de la corruption en République du Bénin.
Le Bénin renforce l'arsenal juridique encadrant le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption. C'est à travers la loi n°2026-05, adoptée le 29 janvier 2026 à l'Assemblée nationale et promulguée le 3 février 2026.
La nouvelle loi, portant modification de la loi n°2020-09 met fin à la nomination directe par simple enquête de moralité du Haut-Commissaire.
Désormais, le choix du Haut-Commissaire à la prévention de la corruption repose sur un appel public a candidatures, sous la supervision d'un Comité ad hoc de sélection.
Ce comité est composé de trois personnalités stratégiques : un magistrat de la Cour suprême (président), un député (rapporteur) et une personnalité désignée par le chef de l'État. Cette instance doit établir une liste de candidats « par ordre de mérite » qu'elle transmet au président de la République pour le choix final.
Des critères d'intégrité « bétonnés »
Si la loi de 2020 exigeait déjà quinze années d'expérience dans des corps de métiers spécifiques comme la magistrature ou la police, le texte de 2026 va beaucoup plus loin sur le plan éthique.
Le candidat doit non seulement être de nationalité béninoise et de bonne moralité, mais il doit également prouver : une « conscience aiguë du service public » ; « niveau élevé d'intégrité, d'éthique et de probité » ; l'absence totale condamnation pour crime ou délit, ou d'interdiction professionnelle.
Un mandat unique sous le signe de l'indépendance
Le législateur a maintenu le principe d'un mandat de cinq ans non renouvelable.
L'indépendance de la fonction est d'ailleurs réaffirmée avec force dans le nouveau texte : « Le Haut-Commissaire dispose, dans l'exercice de ses fonctions, d'une indépendance vis-à-vis des institutions de la République. Il n'est soumis à aucune autorité hiérarchique », stipule l'article 7 nouveau de la loi n°2026-05.
Là où la loi de 2020 mentionnait principalement la « faute lourde » pour justifier une révocation , le nouveau texte détaille les motifs de cessation de fonctions : décès, démission, incapacité physique ou mentale constatée médicalement, ou encore la découverte d'un vice de conformité aux conditions d'éligibilité après la nomination.
Le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption est une structure étatique rattachée à la Présidence de la République. Il est chargé de « formuler des recommandations » et de « collecter des informations » aux fins de répression des faits de corruption au Bénin.
L'actuel Haut-Commissaire est Me Jacques Migan. Il a été installé le 22 janvier 2024.
Marc MENSAH
LA LOI N° 2026-05 du 03 FEVRIER 2026 EN INTEGRALITE
Trois des principales centrales syndicales du Bénin ont dénoncé, dans une déclaration commune, publiée samedi 21 février 2026, une vague de licenciements annoncés à la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB).
La CSA-Bénin, la CGTB et l'UNSTB s'élèvent contre une décision rendue publique le 12 février 2026, visant à licencier plusieurs agents de la la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB) dès le 1er mars 2026.
Les trois centrales syndicales dénoncent une mesure « sélective et arbitraire ». Selon elles, les agents visés ne feraient l'objet d'aucun reproche professionnel, mais seraient évincés sur la base de leur « tranche d'âge » ou parce qu'ils n'occupent pas de positions jugées « stratégiques ».
« Une telle méthode relève non pas d'une gestion responsable des ressources humaines, mais d'un guet-apens administratif, indigne d'une institution censée incarner les valeurs du service public », martèlent les centrales syndicales dans une déclaration commune publiée le 21 février 2026.
Les syndicats pointent du doigt une absence de mesures d'accompagnement pour les licenciés, le non-respect de l'obligation de consultation des représentants des travailleurs, pourtant prévue par le Code du travail pour les licenciements collectifs.
Ils exigent la « réintégration sans délai » des agents et l'arrêt immédiat de la procédure, selon la déclaration signée par Anselme Amoussou, Secrétaire Général de la CSA-Bénin ; Moudassirou Bachabi, Secrétaire Général de la CGTB et Appolinaire Affewe, Secrétaire Général de l'UNSTB.
Les centrales syndicales appellent au maintien du service public audiovisuel, financé par les taxes des citoyens. « La défendre, c'est défendre la démocratie », conclut la déclaration commune.
M. M.
Le milieu offensif international béninois Salifu Ibrahim, 25 ans, s'est engagé avec le club éthiopien du Wolayta Dicha SC.
Après avoir résilié son contrat avec le FC Drita (Superliga kosovare) en janvier dernier, Salifu Ibrahim a choisi l'Éthiopie pour retrouver du rythme.
Le gaucher technique rejoint une équipe de Wolayta Dicha ambitieuse, qui compte sur son expérience des joutes continentales pour remonter au classement de l'Ethiopian Premier League.
Le passage de Salifu Ibrahim en Europe, bien qu'auréolé d'un titre de champion, a été marqué par une baisse drastique de son temps de jeu lors de la dernière saison, avec seulement 8 apparitions toutes compétitions confondues.
Né au Ghana mais ayant opté pour la nationalité sportive béninoise en 2025 pour honorer les racines de son père, Salifu Ibrahim traîne une solide réputation en Afrique de l'Ouest. Il a été élu meilleur joueur de l'année au Ghana sous les couleurs d'Hearts of Oak.
M. M.
Les représentants du Bénin connaissent désormais leurs adversaires pour la Coupe du monde de balle au tambourin indoor, prévue en décembre 2026 en France.
Le tirage au sort a placé le Bénin dans une poule particulièrement compétitive, marquée par la présence de l'Italie, nation historique de balle au tambourin indoor.
Logé dans le Groupe B, le Bénin devra batailler pour décrocher l'une des deux places qualificatives pour le second tour. Le principal épouvantail de cette poule est sans conteste l'Italie, pionnière mondiale du tambourin, dont le style de jeu rapide et technique fait figure de référence.
Les Béninois affronteront également le Brésil et l'Angleterre.
Pour la Fédération Béninoise de Balle au Tambourin (FEBETAM), ce tirage marque le début de la phase opérationnelle. L'objectif sera de confirmer les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale, malgré un tirage qui ne leur laisse que peu de place à l'erreur.
M. M.
Le Tribunal de Commerce de Cotonou a ordonné, le 20 février 2026, la restitution immédiate de 24 balles de tissus et de 3 paquets de pagnes saisis dans une boutique de l'ex marché Missèbo à Cotonou. Le litige opposait deux commerçantes dudit marché.
Deux commerçantes de l'ex marché Missèbo ont livré des marchandises à un même partenaire.
Pour 105 balles de tissus de marques SENAMI Wax et ABC Wax livrées au prix de 51 975 000 FCFA, le partenaire devait 34 725 000 FCFA, selon les réclamations de la commerçante N. R. G.
Dans une sommation de payer dressée par huissier, le représentant du débiteur avait reconnu disposer encore d'un stock. « J'ai encore soixante (60) balles en stock. Je promets de payer petitement selon les ventes. Autrement, la requérante est libre de ramasser ses marchandises », avait-il déclaré. Peu après, les partenaires indiens quittent le territoire béninois « abandonnant leur magasin et son contenu ».
Entre-temps, une autre créancière affirmait avoir récupéré des tissus dans la boutique abandonnée, en compensation d'une dette de 16 500 000 FCFA qu'elle disait détenir. Devant huissier, elle déclarait : « Nous avons ramassé les marchandises dans le magasin d'un blanc qui nous doit de l'argent ».
Selon la commerçante N. R. G., « cette situation lui cause de nombreux préjudices et un manque à gagner considérable dans le cadre de ses activités ». Elle fait pratiquer alors une « saisie-revendication sur vingt-quatre (24) balles de tissus de marque SENAMI Wax et ABC Wax et trois (03) paquets de tissus ABC retrouvés auprès de la promotrice ». Elle réclame la restitution,10.000.000 FCFA de dommages-intérêts et 1.000.000 FCFA de frais de procédures judiciaires.
En défense, dame F. Z. E. A. demande au tribunal de déclarer mal fondées les demandes de N. R. G. ; la condamner à lui payer 5.000.000 FCFA de dommages-intérêts. Le tribunal doit également « ordonner reconventionnellement la relâche des sept (07) balles de tissus abusivement saisies lui appartenant ».
Les juges relèvent que le débiteur commun n'a « à aucun moment contesté avoir reçu » les marchandises ni nié le solde restant dû.
Ces déclarations constituent, selon le jugement N° 010/2026/CJ2/S1/TCC du 20 février 2026, « une preuve suffisante de la propriété des marchandises livrées ».
La récupération opérée sans décision judiciaire ne pouvait, selon le tribunal, conférer un droit de propriété opposable. En conséquence, la juridiction a ordonné la « remise immédiate » des 24 balles et des 3 paquets saisis lors de la procédure de saisie-revendication autorisée en mai 2025.
La demande tendant à la restitution de 7 balles présentées comme un stock distinct a été rejetée, faute de factures ou de documents d'importation établissant une propriété personnelle.
M. M.
Le premier Président du Renouveau Démocratique du Bénin, SEM. Nicéphore Dieudonné SOGLO, a accordé une audience le Mardi 17 Février 2026 à une forte délégation du National Democratic Institute (NDI), conduite par le directeur régional Afrique, Dr Christopher Fomunyoh.
Composée de deux anciens chefs d'État africains, M. Jorge Fonseca du Cap-Vert et Mme Catherine Samba-Panza de Centrafrique, ainsi que de plusieurs responsables du Congrès américain et d'organismes internationaux, la délégation a sollicité cette rencontre pour rendre compte à l'ancien président du Bénin de son séjour à Cotonou qui s'inscrit dans le cadre d'une mission préélectorale organisée en prélude à l'élection présidentielle prévue le 12 avril prochain.
L'audience, qui s'est déroulée au cabinet du Président Nicéphore Dieudonné SOGLO a été l'occasion pour l'ancien président et ses hôtes de passer en revue les questions de l'actualité nationale et régionale. La délégation a indiqué au président SOGLO que son séjour au Bénin lui permet de rencontrer les différentes institutions impliquées dans le processus électoral et de comprendre l'ensemble des dispositifs juridiques encadrant les élections générales de 2026. Les échanges lui ont permis d'avoir des éclaircissements sur le rôle central des institutions comme la Cour constitutionnelle, la CENA et autres dans la garantie de la crédibilité du processus électoral. Le président Nicéphore Dieudonné SOGLO a aussi saisi l'occasion de sa rencontre avec la délégation du NDI pour partager avec elle sa lecture de l'évolution du processus démocratique du Bénin et a plongé ses hôtes dans l'histoire de la démocratie béninoise avant de leur dire toute sa satisfaction de la transformation que connait le Bénin ces dernières années et qui donne l'assurance que le pays évolue et que l'espoir est permis pour jeunesse.
Au terme de sa rencontre avec l'ancien président du Bénin, la délégation a exprimé sa gratitude envers le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO pour sa disponibilité et son ouverture.
Dr Christopher Fomunyoh a, au nom de la délégation rappelé les objectifs de cette mission : « Nous sommes à Cotonou dans le cadre d'une mission d'évaluation préélectorale conduite par deux anciens chefs d'État. Il est de coutume que des organisations spécialisées dans l'observation électorale, comme la nôtre, envoient une mission de prospection avant le scrutin. Compte tenu du rôle du Président SOGLO dans le processus démocratique, nous avons jugé nécessaire de venir à la source pour lui rendre compte et avoir ses précieux conseils ainsi que ses recommandations. Nous sommes satisfaits des discussions menées avec l'ancien président du Bénin qui jouit d'une réputation solide, reconnue tant sur le continent africain qu'à l'international. La rencontre avec l'icône que représente le Président SOGLO a été une très bonne occasion pour chaque membre de la délégation de s'abreuver à la source du patriarche qui a gardé sa densité intellectuelle sur les questions du monde>>
Le candidat à la présidentielle, Paul Hounkpè, propose de relancer les boutiques témoins de l'ex Office National d'Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA). Il inscrit cette mesure dans un programme à dominante sociale.
« La faim, la misère doivent être éradiquées. Actuellement, il est difficile, à des moments donnés, de trouver le minimum », a schématisé Paul Hounkpè, dimanche 22 février 2026, dans un entretien sur Tempo Tv Africa.
Pour éradiquer la misère, Paul Hounkpè propose de réactiver un mécanisme de régulation des prix bien connu des Béninois : les boutiques témoins de l'ex Office National d'Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA). Historiquement, ces boutiques permettaient à l'État de vendre des denrées de première nécessité (riz, maïs) à des prix subventionnés lors des périodes de soudure, servant de réserves tampons contre l'inflation galopante. « Nous avions un système où nous étions amenés à constituer des réserves tampons... quelles que soient les insuffisances de ce système, il faut revenir là-dessus », a expliqué le candidat.
Le candidat à l'élection présidentielle du 12 avril prochain, défend une approche d'État social. « Nous sommes d'une idéologie qui privilégie l'homme. Chaque citoyen doit retrouver le minimum de confort ».
Au-delà de l'alimentation, Paul Hounkpè évoque l'accès à l'eau potable. L'ancien ministre sous la présidence de Boni Yayi, reconnaît les limites passées mais insiste sur les efforts réalisés. « Un grand effort a été fait pour l'accès à l'eau potable. Mais il se pose aujourd'hui un problème de gestion des ouvrages ».
Dans son programme, le candidat mise sur l'agriculture modernisée et la transformation locale des produits.
« Il faut améliorer nos techniques agricoles et créer de véritables entrepreneurs agricoles. Nous ne voulons pas vendre nos produits à l'état brut ».
Le candidat de l'opposition modérée compte également sur la relance des activités portuaires, à condition d'apaiser les tensions diplomatiques avec les pays voisins.
M. M.