L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), a prononcé, le 12 février 2026, l'exclusion des marchés publics en République du Bénin, l'établissement DELALIE PE pour 2 ans et sa gérante pour une durée de 5 ans.
Dans sa décision n°2026-014, le Conseil de Régulation de l'ARMP a établi le caractère non-authentique des attestations de bonne fin d'exécution et des contrats produits par « DELALIE PE ». Ces documents avaient été soumis dans le cadre de la procédure de passation de la Demande de Renseignements et de Prix n°024/MJL/PRMP/SP-PRMP du 9 octobre 2025, portant sur l'achat de pièces de rechange pour la réparation de matériels tels que des ascenseurs, groupes électrogènes, climatiseurs et équipements informatiques.
L'affaire a débuté par une dénonciation de la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) du Ministère de la justice et de la législation, qui a transmis à l'ARMP des pièces suspectes et un mémoire mettant en lumière des présomptions de fraude. Après une enquête approfondie, l'ARMP a confirmé que les documents fournis par « DELALIE PE » étaient falsifiés.
Lors de son audition, la PRMP du Ministère du Travail et de la Fonction Publique a également confirmé que les attestations de bonne fin d'exécution et les contrats produits par l'entreprise étaient non authentiques.
Face à ces irrégularités, l'ARMP a ordonné le rejet de l'offre de « DELALIE PE » et la poursuite de la procédure de passation de marché.
En application des articles 122 et 123 de la loi n°2020-26 portant code des marchés publics, l'entreprise a été exclue de la commande publique pour une durée de deux ans, du 19 février 2026 au 18 février 2028.
Madame PADONOU Eudoxie, promotrice de l'établissement, a quant à elle été sanctionnée par une exclusion de cinq ans, jusqu'au 18 février 2031.
M. M.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) du Bénin a exclu la société « URBANI TP » de la commande publique pour une durée de 2 ans à compter du 10 février 2026, suite à la découverte de fausses pièces dans son offre. Cette décision fait suite à l'appel d'offres n°019/25/SONEB/DG/PRMP/DAAG/SPMP du 18 août 2025, relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB).
Auditionnée suite à des présomptions, l'entreprise « URBANI TP » a admis avoir produit des documents falsifiés, notamment des attestations de travail et des certificats de bonne fin d'exécution dans le cadre de l'appel d'offres relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB).
« URBANI TP » a également reconnu ne pas avoir respecté les dispositions de l'article 64 du code des marchés publics, qui impose la vérification de l'authenticité des documents soumis.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a, dans une décision rendue le 22 janvier 2026, prononcé l'exclusion de la société « URBANI TP » de la commande publique en République du Bénin, pour une durée de 2 ans, à compter du 10 février 2026 au 09 février 2028.
Madame PADONOU Mahuéna Carolle, gérante de la société, a été exclue pour une durée de 7 ans, à compter du 10 février 2026 au 09 février 2033.
M. M.
Le chef de l'Etat Patrice Talon et les membres de son gouvernement ont tenu ce mercredi 18 février 2026, la session ordinaire du Conseil des ministres. Trois décrets ont été adoptés au cours des travaux.
Au chapitre des mesures normatives, le gouvernement a adopté trois décrets ce mercredi 18 février 2026 en Conseil des ministres. Il s'agit des décrets portant :
– création de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques.
– modification de l'article 10 des statuts du Bureau béninois du Droit d'auteur et des Droits voisins (BUBEDRA) ;
– déclassement d'une portion du domaine public maritime dans le cadre de l'aménagement de la Route des pêches ; et le décret
– fixant les conditions de circulation des véhicules de transport et de préservation du patrimoine routier national en République du Bénin.
Dans le cadre de son troisième Plan de développement communal (PDC), la mairie de Cotonou a initié un vaste projet de construction de toilettes publiques sur la période 2024-2028. L'initiative vise à améliorer le cadre de vie de la population et lutter contre le phénomène de miction et de défécation à l'air libre.
La municipalité de Cotonou veut améliorer durablement l'hygiène publique et renforcer l'attractivité des espaces urbains. Un vaste programme de construction de toilettes publiques sera bientôt mis en œuvre. Au total, 118 blocs de toilettes répartis sur l'ensemble des 13 arrondissements de Cotonou seront réalisés afin de préserver l'environnement et offrir un cadre de vie sain, moderne et meilleur aux habitants. L'installation de ces infrastructures à des endroits stratégiques permettra également d'offrir un minimum de confort aux citoyens en déplacement afin de répondre à leurs besoins de manière hygiénique et respectueuse des normes environnementales. Pour Bonaventure Loko, chargé de projet à la direction des opérations de la Société immobilière et d'aménagement urbain (SImAU), mandataire du projet, il s'agit de « créer des équipements sanitaires ultra modernes ».
A travers ce projet, le Bénin et la ville de Cotonou en particulier initie quelque « chose de remarquable » jamais réalisé dans la sous-région. L'objectif visé à l'en croire, est de créer des équipements sanitaires modernes qui permettent de répondre aux enjeux de salubrité urbaine et de santé publique. « C'est un projet multi sites ; et donc, un concept architectural de base identique », a-t-il confié avant d'évoquer les principales composantes.
Les principales composantes
Le modèle de toilettes publiques en phase de réalisation à Cotonou, est composé d'un bloc de toilettes pour homme et d'un bloc de toilettes pour femme. Des toilettes PMR (Personnes à mobilité réduite), sont également prévues pour les handicapés. A ces équipements s'ajoutent des équipements complémentaires de type douche composé entre autres d'urinoirs, de lavabos et des locaux de gestion et entretien, a expliqué Bonaventure Loko.
Le projet de construction de toilettes publiques s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'hygiène publique au Bénin. Cette loi interdit entre autres, la défécation et la miction à l'air libre. La Police républicaine, dans le cadre d'une répression, a interpellé le jeudi 11 septembre 2025, 18 personnes à Cotonou.
F. A. A.
Le gouvernement béninois a annoncé mercredi 18 février 2026, la transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'Accord instituant la Facilité africaine de Soutien juridique.
La Facilité africaine de Soutien juridique a été créée au lendemain des crises de la dette survenues au cours des années 1980-1990. « Celles-ci ont mis en évidence les faiblesses juridiques et techniques des Etats africains dans la résolution des litiges commerciaux ruineux avec les créanciers privés », informe le Conseil des ministres.
D'une part, souligne la source, elle opère comme une organisation internationale qui fournit des conseils juridiques et une assistance technique aux pays africains dans le cadre de la négociation de transactions commerciales complexes, de litiges avec les créanciers et du renforcement des capacités des gouvernements africains.
D'autre part, elle développe et propose des ressources et publications connexes axées sur le savoir avec pour objectif de promouvoir des accords équitables, bancables et durables qui apportent de la valeur ajoutée tout en protégeant leurs droits souverains. En adhérant à cet accord, le Bénin pourra participer à sa gouvernance, bénéficier de l'accès préférentiel aux services et aux bases de données de connaissances de l'institution puis recourir à ses panels spécialisés.
En détention préventive depuis plusieurs semaines, un homme a comparu le lundi 16 février 2026 devant la CRIET pour escroquerie via internet. Il est notamment reproché à ce prévenu d'avoir volé lors d'un accident le téléphone d'un homme décédé pour arnaquer les proches de la victime. Le présumé risque une lourde peine de prison ferme, selon les réquisitions du ministère public.
Une affaire de cybercriminalité oppose la sœur d'un homme décédé dans un violent accident de la circulation à un présumé gayman. C'est l'un des dossiers sur lesquels les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) se sont penchés lors de l'audience du lundi 16 février 2026. Au cœur du dossier, un prévenu d'une trentaine d'années poursuivi par le parquet spécial pour des faits d'escroquerie via internet. La plaignante est en effet la sœur de la victime décédée.
Selon la déposition de la plaignante, le prévenu a volé le téléphone de son frère décédé au cours d'un accident de la route et a utilisé l'appareil pour contacter la famille et leur a annoncé la mauvaise nouvelle du décès. Mais au-delà de voler le téléphone, la plaignante apprend également que le présumé cybercriminel utilisait le téléphone pour contacter les proches du défunt afin de leur demander de l'argent en son nom.
Dans sa volonté de se faire passer pour l'homme décédé, le prévenu a aussi pris contact avec le réseau MTN afin de modifier le mot de passe et de vider son compte mobile money. La sœur de l'avocat a confié avoir subi des dommages liés aux agissements du présumé gayman. Son avocat a réclamé un million FCFA à titre de dommages-intérêts.
Le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné le caractère inhumain des actes posés par le prévenu. Il a donc demandé à la Cour de le retenir dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet. Le parquet spécial près la CRIET a requis sept (07) ans ferme de prison contre le prévenu au regard de la gravité des faits. Il a également demandé à la Cour de réserver les intérêts civils.
L'avocat du présumé gayman a plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute de son client. Le verdict du procès est renvoyé au mois d'avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Le Conseil des Ministres a autorisé la contractualisation avec un bureau de contrôle technique dans le cadre du projet de construction de nouveaux bureaux au profit de la Direction générale des Impôts (DGI).
La mission du Bureau de contrôle du projet de construction de nouveaux bureaux au profit de la Direction générale des Impôts (DGI), vise à garantir le respect des normes de construction et de sécurité applicables aux bâtiments recevant du public.
Selon le conseil des ministres du 18 février 2026, le cabinet retenu aura notamment pour tâche d'auditer la solidité de l'ouvrage, de formuler les préconisations nécessaires avant le démarrage des travaux, de vérifier les installations électriques avant mise sous tension, d'évaluer le fonctionnement des dispositifs techniques, ainsi que l'accessibilité des infrastructures aux personnes à mobilité réduite.
Le gouvernement a donné son accord pour la formalisation diligente du marché avec le cabinet sélectionné, ouvrant ainsi la voie au lancement effectif des travaux.
M. M.
Le gouvernement a autorisé ce mercredi 18 février 2026 en Conseil des ministres, la réalisation de missions de contrôle technique et d'étude d'impact environnemental et social du projet de construction du Ressort urbain et balnéaire de AVLO, à Grand-Popo.
Promouvoir une offre balnéaire haut de gamme, développée selon une approche résolument orientée vers l'écotourisme. C'est l'objectif du projet de construction du Resort urbain et balnéaire d'Avlo, à Grand-Popo.
Afin de garantir la qualité et la durabilité des ouvrages projetés, le gouvernement a jugé nécessaire d'engager, en complément des études architecturales et techniques déjà en cours, une étude d'impact environnemental et social. Cette démarche permettra d'évaluer les effets potentiels du projet sur l'écosystème côtier ainsi que sur les communautés riveraines.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement béninois a acté la création de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques.
Pour favoriser l'efficacité de son action contre la malaria et les moustiques, le Bénin se dote d'un nouvel instrument présenté comme « spécialisé, souple, autonome et réactif ».
L'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques a été créée à l'issue du conseil des ministres de ce mercredi 18 février 2026. « En dépit des efforts soutenus, la malaria reste l'une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes », souligne le Conseil.
L'Agence est « chargée de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée » contre la malaria et les moustiques vecteurs.
La nouvelle agence aura notamment pour missions de « concevoir, mettre en œuvre et évaluer des programmes de démoustication ; renforcer les actions de prévention et la lutte contre la malaria ; réduire l'incidence et la mortalité liées aux maladies transmises par les moustiques ».
Elle devra aussi promouvoir la recherche et l'innovation en matière de lutte antivectorielle, sensibiliser les populations aux comportements préventifs et aux traitements curatifs, et appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances.
L'agence devra également collaborer avec des partenaires nationaux et internationaux, publics comme privés, afin d'amplifier l'impact des actions sur le terrain.
M. M.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement a procédé à une nomination à la Présidence de la République.
Nomination en Conseil des ministres ce mercredi. Aimée Justine Azon Aboudou est nommée Cheffe de cabinet de la Vice-présidente de la République. La cheffe de cabine a occupé des postes au ministère de la décentralisation et de la gouvernance Locale, plus précisément à la Direction Générale des Collectivités Locales et aussi au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération en tant que directrice adjointe de la Planification, de l'Administration et des Finances.
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 18 février 2026, sous la présidence du Chef de l'Etat Patrice Talon. Plusieurs grandes décisions ont été prises au cours de cette séance hebdomadaire.
Deux (2) membres du gouvernement béninois ont décidé de tourner la page de l'Exécutif après leur élection à l'Assemblée nationale au terme des dernières législatives.
« Faisant suite à leur élection comme députés au titre de la dixième législature, les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, puis du Tourisme, de la Culture et des Arts, ont exprimé au Chef de l'Etat, leur volonté de siéger à l'Assemblée nationale, en se conformant ainsi aux prescriptions légales », informe le Conseil des ministres. Leur départ du gouvernement ouvre ainsi une nouvelle phase dans leur parcours politique.
L'intérim des portefeuilles concernés sera assuré par d'autres ministres. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, cumulera les fonctions de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
La ministre de l'Industrie et du Commerce, Assouma Alimatou Shadiya, prend en charge le portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts, resté plusieurs années sous la responsabilité de Jean-Michel Abimbola.
Avec leur entrée à l'Assemblée nationale, Jean-Michel Abimbola et Yayi Éléonore rejoignent désormais l'arène parlementaire, où ils auront à contribuer aux débats législatifs et au contrôle de l'action gouvernementale.
Le 6 février 2026, la Russie a recommandé à ses ressortissants de différer tout déplacement non essentiel vers le Bénin, invoquant des préoccupations sécuritaires. Derrière cette formulation apparemment consulaire se dessine un signal diplomatique plus large, dans une Afrique de l'Ouest où les rapports d'influence se redéfinissent autant par les discours que par les faits. À travers cette prise de position, se joue une bataille plus subtile : celle de la perception et du récit sécuritaire.
Une alerte qui interroge
Les recommandations de voyage sont en apparence des instruments techniques destinés à protéger les citoyens à l'étranger. En réalité, elles traduisent aussi une lecture politique d'un contexte régional.Dans le cas du Bénin, la décision russe a suscité l'attention car elle tranche avec les analyses d'autres partenaires internationaux, qui concentrent généralement leurs avertissements sur les zones frontalières du nord, exposées aux incursions jihadistes venues du Sahel, sans remettre en cause la stabilité globale du pays.Cette divergence soulève une question simple : s'agit-il d'une évaluation sécuritaire stricte ou d'un message diplomatique plus large ?
Le nord béninois, nouvelle ligne de front régionale
Comme plusieurs États côtiers d'Afrique de l'Ouest, le Bénin fait face à une extension progressive de la menace jihadiste depuis le Burkina Faso et le Niger. Les attaques dans les zones rurales et les espaces frontaliers ont conduit les autorités béninoises à renforcer leur dispositif militaire et à adapter leur stratégie sécuritaire. Toutefois, cette réalité demeure géographiquement circonscrite. Les centres économiques et politiques du sud — Cotonou, Porto-Novo ou Ouidah — continuent de fonctionner normalement et restent ouverts aux flux touristiques et économiques. La différence réside donc moins dans la réalité du risque que dans la manière de le raconter.
La bataille des perceptions
Dans les relations internationales contemporaines, la sécurité est aussi une affaire de narration. Dire qu'un pays est risqué, même de façon indirecte, revient à influencer son image extérieure. Pour un État comme le Bénin, qui mise sur le développement touristique, culturel et mémoriel comme levier économique, la perception internationale devient stratégique. Une recommandation négative peut peser sur les investissements, les flux touristiques ou la confiance internationale, même lorsque la situation réelle ne change pas fondamentalement. Ainsi, les avis de voyage dépassent leur fonction consulaire : ils participent à une diplomatie de l'image.
Une recomposition géopolitique en toile de fond
Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions. L'Afrique de l'Ouest est aujourd'hui traversée par des dynamiques concurrentes : montée des régimes militaires au Sahel, réorientation des alliances sécuritaires, affirmation de nouvelles puissances d'influence. Depuis plusieurs années, la Russie cherche à renforcer sa présence sur le continent africain, notamment à travers des partenariats sécuritaires et une stratégie d'influence plus large. Dans cet environnement, chaque déclaration officielle prend une dimension stratégique, parfois bien au-delà de son contenu immédiat. Les messages diplomatiques deviennent alors des instruments de positionnement régional.
Sécurité, influence et communication stratégique
L'époque où la diplomatie se limitait aux échanges bilatéraux discrets semble révolue. Aujourd'hui, les États agissent aussi sur le terrain informationnel : communiqués, récits sécuritaires, communication publique.Dans ce nouveau paysage, la frontière entre précaution sécuritaire et signal politique devient plus floue. Une recommandation peut simultanément informer, protéger… et façonner une perception géopolitique.Le cas béninois en est une illustration : plus qu'un avertissement ponctuel, il révèle une compétition silencieuse pour le contrôle du récit régional.
Le Bénin face à un défi d'image
Pour Cotonou, l'enjeu est désormais double. Il s'agit, d'une part, de contenir l'expansion des menaces sécuritaires aux marges du territoire ; d'autre part, de préserver une image de stabilité dans une région en mutation. Car dans le jeu géopolitique actuel, la stabilité n'est plus seulement une réalité mesurable sur le terrain. Elle devient aussi une construction narrative, façonnée par les regards extérieurs et les intérêts des puissances en présence.
Une diplomatie des récits
Au fond, l'épisode rappelle une évolution majeure des relations internationales : la guerre des influences ne se joue plus uniquement par les armes ou les alliances, mais aussi par les mots.En Afrique de l'Ouest, où les équilibres politiques et sécuritaires sont encore en redéfinition, chaque déclaration officielle peut devenir un acte stratégique. Le Bénin, souvent présenté comme un pôle de stabilité régionale, se retrouve ainsi au cœur d'une bataille plus discrète — celle des récits qui façonnent la réalité géopolitique.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) a entamé le paiement des agents électoraux mobilisés dans le cadre des élections législatives et communales couplées du 11 janvier dernier.
Fin de plusieurs semaines d'attente pour les agents électoraux.Ces derniers avaient exprimé leur mécontentement face au retard observé dans le paiement. Les opérations électorales étant achevées depuis le 11 janvier, l'impatience grandissait parmi ces acteurs clés du processus électoral, qui ont contribué à la bonne tenue du scrutin sur toute l'étendue du territoire national.
Face aux plaintes, la CENA avait publié un communiqué pour rassurer les agents. L'institution y indiquait que « le processus de traitement administratif et financier est en cours, conformément aux procédures en vigueur ». Elle précisait également que « les dispositions nécessaires sont prises pour l'aboutissement à bonne date du processus ».
Avec le démarrage effectif des paiements, la CENA joint désormais l'acte à la parole. Cette étape marque un soulagement pour les milliers d'agents recrutés pour les législatives et communales, qui attendaient la régularisation de leur situation financière.
La cérémonie de passation de charges entre le maire sortant, Luc Atrokpo et le nouveau maire de Cotonou, Luc Gnacadja, se tiendra ce vendredi 20 février 2026 à l'Hôtel de Ville.
Désigné pour conduire les destinées de la commune pour les sept prochaines années, Luc Gnacadja entrera officiellement en fonction ce vendredi. Il succède à Luc Atrokpo. Le nouveau maire de Cotonou est un élu du parti l'Union progressiste le Renouveau. Il été choisi au terme de la cérémonie d'installation des conseillers communaux tenue le dimanche 15 février 2026. A ses côtés, la première adjointe Arlette Saïzonou, la deuxième adjointe Gaston Adjagboni et Irène Behanzin, troisième adjointe.
Un expert urbaniste à la tête de la ville
Expert urbaniste de renom, Luc Gnacadja n'est pas un novice dans la gestion des politiques publiques. Sous la présidence de Mathieu Kérékou, il a occupé les fonctions de ministre de l'Environnement, du Logement et de l'Urbanisme de juin 1999 à février 2005.
Il a également servi sur la scène internationale en qualité de Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) de 2007 à 2013.
Le président de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA),Sacca Lafia, a reçu en audience, mardi 17 février 2026, une délégation du National Democratic Institute (NDI), en mission d'évaluation préélectorale au Bénin.La séance de travail s'est tenue en présence des membres du Conseil électoral et de la Direction générale des élections. Cette configuration élargie témoigne de l'importance accordée à la concertation et à la transparence dans la conduite du processus électoral.
Rencontre stratégique entre la Commission Électorale Nationale Autonome et le National Democratic Institute dans la perspective du prochain scrutin présidentiel. Les échanges ont porté sur les dispositions techniques et organisationnelles envisagées par la CENA pour garantir un scrutin apaisé, inclusif et crédible.
Les discussions se sont axées sur les mécanismes de sécurisation des opérations électorales, la formation des acteurs impliqués et les mesures destinées à renforcer la confiance des citoyens dans le processus.
Le représentant du NDI Christopher Fomunyoh s'est félicité de la qualité des discussions. Il a qualifié les échanges de « très fructueux » et salué la pertinence des mesures présentées par la CENA. Selon lui, l'engagement affiché par l'institution électorale constitue un signal fort en faveur d'un scrutin conforme aux standards démocratiques.
Cette rencontre s'inscrit dans la dynamique de suivi et d'accompagnement des préparatifs électoraux par les partenaires internationaux, traduisant l'attention soutenue portée au bon déroulement de l'élection présidentielle au Bénin.
Dans le département de l'Atlantique, la cérémonie de passation de charges entre les maires entrants et sortants aura lieu le jeudi 19 février 2026. Le préfet à travers un communiqué en date de ce mardi 17 février, a informé le public. Les cérémonies de passation de service selon le communiqué signé du secrétaire général de la préfecture, auront lieu sous la supervision du préfet.
Ci-dessous la programmation de la cérémonie de passation de service
La cérémonie de passation de charges entre le maire sortant Antoine Djedou et le nouveau maire d'Abomey, Franck Kpassassi, se tiendra ce jeudi 19 février 2026 à l'Hôtel de Ville.
Installé pour conduire les destinées de la commune pour les 7 prochaines années, Franck Kpassassi entre officiellement en fonction ce jeudi.
Porté par le parti Union progressiste le Renouveau, le nouveau maire d'Abomey a été choisi à l'issue de la cérémonie d'installation des conseillers communaux tenue dimanche 15 février 2026.
Franck Kpassassi est un expert en gouvernance locale, cadre scientifique reconnu, gestionnaire aguerri et militant chevronné. Il succède à Antoine Djedou, qui a dirigé la commune au cours du mandat écoulé.
La nouvelle équipe communale est également composée de Placide Houngbadji, nommé 1er adjoint au maire, et de Judicaël Comlan Azon, désigné 2e adjoint.
La société P&N Bénin SA traîne une ardoise de 9.209.050 FCFA au titre de travaux impayés sur le chantier de construction de 173 logements sociaux à Porto-Novo. Le prestataire, une entreprise de menuiserie, a saisi la justice le 11 décembre 2025. Voici des extraits du jugement rendu le 10 février 2026 par le Tribunal de commerce de Cotonou sur le litige.
FETY GROUP, une entreprise de menuiserie, développe avoir exécuté « diverses prestations dont la fabrication de portes d'entrée principale pour piétons, garages et autres » dans le cadre des travaux de construction de 173 logements sociaux économiques avec Voirie et réseaux divers dans la commune de Porto-Novo.
Les prestations ont été exécutées au profit de la société P&N Bénin SA.
L'entreprise soutient que « les divers travaux exécutés ont été livrés et sanctionnés par diverses attestations de services dûment signés », mais que la facture d'un montant total de 9.209.050 francs CFA, émise le 25 avril 2025, « n'a jamais été payée en dépit de toutes les tentatives enclenchées à cet effet ».
Malgré une sommation de payer en novembre 2025, la société P&N Bénin SA n'a effectué « aucune offre de paiement ».
Le 11 décembre 2025, FETY GROUP a attrait la société P&N Bénin SA pour obtenir le paiement de sa créance.
Après examen des pièces, notamment la facture normalisée et la sommation de payer, le Tribunal de commerce de Cotonou constate que P&N Bénin « reste débitrice (…) de la somme de neuf millions deux cent neuf mille cinquante (9.209.050) francs CFA » et qu'elle « a laissé subsister l'intégralité de la somme réclamée ».
Le juge a rappelé que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
La société P&N Bénin SA a été condamnée « à payer à la société FETY GROUP Sarl, la somme de neuf millions deux cent neuf mille cinquante (9.209.050) francs CFA au titre du coût des prestations effectuées à son profit ».
Le Tribunal a rejeté la demande de dommages-intérêts de 5 millions de FCFA formulée par FETY GROUP. L'entreprise « ne justifie d'aucun préjudice (…) distinct du retard de paiement », selon la juridiction qui s'est fondée sur l'article 1153 du Code civil.
Le tribunal a toutefois assorti sa décision de l'exécution provisoire sur la moitié de la condamnation pécuniaire, considérant que « le non-paiement d'une créance commerciale en dépit de la mise en demeure du débiteur (…) justifie l'urgence ».
La société P&N Bénin SA condamnée devra également supporter l'intégralité des dépens de la procédure, selon le jugement N°015/2026/ CJ3/S1/TCC du 10 février 2026.
M. M.