La caissière d'une banque de la place a comparu, mardi 03 mars 2026, devant la première chambre des flagrants délits du Tribunal de première instance de Cotonou.
Arrêtée pour avoir effectué des retraits frauduleux sur les comptes bancaires de plusieurs clients, la caissière d'une banque a comparu devant le Tribunal de première instance de Cotonou ce mardi 03 mars 2026.
Selon les éléments présentés à l'audience, la prévenue remplissait elle-même des bordereaux de retrait au nom de clients, puis procédait aux décaissements alors que ces derniers n'en étaient pas les bénéficiaires.
Plusieurs opérations de ce type auraient été réalisées. Le préjudice est évalué à 15 millions de FCFA.
La fraude présumée a été découverte à la suite d'un contrôle interne effectué le 10 décembre 2025. D'après les responsables de l'établissement bancaire, l'employée tentait alors de régulariser une opération portant sur 6,5 millions de FCFA, ce qui a éveillé les soupçons.
À la barre, la prévenue a affirmé qu'il s'agissait de sa « première fois ». Mais les enquêteurs ont produit un message extrait de son téléphone portable, dans lequel elle sollicitait en décembre 2024 l'aide de proches pour combler un manquant de caisse de 6 millions de FCFA.
La représentante de la banque a indiqué que l'institution avait déjà procédé au remboursement des clients identifiés comme lésés à l'issue des contrôles internes. Elle a toutefois reconnu que d'autres titulaires de comptes pourraient avoir été affectés sans en avoir encore connaissance.
L'avocat de la défense a plaidé pour une remise en liberté provisoire de sa cliente. Le ministère public a requis, comme condition préalable, le versement d'une caution de 20 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin. Le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire.
Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2026 pour la suite des débats et les réquisitions du parquet.
M. M.
Deux policiers en fonction au commissariat de police d'Akassato ainsi que deux civils ont comparu le lundi 02 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les agents de police sont poursuivis pour avoir libéré un présumé gayman contre de l'argent et les deux civils pour détention et usage de cannabis.
Ils sont quatre prévenus à comparaître devant la CRIET dans le cadre du dossier. Il s'agit de deux policiers poursuivis pour abus de fonction et deux hommes pour détention et usage de produits. Tous sont mis en cause dans le même dossier et ont été placés en détention préventive depuis le 18 février 2026 par le parquet spécial près la CRIET.
Lundi 02 mars 2026, la première audience dans le dossier s'est ouverte devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, les deux agents de police républicaine dont une femme ont plaidé non coupable des faits d'abus de fonction. Quant aux deux civils, l'un a reconnu les faits de détention et d'usage de produits psychotropes et l'autre a reconnu les faits.
À l'ouverture de l'audience, c'est le présumé cybercriminel qui aurait été libéré contre une somme de cinq-cents mille francs CFA qui a donné sa version. L'homme est poursuivi et incarcéré dans le dossier. Selon sa déposition, une patrouille de police aurait procédé à son interpellation pour de supposées données à caractère cybercriminel retrouvées dans son téléphone.
Se retrouvant dans les mailles de la police républicaine, ce dernier aurait proposé de l'argent aux agents pour recouvrer sa liberté. Cette offre aurait d'abord été refusée par les policiers qui l'ont conduit au commissariat d'Akassato. C'est finalement au commissariat qu'un arrangement de 500 000 FCFA aurait été conclu avec l'intéressé. L'argent reçu aurait ensuite été partagé entre les policiers qui ont mené l'opération. Les faits se sont déroulés à l'insu du commissaire principal du commissariat d'Akassato
Au cours des débats, une femme agent de police ayant participé à l'opération d'arrestation du présumé cybercriminel a été entendu par le juge. Au cours de sa déposition, elle reconnaît qu'un collègue policier lui a remis une enveloppe de 50 000 FCFA. Mais, elle précise qu'elle ne savait pas que l'argent provenait d'un arrangement lié à l'interpellation d'un présumé gayman. Elle confie avoir pensé qu'il s'agissait d'une cotisation de tontine remise par un collègue comme cela se faisait habituellement dans ce poste de police. La policière affirme qu'elle a déjà restitué l'argent quand a elle a su que l'enveloppe était liée à une telle pratique.
La chambre correctionnelle de la CRIET a renvoyé le dossier au lundi 20 avril 2026 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Au terme d'une opération conjointe menée par les éléments du commissariat de Pahou, dans la commune de Ouidah, appuyés par les éléments du Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale de la Police républicaine de l'Atlantique, 38 individus ont été interpellés dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, dans les ghettos et autres lieux criminogènes à Pahou. Plusieurs produits psychotropes ont été également saisis.
La Police maintient la veille en ce qui concerne la lutte contre l'usage et la consommation de stupéfiants. Du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, une équipe du commissariat de Pahou appuyée par le Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale, a procédé au démantèlement de ghettos et autres lieux criminogènes.
Au terme de l'opération qui a duré environ 20h de temps, des chichas, des boissons alcoolisées en plastique, des comprimés, des boulettes de chanvre indien, des machines à sous et trois bidons de gasoil d'origine douteuse, ont été saisis.
Au total, 38 individus ont été interpellés. Dans le lot, on retrouve des vendeurs et consommateurs de produits psychotropes, des individus impliqués dans des faits de vol de gasoil, de tentative de cambriolage, des prostituées ainsi que d'autres personnes raflées lors des contrôles, renseigne une source policière.
Placés en garde à vue pour des besoins d'enquête, ils seront bientôt présentés au Procureur de la République.
F. A. A.
Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a auditionné, ce lundi 02 mars 2026, le président d'une fédération sportive. Il est mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel sur sa collaboratrice directe.
Un président de fédération sportive est poursuivi devant la justice pour harcèlement sexuel. Le responsable sportif, selon des sources proches du dossier, aurait engagé une secrétaire particulière. Très vite, celle-ci dit subir un harcèlement sexuel répété caractérisé par des missions improvisées, des invitations en weekend sous le couvert d'obligations professionnelles, et une pression constante, rapporte Le Potentiel.
Après 8 mois de travail sans contrat formel, elle déclare que ce blocage serait lié à son refus de céder aux avances de son patron. Elle finit par démissionner, et saisit l'Institut national de la femme (INF). Une procédure judiciaire a donc été ouverte à son encontre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le responsable de fédération a été interpellé et déféré devant la CRIET le 26 février dernier. La juridiction spéciale après l'avoir auditionné, s'est déclarée incompétente et transféré le dossier au président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Les parties se retrouvent le 9 mars prochain pour la suite du dossier.
F. A. A.
Au Bénin, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé au découpage des circonscriptions scolaires en zones pédagogiques. C'est à travers l'arrêté ministériel en date du 20 février 2026. La nouvelle organisation administrative fixe désormais à 118 le nombre de circonscriptions scolaires, et à 344 le nombre de zones pédagogiques à travers tout le Bénin.
Voici l'arrêté du ministre
Alors que les frappes coordonnées israéliennes et américaines contre l'Iran du 28 février ont profondément secoué les marchés mondiaux, les premières répercussions se font déjà sentir à des milliers de kilomètres sur le continent africain. Pour des économies largement dépendantes des importations d'énergie et de produits alimentaires, la volatilité des prix et la perturbation des chaînes d'approvisionnement constituent des risques d'impact direct sur la croissance, l'inflation et le niveau de vie des populations.
Prix de l'énergie : un choc inflationniste mondial
L'escalade militaire au Moyen-Orient a provoqué une réaction immédiate des marchés de l'énergie. À l'ouverture des marchés, les prix du pétrole brut ont grimpé jusqu'à +13 %, plaçant le Brent autour de 80 $ le baril et le pétrole américain en hausse significative par rapport à la fin de la semaine précédente, avant de se stabiliser légèrement en projetant la crainte d'une interruption durable des flux via le détroit d'Hormuz. Cette zone stratégique, par laquelle transite près de 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial, est désormais effectivement perturbée par les avertissements et attaques iraniennes après les frappes, entraînant une réduction significative du trafic maritime énergétique. Pour les économies africaines, en majorité dépendantes des importations de carburants raffinés, ces hausses se traduisent aussitôt par une poussée inflationniste des coûts du transport, de l'électricité et des intrants agricoles, aggravant déjà les pressions sur les prix à la consommation.
Coût de la vie et inflation : pression sur les ménages africains
Dans plusieurs pays africains, des analystes économiques avertissent que l'augmentation du prix du pétrole pourrait rapidement se répercuter sur les prix des biens de première nécessité et les coûts logistiques. Dans des marchés comme le Nigeria, malgré une production pétrolière importante, la dépendance à l'égard des importations de carburants raffinés expose fortement l'économie à la volatilité mondiale des prix de l'énergie. Cette dynamique devient encore plus lourde lorsque les prix du fret maritime — déjà sous pression en raison de l'instabilité du Moyen-Orient — augmentent, tirant vers le haut les coûts d'importation de denrées alimentaires, de fertilisateurs et d'autres biens essentiels dont de nombreux pays africains dépendent.
Chaînes d'approvisionnement et sécurité alimentaire
L'Union africaine et la CEDEAO ont toutes deux exprimé leur inquiétude, pointant une menace sur la stabilité des marchés de l'énergie et des chaînes d'approvisionnement alimentaire qui pourraient aggraver la vulnérabilité économique de nations fragiles. Dans plusieurs capitales ouest-africaines, des responsables économiques et des chambres de commerce mettent en garde contre une hausse importée des denrées de base — notamment le blé, le riz et le sucre — dont le prix international est déjà sensible aux variations des coûts énergétiques et des routes maritimes. Toute prolongation du conflit au-delà des zones du Golfe pourrait entraîner une inflation alimentaire domestique plus durable, avec des risques directs sur la sécurité des populations à faible revenu.
Fret, investissement et croissance à risque
La volatilité provoquée par l'incertitude géopolitique a aussi un effet négatif sur les marchés financiers et les flux d'investissement. Alors que les marchés européens et américains ont connu des baisses, les économies africaines tournées vers l'exportation de matières premières voient leurs revenus potentiels incertains, ce qui influence les perspectives budgétaires nationales.Par ailleurs, la montée des coûts d'assurance pour le fret maritime ainsi que la possible réorientation des routes commerciales — avec un détour par le cap de Bonne-Espérance plutôt que par le Moyen-Orient — font peser des coûts supplémentaires sur le transport de marchandises, points particulièrement sensibles pour des économies déjà en phase de relance ou sous pression monétaire.
Conclusion : un choc externe aux répercussions internes
Ce qui se déroule au-delà des côtes du Golfe persique ne restera pas sans effet sur les économies africaines. L'escalade du conflit expose les pays importateurs à des chocs énergétiques, inflationnistes et alimentaires, accélérant des défis structurels déjà identifiés par des institutions régionales telles que la CEDEAO et l'Union africaine. Face à un contexte aussi incertain, les décideurs africains se retrouvent confrontés à la nécessité de renforcer la résilience économique, diversifier les sources d'approvisionnement, et adapter des politiques monétaires aptes à amortir l'impact de chocs externes qui, bien qu'éloignés géographiquement, pèsent lourdement sur le quotidien des citoyens du continent.
La 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est tenue du 23 au 27 février 2026 à Freetown, en Sierra Leone. Le Général de corps d'armée, Fructueux Gbaguidi, Chef d'état-major général des Forces armées béninoises (FAB), y a représenté le Bénin, réaffirmant l'engagement du pays en faveur de la stabilité régionale.
A l'instar de plusieurs autres pays de la sous-région, le Bénin a participé activement aux travaux de la 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Les échanges au cours de cette session, ont porté sur la dégradation du contexte sécuritaire en Afrique de l'Ouest, marquée par la progression du terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l'insécurité maritime. Cette rencontre de haut a été l'occasion pour les participants d'examiner les moyens de renforcer la coopération et la résilience collective face à ces menaces.
La session a également évalué la mise en œuvre de la Force en attente de la CEDEAO dans sa composante opérationnelle, afin de la rendre pleinement apte à conduire des interventions rapides contre le terrorisme.
Le Général Gbaguidi, par sa participation active, a réaffirmé la volonté du Bénin à contribuer durablement à la paix et à la sécurité en Afrique de l'Ouest.
Une visite du dépôt logistique de la CEDEAO à Lungi, a permis d'apprécier les capacités de soutien à un éventuel déploiement.
F. A. A.
Lorsque, en décembre 2022, je consignais quelques réflexions sur la situation socio-économique et politique du Bénin, il ne s'agissait point d'assigner au réel une direction qu'il n'aurait pas encore empruntée, mais d'observer, avec la prudence qu'impose toute exigence intellectuelle, les manifestations initiales d'un processus dont la pleine intelligibilité ne pouvait relever que de la durée. Car il est dans la nature même des transformations nationales de ne se révéler qu'à ceux qui acceptent de les contempler avec le recul nécessaire, c'est-à-dire à distance des passions immédiates et des impatiences superficielles.
Or, la décennie qui s'étend désormais sous notre regard présente cette singularité d'avoir conjugué la persistance de l'ordre constitutionnel avec l'accélération d'une recomposition économique, institutionnelle et symbolique dont les effets excèdent déjà les contingences qui les ont vu naître.
Cette trajectoire ne s'est nullement déployée dans l'abri d'un environnement régional stable. Bien au contraire, les années récentes ont été marquées, en Afrique de l'Ouest, par des ruptures institutionnelles, des reconfigurations sécuritaires et des incertitudes dont l'onde de choc n'a épargné aucune conscience politique attentive. L'événement du 7 décembre 2025, qui porta un instant l'ombre de la discontinuité sur l'édifice républicain béninois, doit être appréhendé avec la gravité qu'exigent ces moments où l'histoire hésite. Que cette tentative ait trouvé sa résolution dans le maintien de la légalité constitutionnelle n'est pas un fait anodin : il atteste que l'État béninois, loin d'être une abstraction fragile, est devenu une réalité suffisamment intériorisée pour opposer à la tentation de la rupture la force silencieuse de sa propre légitimité.
– De l'économie comme langage de la permanence :
Les mutations les plus profondes des nations se lisent rarement dans les proclamations ; elles se discernent dans la structure même de leurs équilibres économiques. À cet égard, les analyses de la Banque mondiale indiquent que la croissance du produit intérieur brut béninois, établie à 3,3 % en 2016, s'est élevée à 7,5 % en 2024, avec des perspectives de consolidation à un niveau supérieur à 7 %. Plus révélateur encore est le niveau de l'investissement, désormais supérieur à 35 % du produit intérieur brut, signe d'un État qui n'a point choisi la facilité de la préservation, mais l'exigence de la construction. Cette orientation a trouvé son prolongement naturel dans l'accès renouvelé aux marchés financiers internationaux, notamment à travers l'émission d'un Sukuk souverain de 500 millions de dollars, dont la portée excède sa seule dimension budgétaire — car emprunter avec crédibilité, pour une nation, c'est attester qu'elle inspire confiance au-delà d'elle-même.
La dette publique, qui s'établit autour de 50 % du produit intérieur brut, doit être comprise à l'aune de cette logique : non comme le signe d'une dérive, mais comme l'empreinte comptable d'une volonté d'édification.
– De la transformation du territoire comme expression de la souveraineté :
L'autorité d'un État se manifeste également dans sa capacité à organiser son propre espace et à inscrire sa présence dans la géographie qu'il administre. Les infrastructures réalisées ou engagées au cours de la décennie écoulée — axes routiers, corridors logistiques, modernisation portuaire — participent pleinement de cette entreprise de structuration territoriale, qui est, au fond, une manière pour la puissance publique de rendre le territoire plus intelligible et plus habitable.
Le dédoublement de la liaison Sèmè-Porto-Novo, accompagné d'un nouvel ouvrage d'art destiné à abolir les lenteurs anciennes, constitue, à cet égard, un soulagement tangible pour nombre de béninoises et de béninois qui, par nécessité professionnelle ou par attachement légitime, empruntent quotidiennement cet itinéraire longtemps éprouvant. Il représente, par ailleurs, une opportunité historique pour Porto-Novo, dont l'accessibilité accrue crée les conditions préalables à un développement économique, administratif et symbolique plus conforme à son rang institutionnel.
Le Centre hospitalier international de Calavi, par l'ambition de son plateau technique et la portée de sa vocation, marque une étape supplémentaire dans l'affirmation d'une capacité sanitaire autonome, réduisant progressivement la dépendance extérieure en matière de soins spécialisés. Dans le même mouvement, les logements sociaux de Ouèdo traduisent l'effort de conciliation entre l'expansion urbaine, désormais irréversible, et l'exigence fondamentale de dignité résidentielle, qui demeure l'un des fondements silencieux de la stabilité sociale.
Il serait cependant intellectuellement périlleux de taire les tensions inhérentes à toute transformation d'envergure. La réorganisation du marché Dantokpa, l'un des plus importants pôles commerciaux de la sous-région ouest-africaine, a suscité des inquiétudes légitimes et des épreuves humaines qu'aucune analyse sérieuse ne saurait ignorer. Mais l'histoire économique enseigne, avec constance, que toute mutation structurelle suppose, à un moment donné, de substituer à l'ordre spontané, souvent saturé par sa propre croissance, un ordre repensé, conçu et structuré.
La véritable interrogation ne réside donc pas dans le principe de cette modernisation, mais dans sa pleine réussite. Les nouveaux marchés modernes, conçus comme instruments de désengorgement et de rationalisation — notamment le marché dit de « Gros », appelé à accueillir une part substantielle des activités commerciales — devront impérativement atteindre un niveau de vitalité économique au moins équivalent à celui des espaces qu'ils remplacent, et, au-delà, les surpasser. Car la légitimité ultime d'une réforme ne procède ni de son intention ni de son architecture, mais de sa capacité effective à recréer, dans un cadre renouvelé, les conditions de la prospérité qu'elle entend organiser.
– De la culture comme réappropriation de soi, Du ciel retrouvé : Amazone
La renaissance culturelle observée à Ouidah, notamment à travers les Vodun Days et la restitution des 26 œuvres royales, procède d'une démarche plus profonde qu'une simple politique événementielle. La construction du musée internationale du Vodun à Porto-Novo n'est pas anodine — il s'agit de restaurer une culture, non un culte, culture longtemps jetée aux pilories. En clair, cette renaissance participe d'une réconciliation avec l'épaisseur historique de la nation, condition préalable à toute projection sereine dans l'avenir.
Retrouvé sa culture, oui, le Bénin veut retrouver également son ciel. L'accréditation d'une compagnie aérienne nationale « Amazone » s'inscrit dans cette même logique d'affirmation. Le retour d'un pavillon béninois dans l'espace aérien international ne saurait être réduit à une simple opération économique. Il constitue l'une de ces manifestations discrètes mais essentielles par lesquelles un État affirme sa continuité symbolique.
– De la jeunesse comme dépositaire du temps à venir :
Toute œuvre politique véritable ne trouve sa pleine justification que dans sa capacité à se transmettre, c'est-à-dire à survivre à ceux qui l'ont initiée pour devenir un bien commun durable.
La perspective de l'élection présidentielle de 2026, organisée dans le respect scrupuleux du principe constitutionnel de limitation des mandats, ouvre à cet égard une séquence nouvelle, dont l'importance excède la seule alternance des personnes pour toucher à la continuité même de l'État. La figure de Romuald Wadagni, dont la responsabilité dans la conduite des finances publiques s'est exercée au cœur de cette décennie de transformation, incarne, pour une part significative de la jeunesse béninoise, la possibilité d'une continuité éclairée par le renouvellement, c'est-à-dire d'une fidélité aux acquis conjuguée à la promesse d'une intensification lucide des réformes.
Les résultats des élections législatives et municipales de janvier 2026 s'inscrivent, du reste, dans cette dynamique générationnelle. L'émergence de jeunes maires à la tête de collectivités majeures, notamment à Parakou et à Abomey-Calavi, ainsi que l'entrée de jeunes députés au sein de la représentation nationale, contribuent à faire naître une espérance nouvelle : celle d'un État dont la continuité ne serait pas la répétition du passé, mais son approfondissement conscient.
À l'examen des orientations esquissées par les deux candidats à l'élection d'avril 2026, il m'est permis de former, avec gravité mais sans réserve, l'espérance que le candidat Romuald Wadagni saura proposer un programme étoffé, à la mesure des fondations déjà posées, et capable de porter davantage encore le Bénin, monde de splendeurs — ce pays dont l'histoire, la culture et la stabilité composent déjà les linéaments d'une singularité ouest-africaine.
Car les nations qui s'élèvent durablement sont celles qui savent, au moment décisif, confier leur continuité à des mains capables d'en comprendre à la fois l'héritage et l'exigence.
En somme, la gouvernance Talon aura marqué des esprits, au Bénin comme au delà de nos frontières . Elle juxtapose routes neuves et controverses démocratiques, ratios budgétaires maîtrisés et dettes accrues, croissance rapide et inclusion graduelle. Presque dix ans après, le Bénin apparaît transformé — mais toujours traversé par cette interrogation fondamentale : comment convertir cette transformation en horizon collectif partagé ? C'est peut-être là que réside la substance véritable de la décennie : dans cette tension féconde entre l'élan et l'équilibre, entre la mesure des chiffres et l'épaisseur humaine qu'ils tentent — imparfaitement de raconter.
Me Mickaïl Jr BADAROU
Une formation itinérante sur la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026 s'est ouverte ce lundi 2 mars 2026 à l'hôtel Sossa, à Cotonou. Organisée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, cette formation réunit des professionnels des médias de la zone sud.
Du 2 au 5 mars, des journalistes participent à une session de renforcement des capacités consacrée à la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026. Selon le Secrétaire général de la HAAC, il s'agit de rappeler les règles professionnelles du métier tout en se mettant à jour en fonction du type d'élection concerné, afin d'éviter les erreurs parfois constatées lors des précédents scrutins. François Awoudou a insisté sur la nécessité de s'adapter aux spécificités des scrutins, notamment en matière de contentieux électoral.
Les médias, acteurs clés de la paix et de la démocratie
Procédant au lancement officiel des travaux, le Vice-président de la HAAC a salué la forte mobilisation des journalistes. « Les élections, surtout présidentielles, constituent toujours un moment crucial dans la vie d'une nation. Dans ce contexte, le rôle du journaliste dépasse la simple diffusion de l'information », a déclaré Mohamed Barré.
À l'approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, il a rappelé que les médias ont une responsabilité majeure dans la consolidation de la paix, de la transparence et de la confiance publique. « Il s'agit de garantir aux citoyens une information fiable, vérifiée, pluraliste et accessible afin qu'ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause », a souligné le Vice-président de la HAAC.
Face aux risques de désinformation, de manipulation et de discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale, la couverture des élections exige rigueur professionnelle, équilibre dans le traitement de l'information et strict respect des textes en vigueur.
Des thématiques clés au programme
Pendant quatre jours, les participants approfondiront plusieurs thématiques essentielles, notamment : le rôle des médias en période électorale ; la feuille de route du reporter en période électorale ; les défis de la logistique électorale.
Les échanges porteront également sur la centralisation des résultats électoraux dans le cadre de la présidentielle ; le contentieux électoral de l'élection présidentielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin ; le contentieux répressif et les infractions électorales ; la gestion des réseaux sociaux ; le traitement des sources et les exigences déontologiques.
Au-delà des communications, les organisateurs entendent faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de partage d'expériences entre journalistes issus d'organes de presse aux réalités diverses. Le Vice-président de la HAAC a exprimé le vœu que cette initiative contribue à renforcer le professionnalisme des journalistes et à faire de l'élection présidentielle de 2026 un modèle de transparence et de maturité démocratique.
Au Bénin, le Tiktokeur Valère Noukonmè arrêté pour avoir publié en direct sur TikTok des actes sexuels risque désormais cinq ans de prison ferme pour outrage public à la pudeur et escroquerie via internet. C'est la réquisition du ministère public à la CRIET après la découverte de présumées données à caractère cybercriminel dans le téléphone du prévenu.
De présumées données à caractère cybercriminel retrouvées dans le téléphone d'un tiktokeur après son arrestation pour avoir diffusé en direct sur TikTok des actes sexuels. C'est l'histoire du tiktokeur Valère Noukonmè qui a été interpellé en octobre 2025 par les agents du Centre national d'investigations numériques (CNIN). Cette arrestation est liée à la publication en direct sur Tiktok de vidéos à caractère sexuel, avait indiqué le CNIN dans un communiqué. Au cours de sa garde à vue, l'analyse de son téléphone portable va permettre aux enquêteurs de la police de découvrir de présumées données à caractère cybercriminel.
Présenté au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le tiktokeur est placé en détention préventive. Il est ensuite poursuivi pour deux chefs d'accusation. Il s'agit des charges « d'outrage public à la pudeur et d'escroquerie via internet ». Jeudi 12 février 2026, son procès s'est poursuivi devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, le prévenu ne reconnaît pas les faits. Il a essayé de se dédouaner sans succès.
Cinq ans de prison ferme requis par le parquet spécial
Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné que le tiktokeur Valère Noukonmè s'adonnait aux actes d'escroquerie en ligne et faisaut notamment dans l'escroquerie de plan love et plan cul. Le parquet spécial de la CRIET a souligné que le live tiktok confirme les données cybercriminelles à caractère érotique retrouvées dans son téléphone.
Pour ces faits, le ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et d'atteinte à la pudeur. Il a requis cinq (5) ans de prison ferme et une amende d'un million FCFA contre le tiktokeur. La confiscation de son téléphone mis sous scellé a été également sollicitée par le parquet. Le délibéré de son procès est fixé au jeudi 2 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
La Finlande a affirmé, dimanche 1er mars 2026, à Rabat, qu'"une autonomie véritable sous souveraineté marocaine pourrait constituer une solution des plus réalisables" pour le règlement de la question du Sahara marocain.
La position de la Finlande sur le Sahara marocain a été exprimée dans un Communiqué conjoint adopté à Rabat à l'issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, qui effectue une visite officielle au Maroc.
La Finlande a "réitéré son soutien au Plan d'autonomie présenté par le Maroc", le considérant comme une bonne base sérieuse et crédible en vue de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable, précise le Communiqué.
Les deux chefs de diplomatie ont "salué l'adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies" et réaffirmé leur soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du
Sahara marocain.
Le Royaume de Belgique a réaffirmé, lundi 2 mars 2026, son soutien clair et constant à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Bruxelles considère ce plan comme "la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste" pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional autour du Sahara.
La position de Bruxelles sur le différend régional autour du Sahara a été exprimée lundi dernier par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot, à l'issue de sa rencontre à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita.
Au cours de l'entretien, M. Prévot a également souligné que ce soutien s'inscrit dans la continuité de la position exprimée dans la Déclaration conjointe signée à Bruxelles le 23 octobre 2025 et dans la reconnaissance de l'importance existentielle de cette question pour le Royaume du Maroc et place résolument la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté et de l'unité nationale du Maroc.
Le ministre belge des Affaires étrangères a souligné qu'il entend agir en conséquence sur les plans diplomatique et économique et que cette position de la Belgique s'inscrit dans le respect du droit international.
Il a aussi annoncé que l'Ambassadeur belge à Rabat sera invité à effectuer prochainement une visite dans la région du Sahara afin de préparer et soutenir plusieurs initiatives économiques, comme la visite d'entreprises belges et l'organisation de foires économiques des trois agences régionales.
Concernant l'extension de la couverture consulaire des ressortissants belges résidant au Sahara et aux Belges de passage dans la région, le chef de la diplomatie a réitéré que son Consulat Général à Rabat est compétent pour le Royaume du Maroc dans son ensemble sans distinction régionale, y compris pour la région du Sahara.
La visite de M. Prévot s'inscrit dans la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et le Royaume de Belgique, marquées par un dialogue politique régulier et une volonté partagée d'approfondir un partenariat stratégique, fondé sur le respect mutuel et la convergence des vues sur les questions d'intérêt commun.
A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison contre un propriétaire de boutique et deux agents de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). Les mis en cause sont poursuivis dans une affaire de vol de courant de la SBEE à Kpassè, dans la ville de Ouidah.
Au lieu de brancher directement ses appareils sur le compteur que la SBEE lui a attribué, un propriétaire de boutique sise à Kpassè dans la ville de Ouidah, a préféré piquer directement sur un poteau électrique. Avec ses 19 congélateurs selon les déclarations à la barre, il ne payait en moyenne que la somme de 15 000 francs CFA de facture. Ceci, avec la complicité d'un technicien de la SBEE et un agent releveur qui n'a pas cru devoir dénoncer la manœuvre.
Le pot aux roses a été découvert et les trois personnes mises aux arrêts. A la barre, le propriétaire de boutique n'a pas nié les faits mis à sa charge. Il a expliqué avoir bénéficié de l'appui du technicien et de l'agent releveur. Un second releveur, également poursuivi, a en revanche bénéficié d'une réquisition favorable.
Le parquet a demandé la restitution de la caution de 500 000 francs CFA versée pour sa mise en liberté provisoire.
Le préjudice causé à la société distributrice de courant électrique au Bénin, est estimé à environ 23 millions de francs CFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public demande à la Cour de condamner le propriétaire de boutique et ses deux complices à une peine de 5 ans de prison ferme, et une amende de 2 millions de francs CFA d'amende. Le propriétaire de la boutique, principal accusé dans le dossier, devra payer selon les réquisitions du substitut du procureur, la somme de 23 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à la SBEE. Le délibéré est attendu à la mi-mars.
F. A. A.
Depuis quelques semaines, un phénomène préoccupant prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Il s'agit des rodéos à motos où de groupes de jeunes roulent à grande vitesse sur les grands axes routiers, le plus souvent sans casque de protection, et en violation flagrante des règles de sécurité et de conduite urbaine.
Le phénomène de rodéos urbains à motos qui prend de l'ampleur dans la ville de Cotonou doit attirer l'attention de la hiérarchie policière et des autorités au plus haut niveau. Celles-ci doivent prendre les mesures urgentes pour mettre fin à cette trouvaille de la jeunesse béninoise qui présente de gros risques d'accident.
Les soirées en week-end, il est récurrent de voir les jeunes rouler en groupe sur les grands axes routiers, notamment le boulevard de la Marina, en s'adonnant à des dépassements anarchiques et risqués, ainsi qu'à des démonstrations risquées au milieu du trafic urbain. Fait assez grave au regard du danger qu'il présente.
Ce qui retient aussi l'attention dans ce phénomène de rodéo à motos, c'est la présence de jeunes adolescents et parfois mineurs parmi les clowns de rodéo. On se demande ainsi comment des parents ont pu laisser des enfants de cet âge sortir de la maison, sans casque de protection pour s'adonner à ces spectacles sur la voie publique.
La Police, dans son rôle de maintien de l'ordre et de sécurité des personnes et des biens devrait agir au plus vite pour le bonheur de tous.
F. A. A.
Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé, le 27 février 2026 à Abidjan, une prise de participation de 6,5 millions d'euros au capital du fonds Saviu II afin de soutenir des start-up technologiques en phase d'amorçage et de première levée de fonds institutionnelle, majoritairement en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone
Le Groupe de la Banque investira 4,5 millions d'euros en capitaux propres ainsi que deux millions d'euros sous la forme d'une tranche de couverture de première perte pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du Programme Boost Africa. Cette participation de l'institution panafricaine permettra au fonds Saviu II d'accorder la priorité aux entreprises à forte composante technologique ou numérique.
Le fonds de capital-risque Saviu II a pour objectif de réaliser au moins 60 % de ses engagements dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest et du Centre : la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Il peut également co-investir en Afrique de l'Est dans des entreprises technologiques prometteuses disposant d'une équipe et d'un modèle commercial solides, ayant pour stratégie de pénétrer le marché des pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d'établir une forte présence dans la région.
Saviu II, le second véhicule d'investissement du Saviu Partners, prévoit notamment d'investir entre 500 000 euros et trois millions d'euros dans une vingtaine de start-up « B2B » technologiques ou à vocation technologique, en phase d'amorçage ou de première levée de fonds institutionnelle.
De plus, le fonds consacrera une enveloppe dédiée aux investissements de préamorçage, en apportant des tickets par entreprise pour des prises de participation minoritaires, généralement en co-investissement avec des studios, incubateurs ou autres partenaires de l'écosystème.
À propos du Saviu Partners
Créé en 2018, le fonds Saviu Partner a acquis une solide expérience en matière d'accompagnement des start-up technologiques en phase de démarrage en Afrique de l'Ouest et du Centre francophone. Le premier véhicule d'investissement du gestionnaire de fonds indépendant, Saviu I, lancé en 2018 avec une capitalisation de dix millions d'euros, illustre la stratégie d'investissement axée sur « l'amorçage et le développement » adoptée par le gestionnaire. Cette approche consiste à investir dans des start-up à fort potentiel et à leur fournir un soutien pratique dans des domaines tels que le développement commercial, le recrutement, l'expansion internationale et la levée de fonds. Le fonds Saviu I a investi dans 12 start-up basées principalement dans les pays francophones d'Afrique de l'Ouest.
L'armée béninoise renforce son action sociale dans le nord du pays. Dans la région dite des 2KP, plusieurs villages disposent désormais d'eau potable. Des infrastructures scolaires ont aussi été livrées.
Depuis le 27 février 2026, les habitants de Makrou, Yinkinin, Becket et d'autres localités des communes de Kouandé et Kérou ont accès à de nouveaux forages.
Les ouvrages sont équipés de pompes solaires d'une capacité de 1.500 watts. Ils doivent améliorer l'approvisionnement en eau dans cette zone confrontée à des défis sécuritaires.
A Pehunco, le CEG 1 a reçu un module de trois salles de classe.
Plus de 400 tables et bancs ont été installés pour les élèves.
Ces réalisations ont été offertes par les Forces armées béninoises (FAB). Elles s'inscrivent dans les actions civilo-militaires de l'opération Mirador, déployée dans l'Atacora. Le projet a bénéficié de l'appui du Département américain de la Défense, de l'ONG Spirit of America et de Strategic Stabilization Advisors.
La cérémonie de remise s'est tenue à Pehunco. Elle a été précédée d'une visite des installations conduite par le colonel Adamasso Valère, commandant adjoint de l'opération Mirador, aux côtés du colonel Tassou Abdou Wassiou, responsable des actions civilo-militaires.
« Nous célébrons un pacte de confiance entre l'armée béninoise et les populations que nous avons pour mission de protéger », a déclaré le commandant adjoint. Selon lui, la sécurité durable « se construit avec les populations et pour les populations ». Il a souligné qu'aucune armée ne peut obtenir de résultats durables sans l'adhésion des communautés.
Autorités locales, chefs traditionnels et élèves ont pris part à la cérémonie. Le maire de Pehunco, Orou Maré Koto, a salué un geste « fort » en faveur du développement local. Le représentant du préfet de l'Atacora, Mohamed Bawa Cissé, a estimé que ces infrastructures contribuent à renforcer la résilience des habitants dans un contexte sécuritaire sensible.
Créée en mars 2025, la cellule des actions civilo-militaires de l'opération Mirador se veut un cadre permanent de concertation entre l'armée, les autorités et les communautés. L'objectif est de répondre aux besoins essentiels tout en consolidant la confiance dans les zones exposées aux menaces terroristes.
La 4e édition du Festival international des arts du Bénin (FInAB), s'est achevée ce dimanche 1er mars 2026. Près de 50 activités intellectuelles ont meublé cette édition spéciale qui a favorisé une immersion dans l'univers des artistes et créateurs dans les différentes disciplines, ainsi qu'un partage d'expérience entre les locaux et les experts internationaux déployés à Cotonou pour la circonstance.
Le FInAB, grand rendez-vous culturel et artistique organisé chaque année à Cotonou, s'est achevé ce dimanche 1er mars 2026. Durant les 10 jours que l'évènement d'envergure mondiale a duré, d'intenses activités ont été organisées et permis aux artistes et créateurs d'exprimer une fois encore, leur talent et leur créativité.
Pour ce qui concerne le volet intellectuel de cette 4e édition, près de 50 activités ont été organisées. Celles-ci incluent les masters class, des keynotes, speed meeting et des formations dans divers secteurs tels que la mode, l'industrie culturelle et créative, l'économie et l'industrialisation des arts, la politique culturelle, la monétisation de l'art, etc. L'objectif de ces différentes activités selon le comité d'organisation, est de renforcer les capacités des acteurs locaux et de créer un lien entre ces derniers et les experts internationaux.
Placée sous le thème : « Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », cette 4e édition du FInAB qui a mis en lumière les productions relevant de la mode et de la musique, a connu la participation de ALPHADI, le géant de la mode africaine, et plusieurs artistes musiciens béninois et étrangers qui ont fait vibrer durant les 10 jours, la plage du Family Beach à Cotonou.
Le FInAB Fashion Week, creuset dédié à la mode
A travers le FInAB Fashion Week, creuset spécial dédié à la célébration de la mode à l'édition 2026 du FInAB, plusieurs activités ont été organisées. Du Fashion Chill au Défilé de mode, en passant par les masterclasses, et les échanges profonds autour de l'identité, cette édition selon le comité d'organisation, a célébré la mode au-delà des standards, engagée, créative et résolument africaine. « Les défilés ont mis en lumière des créations fortes, audacieuses et inspirantes, portées par des stylistes qui racontent l'Afrique à travers les matières, les coupes et les symboles », a souligné Ulrich ADJOVI, PDG du Groupe Empire, promoteur du FInAB.
Deux scènes distinctes
Deux scènes distinctes ont été ouvertes à cette 4e édition du FInAB. Une grande scène dédiée aux concerts et aux performances majeures, et une seconde scène consacrée aux animations, aux découvertes, aux rencontres et aux expressions émergentes. Selon Ulrich ADJOVI, cette édition a également permis de célébrer l'amour des peuples et la fraternité culturelle à travers des journées dédiées telles que le Nigeria Day, le Togo Day, le Maroc Day et le Liban Day, avec une soirée orientale visant à saluer les communautés marocaine et libanaise qui participent à la richesse culturelle et économique du Bénin.
F. A. A.
Le parti Union progressiste le renouveau (UP-R), a effectué ce dimanche 1er mars 2026, sa rentrée politique au palais de la Gratitude à Abomey-Calavi. Joseph Djogbénou, président de la formation politique soutenant les actions du chef de l'Etat Patrice Talon, a adressé à cette occasion, un message aux députés et maires élus sous la bannière de l'UP-R lors du double scrutin législatif et communal du 11 janvier 2026 au Bénin.
« Bénin Alafia 2060, c'est maintenant : Ensemble pour un monde de splendeurs », c'est la thématique développée au cours de la rentrée politique du parti Union progressiste le renouveau, ce dimanche 1er mars 2026. L'ex premier ministre, Lionel Zinsou était l'invité d'honneur.
S'adressant aux nouveaux élus, le président du parti UP-R a souligné que les nouveaux maires et députés ne devraient pas considérer leur élection comme « la reconnaissance d'un talent personnel ou la consécration d'une gloire solitaire ». Pour Joseph Djogbénou, « c'est d'abord la confiance que le peuple renouvelle à une majorité politique qui sait avec courage et détermination entendre sa demande d'épanouissement et trouver les solutions pertinentes et durables à ces problèmes vitaux ».
Le secrétaire exécutif national du parti Bloc républicain (BR), Abdoulaye Bio Tchané, était également présent à cette activité de l'UP-R.
F. A. A.
L'accès à une éducation de qualité a été facilité par la polyvalence des modalités en ligne et l'utilisation d'outils technologiques numérisés adaptés au mode de vie de chaque étudiant. Dans ce contexte, TECH Global University se présente comme la principale option pour l'enseignement supérieur, se distinguant comme la plus grande université numérique du monde. En tête du classement mondial des établissements d'enseignement, TECH Global University propose un vaste catalogue académique comprenant plus de 14 000 diplômes universitaires disponibles dans onze langues différentes, couvrant diverses disciplines et facultés telles que les Sciences de la Santé, les Sciences Sociales, le Design, l'Ingénierie, le Droit, l'Économie, le Marketing, les Affaires, les Langues, la Communication, l'Éducation, les Arts et les Humanités.
Un catalogue académique de référence internationale, non seulement pour sa méthodologie d'étude, mais aussi pour son corps professoral composé de plus de 6 000 enseignants de classe mondiale. Des professeurs, des chercheurs, des professionnels des cinq plus grands hôpitaux du monde et des cadres supérieurs de multinationales, dont Isaiah Covington, entraîneur de performance des Boston Celtics, Magda Romanska, chercheuse principale au Harvard MetaLAB, Ignacio Wistuba, président du département de pathologie moléculaire translationnelle au MD Anderson Cancer Center et D.W Pine, directeur de la création du magazine TIME, parmi beaucoup d'autres. Cet engagement en faveur d'un corps enseignant international de haut niveau a valu à TECH le surnom de « Harvard en ligne ».
En outre, cette université se concentre sur l'offre d'une éducation de premier ordre, en proposant des programmes tels que des licences, des mastères officiels, des mastères propres, des mastères avancés, des certificats avancés, des certificats et des diplômes. Tout cela afin d'offrir aux étudiants la meilleure expérience d'apprentissage et de les tenir au courant des derniers développements dans chaque domaine de connaissance. Grâce à cet engagement rigoureux d'adaptation à l'environnement professionnel, et selon les données du cabinet de conseil KPMG, 99 % des étudiants TECH obtiennent un emploi qualifié avant la première année d'obtention de leur diplôme.
L'accent mis sur la qualité de l'enseignement a valu à TECH non seulement d'être désignée par FORBES comme la « meilleure université en ligne du monde », mais aussi de se voir décerner le badge Google Partner Premier, une distinction qui souligne l'engagement de l'université en faveur d'un environnement numérique de la plus haute qualité.
D'autre part, cette recherche constante d'une qualité académique élevée n'est pas passée inaperçue auprès des plus de 500 000 diplômés de cette université. En effet, après plus de 4 000 évaluations, TECH a obtenu une note de 4,9 sur 5 sur le site d'évaluation rigoureux Trustpilot, réputé pour vérifier la véracité de chacun des avis exprimés.
TECH, le « Harvard en ligne », dispose du meilleur Corps Enseignant International
TECH Global University a conçu son propre modèle d'apprentissage appelé Relearning, qui consiste en un système pédagogique 100 % en ligne basé sur la répétition. En outre, c'est la première université en ligne à la combiner avec la Méthode des Cas perturbatrice, en incorporant ce matériel avec d'autres ressources didactiques, telles que des simulations en ligne, des notes techniques, ou des cas d'entreprise authentiques.
Les programmes et le processus d'apprentissage sont conçus à partir de matériel choisi par des enseignants qualifiés et expérimentés, afin d'offrir un enseignement de qualité. Les résultats sont reflétés dans un format multimédia interactif qui permet aux concepts et aux informations d'être compris plus rapidement, plus efficacement et de rester plus longtemps en mémoire.
La méthode de réapprentissage se concentre sur la fourniture d'une expérience d'étude basée sur la répétition guidée qui permet aux apprenants de pratiquer de nouvelles compétences à l'aide d'un matériel d'enseignement multimédia spécial. Les contenus sont spécialisés dans l'amélioration du processus d'enseignement et du temps d'apprentissage des élèves, ce qui permettra de surmonter la Courbe de l'Oubli étudiée par le psychologue Hermann Ebbinghaus.
TECH souhaite ainsi démocratiser l'accès à une éducation de haute qualité afin d'améliorer les compétences des étudiants, de mettre à jour leurs domaines professionnels et d'améliorer leurs connaissances grâce à la méthode spéciale fournie dans chaque programme.
TECH, université leader en matière d'employabilité avec 99%
TECH est la plus grande université numérique du monde. Avec un catalogue impressionnant de plus de 14 000 programmes académiques disponibles en 11 langues, elle est leader en matière d'employabilité, avec un taux de placement de 99 %.
Elle est officiellement reconnue en Amérique, comme TECH Universidad (Mexique). Elle est également très présente en Afrique, avec TECH RUCU University (Tanzanie) et TECH Euromed University (Maroc), et en Europe avec TECH Global University (Andorre) et TECH Universidad (Espagne).
Grâce à son orientation internationale, TECH est présente dans plus de 150 pays et a été reconnue à deux reprises par le Financial Times comme l'une des 250 entreprises à la croissance la plus rapide en Europe au cours des dernières années. Cela lui a permis de devenir l'université officielle de la NBA, offrant des programmes exclusifs enseignés par des dirigeants, des entraîneurs et d'anciens joueurs de la plus grande ligue de basket-ball du monde.
D'autre part, le prestigieux magazine Forbes l'a distinguée comme la « meilleure université numérique du monde », en soulignant sa méthodologie d'apprentissage innovante, le Relearning, ainsi que la mise en œuvre de la Méthode des Cas de Harvard.
Elle dispose également d'un corps professoral ivy league, à l'égal de Harvard et de Stanford. Ses plus de 6 000 professeurs travaillent dans les meilleures entreprises, organisations et institutions du monde. Les plus grandes multinationales (Amazon, Apple, Google, Nike...), les meilleurs hôpitaux (Mayo Clinic, MD Anderson...) ou les meilleures institutions sportives (Boston Celtics, Dallas Cowboys...) prêtent leurs meilleurs professionnels pour diriger les programmes académiques de TECH.
La qualité de son infrastructure numérique et ses normes éducatives élevées ont été reconnues par Google, qui lui a accordé le statut de « Google Partner Premier », une distinction réservée aux 3 % d'institutions numériques les plus performantes.
TECH est également considérée comme l'Université la mieux évaluée par ses étudiants, avec une note moyenne de 4,9 sur 5 dans plus de 25 000 évaluations publiques sur les principaux portails internationaux.
Le Centre National d'Investigations Numériques (CNIN) a interpellé 56 personnes suspectées d'activités de cyber-escroquerie lors d'une opération menée simultanément dans plusieurs communes du Bénin au cours de ce week-end.
Les arrestations ont eu lieu à Comè (19 suspects), à Parakou et ses environs (14), à Porto-Novo, Sèmè-Podji et Missérété (13), ainsi qu'à Abomey et Bohicon (10).
Au cours des perquisitions, les enquêteurs ont saisi un important lot de matériel informatique, notamment des ordinateurs portables, des smartphones et des téléphones mobiles, présentés comme les principaux outils utilisés pour les activités illicites en ligne.
Plusieurs véhicules et motos, soupçonnés d'avoir été acquis grâce aux revenus issus de ces activités, ont également été mis sous scellés.
Les 56 suspects ont été placés en garde-à-vue.
Le CNIN poursuit les enquêtes afin d'identifier d'éventuels complices et de démanteler les réseaux de blanchiment liés à ces faits.
M. M.