Les travaux de la première session ordinaire de l'année 2026, ont été ouverts ce mercredi 15 avril, par le président de l'Assemblée nationale, Joseph Djogbénou. Une trentaine de textes dont le rapport du président de l'Assemblée nationale, seront examinés.
La première session ordinaire de l'année 2026 de l'Assemblée nationale est ouverte. Et ce, conformément aux dispositions de l'article 85 de la constitution ; lequel stipule que : « si à l'ouverture d'une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l'Assemblée nationale n'est pas atteint, la séance est renvoyée au 3e jour qui suit. Les délibérations sont alors valables quel que soit le quorum ».
Le quorum ayant été atteint avec 97 députés présents ce mercredi 15 avril, le Professeur Djogbénou a procédé à l'ouverture de cette session qui pour lui, est symbolique aussi bien pour l'Assemblée nationale que pour la Nation.
Le premier symbole, a-t-il relevé, est lié au fait que « c'est la première session du septennat ». Il a souhaité que Dieu, Allah, les mânes des ancêtres, la bénissent et bénissent également celles qui vont suivre.
Le second symbole selon le chef du Parlement Béninois, est relatif au fait qu'elle intervient dans un contexte marqué par l'élection d'un nouveau président de la République, Romuald Wadagni à qui il a adressé à nouveau, ses vives félicitations, ainsi qu'à Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République. Au duo gagnant du scrutin présidentiel du 12 avril dernier au Bénin, il a rassuré de la disponibilité du Parlement pour lui donner « les moyens législatifs de sa politique de développement ».
Textes à examiner au cours de la session
Durant cette première session ordinaire, les parlementaires selon leur président, vont examiner plusieurs textes. Joseph Djogbénou a évoqué à titre indicatif, le projet de loi portant maîtrise d'ouvrages publics en République du Bénin ; le projet de loi sur l'environnement en République du Bénin ; le projet de loi portant code de la route en République du Bénin ; le projet de loi portant code des forêts et de la faune en République du Bénin ; le projet de loi relative à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires en République du Bénin ; de la demande de seconde lecture de la loi numéro 2025-01 portant organisation de l'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales de santé humaine ; de la mise en conformité de la loi numéro 2026-03 portant modification de la loi organique sur la Cour constitutionnelle telle que modifiée et complétée par la loi numéro 2025-18 du 25 juillet 2025, à la suite de la décision DCC 26-003 du 27 février 2026, prononcé par la Cour constitutionnelle.
A ces différents textes hérités selon Djogbénou de la 9e législature, s'ajoute son rapport d'activités couvrant la période du 8 février au 31 mars 2026.
Du contrôle de l'action gouvernementale
En plus de légiférer, il incombe à l'Assemblée nationale de mettre en œuvre sa mission de contrôle de l'action gouvernementale. L'exercice de cette mission selon Joseph Djogbénou, sera l'objet de réaménagements au cours de la 10e législature afin que ce contrôle soit davantage « pertinent » et plus « utile » à la population et au gouvernement.
« Dans ce cadre, au-delà du contrôle de l'action du gouvernement, il est utile d'envisager l'évaluation des politiques publiques qui nous permettent de mesurer les effets de leur mise en œuvre afin d'apporter les solutions plus rationnelles aux problèmes de nos mandants à travers les lois. A cet effet, et en bonne intelligence avec le gouvernement, le cadre normatif permettant à l'Assemblée nationale d'embrasser convenablement ce champ pourrait être défini », a-t-il déclaré.
F. A. A.
À la suite du braquage de cambiste survenu dans la soirée du lundi 13 avril 2026 à Savè, dans le département des Collines, le commissaire de la ville de Savè ainsi que son adjoint ont été relevés de leurs fonctions.
Après l'attaque armée enregistrée au quartier Djangbé, dans l'arrondissement de Boni, à environ 500 mètres du poste de douane de Savè, deux responsables de la Police républicaine ont été déchargés de leurs fonctions. Il s'agit du commissaire de la ville et de son adjoint. Ils sont désormais mis à la disposition de la Direction des ressources humaines de la Police républicaine.
Un réaménagement a été opéré pour assurer la continuité du commandement de la ville. Le commissaire Kèkè, précédemment en poste à Offè, commune de Savè, a été redéployé pour prendre les rênes du commissariat.
Le braquage a visé un cambiste bien connu du secteur, lundi 13 avril vers 19h30. Selon les informations, les assaillants, circulant à moto, ont agi rapidement et avec violence.
Le bilan fait état d'au moins un blessé grave. La victime a été évacuée d'urgence vers un centre de santé, où elle reçoit des soins intensifs.
Une enquête a été ouverte afin d'identifier et de retrouver les auteurs de cette attaque.
L'adoption par les députés français d'un projet de loi facilitant la restitution des œuvres pillées durant la colonisation intervient au moment où, à Genève, l'ONU réinscrit ces retours dans le cadre plus large de la justice réparatrice héritée de Durban.
Un vote français aux résonances internationales
Le 13 avril 2026, l'Assemblée nationale française a adopté un projet de loi destiné à faciliter la restitution des biens culturels acquis durant la période coloniale. Derrière ce texte technique, c'est une inflexion politique qui se dessine. Longtemps freinées par le principe d'inaliénabilité des collections publiques, les restitutions ne relevaient jusqu'ici que d'exceptions soigneusement encadrées. Désormais, la France reconnaît qu'un changement d'échelle s'impose. Ce vote ne saurait pourtant être réduit à un simple ajustement juridique. Il s'inscrit dans une séquence historique marquée par une montée en puissance des revendications africaines et diasporiques. En ce sens, il traduit moins une initiative isolée qu'une réponse à une pression devenue structurelle.
Des précédents qui ont ouvert la brèche
Le retour, en 2021, des vingt-six trésors royaux d'Abomey au Bénin avait constitué un moment fondateur. Arrachées lors de la conquête du royaume du Danxomè, ces œuvres avaient révélé, par leur restitution, la dimension violente de leur acquisition. Dans le prolongement de ce précédent, la Côte d'Ivoire a récupéré en 2026 le tambour parleur Djidji Ayokwe, symbole d'autorité et de mémoire collective. Ces restitutions successives ont progressivement déplacé le regard porté sur les collections européennes. Elles ont fait apparaître ces objets non plus comme de simples éléments patrimoniaux, mais comme les traces matérielles d'une histoire de dépossession. Dès lors, la question n'est plus celle de leur valeur artistique, mais de leur légitimité à demeurer hors de leur contexte d'origine.
Genève, lieu d'une redéfinition politique
C'est dans ce contexte que se tient à Genève la cinquième session de l'Instance permanente des personnes d'ascendance africaine, organisée par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. L'événement marque une étape importante dans l'internationalisation du débat. À Genève, la restitution change de nature. Elle n'est plus envisagée uniquement comme un sujet culturel ou diplomatique. Elle est intégrée à une réflexion plus large sur la justice réparatrice, qui établit un lien entre les héritages de l'esclavage, de la colonisation et les inégalités contemporaines. Cette approche s'inscrit directement dans le prolongement de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, adoptés en 2001. En rappelant cet héritage, les discussions actuelles réaffirment que les préjudices historiques ne peuvent être dissociés de leurs effets présents. Ainsi, la restitution des œuvres apparaît comme l'un des instruments possibles d'une reconnaissance, voire d'une réparation.
Entre avancée juridique et limites persistantes
Le texte adopté en France intervient précisément à l'intersection de ces dynamiques. Il donne un cadre plus général à des restitutions jusqu'ici fragmentées, tout en affirmant la volonté de répondre à une exigence croissante de justice historique. Cependant, cette évolution reste encadrée. Les procédures demeurent contrôlées, les critères restrictifs, et la décision finale relève toujours de l'État. Cette prudence traduit une ambivalence persistante. Reconnaître l'injustice suppose d'en tirer des conséquences, or celles-ci impliquent de redéfinir un rapport de pouvoir symbolique longtemps installé.
Restituer, c'est aussi déplacer le récit
Au-delà des enjeux juridiques, la restitution engage une transformation plus profonde. Les œuvres africaines conservées en Europe ont contribué à façonner un récit dans lequel l'Afrique était souvent présentée à distance de ses propres référents culturels. Leur retour permet de recontextualiser ces objets, de leur restituer leur dimension politique, spirituelle et historique. En ce sens, restituer ne consiste pas uniquement à déplacer des œuvres. Il s'agit de déplacer le centre de production du récit.
Une réparation encore en construction
La dynamique actuelle témoigne d'une évolution incontestable. De Cotonou à Abidjan, et de Paris à Genève, la restitution s'impose comme un enjeu politique majeur. Elle s'inscrit désormais dans un cadre international structuré, porté par les principes énoncés à Durban et réactivés dans les enceintes onusiennes. Pour autant, la réparation demeure inachevée. Les restitutions restent limitées dans leur ampleur et conditionnées dans leur mise en œuvre. Or, la justice réparatrice implique une reconnaissance plus large, ainsi qu'une transformation durable des relations entre l'Europe et l'Afrique. Le vote français marque une étape. Il ne clôt pas le débat. Au contraire, il en souligne l'ampleur. Car au fond, la question n'est plus de savoir si les œuvres doivent être restituées. Elle consiste désormais à déterminer jusqu'où les anciennes puissances coloniales sont prêtes à aller pour assumer les conséquences de leur histoire.
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L'Association des Guides Accompagnateurs et Conférenciers (AGAC) de l'Ouémé-Plateau a tenu, mardi 14 avril 2026, son assemblée générale ordinaire à Porto-Novo, sur le site de Connaissances Partagées de Grabe Bénin ONG. Il a été questoion de faire le bilan des activités écoulées et de définir les nouvelles orientations pour renforcer la corporation.
L'Assemblée générale ordinaire de l'Association des Guides Accompagnateurs et Conférenciers de l'Ouémé-Plateau a permis de noter les avancées notables au titre de l'année écoulée mais aussi des insuffisances structurelles et organisationnelles.
Plusieurs défis ont été identifiés tels que la professionnalisation effective du métier, la formation continue et qualifiante des membres, la reconnaissance institutionnelle du rôle des guides dans la valorisation du patrimoine culturel et touristique.
Face à un secteur touristique en mutation, les participants ont insisté sur l'urgence d'adopter des stratégies innovantes, de renforcer la cohésion interne et de mieux valoriser leur rôle dans la promotion du patrimoine culturel et touristique de la région. « Les discussions ont été franches et constructives. Nous avons examiné les points essentiels liés au fonctionnement de notre association, notamment les défis internes et les perspectives d'amélioration », déclaré, le trésorier général de l'association, Toviehou S.A.R Mathieu. Il est attendu à l'issue des travaux, la prise de résolutions fortes et consensuelles.
Cette assemblée générale marque une étape importante dans la dynamique de redynamisation de l'AGAC, avec en ligne de mire un repositionnement durable des guides accompagnateurs comme acteurs clés du développement touristique dans l'Ouémé-Plateau.
A.A.A