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Des civils exécutés, des détenus torturés, des familles frappées par des drones : dans un rapport publié le 29 septembre 2026, Amnesty International accuse les forces armées maliennes et leurs alliés de Wagner de crimes de guerre.
L'enquête couvre des opérations menées entre juin 2023 et décembre 2025, notamment près de la frontière mauritanienne. Elle repose sur les témoignages de 119 réfugiés maliens recueillis en Mauritanie. Faute de pouvoir accéder aux régions concernées, les enquêteurs ont travaillé auprès de populations ayant fui Ségou, Mopti et Tombouctou. Le rapport décrit les conséquences d'opérations conjointes sur des habitants déjà exposés aux violences des groupes armés.
Des civils tués jusque sur les marchés
Amnesty a documenté au moins 34 civils tués dans sept localités. Selon l'organisation, ces victimes ne participaient pas directement aux hostilités. Certaines auraient été abattues pendant leur fuite ou après leur arrestation. Le rapport fait aussi état de personnes égorgées et de corps brûlés. Ces accusations portent sur des actes précis, pour lesquels l'ONG réclame l'établissement des responsabilités individuelles. Deux frappes de drones attribuées à l'armée malienne font également l'objet de l'enquête : l'une sur un marché d'Ejdeir, le 16 mars 2025 ; l'autre sur une maison familiale à Tangata, en novembre suivant. Au moins 23 personnes, dont cinq enfants, auraient été tuées. Amnesty affirme n'avoir trouvé aucun élément établissant la présence d'un objectif militaire sur ces sites. Pour Ejdeir, l'armée avait annoncé avoir visé un rassemblement terroriste. L'ONG demande que ces frappes soient examinées comme de possibles crimes de guerre.
La torture derrière les murs des bases militaires
Les témoignages recueillis décrivent aussi des sévices lors de patrouilles et dans les bases militaires de Léré et de Nampala. Quinze survivants évoquent des coups, des électrocutions et des simulations de noyade. D'autres témoins rapportent cinq décès liés aux tortures et aux conditions de détention. Selon Amnesty, des membres de Wagner, désormais Africa Corps auraient principalement infligé ces violences, en présence de soldats maliens.
Établir les responsabilités, protéger les populations
Les victimes appartiennent majoritairement aux communautés peules, arabes et touarègues, indique l'organisation. Leur identité et leur présence dans des zones d'activité des groupes armés auraient suffi à les soupçonner de complicité. Le rapport soulève ainsi une question centrale : comment les opérations distinguent-elles les combattants des populations civiles ?Amnesty réclame des enquêtes impartiales, la protection des habitants et une clarification du commandement des forces étrangères. Elle demande également la publication de l'accord encadrant Africa Corps, qui a succédé à Wagner en juin 2025. Selon l'ONG, les autorités maliennes, informées de ses conclusions le 3 août 2026, n'avaient pas répondu à la date de publication. L'enjeu est désormais de soumettre ces accusations à une enquête judiciaire et de permettre aux victimes d'obtenir justice.
La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) entend renforcer son accompagnement du Bénin dans la satisfaction de ses besoins énergétiques futurs. À Cotonou, mardi 6 octobre 2026, ses responsables ont échangé avec la presse sur les enjeux liés au transport du gaz, à la sécurité des infrastructures et aux perspectives de développement de ses activités dans le pays.
Depuis près de deux décennies, WAPCo assure le transport du gaz naturel du Nigeria vers le Bénin, le Togo et le Ghana à travers le Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest. Au Bénin, l'entreprise entend désormais renforcer son rôle dans l'accompagnement du développement industriel.
Face aux médias béninois, Angela Yasmin Heymann, chargée des affaires d'entreprise et porte-parole de WAPCo, a salué l'accompagnement constant de la presse. Elle a notamment insisté sur son rôle d'interface entre l'entreprise, les communautés et les pouvoirs publics.Dans un secteur aussi technique et sensible que l'énergie, la responsable a souligné l'importance d'une communication claire sur la sécurité, l'intégrité du gazoduc et la protection de l'environnement. WAPCo affirme également poursuivre des actions sociales et communautaires au profit des populations riveraines.
L'essor industriel du Bénin ouvre de nouvelles perspectives pour WAPCo. L'interconnexion avec BGTS doit notamment permettre de renforcer la desserte en gaz de nouveaux consommateurs, avec en ligne de mire la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).L'objectif est de répondre à une demande énergétique appelée à augmenter avec le développement des activités industrielles.Pour Abbey Bodunrin, Managing Director de WAPCo, l'ambition est de « rester dans la durée pour accompagner le développement du Bénin dans la durée ».Cette volonté se traduit également par une collaboration avec la Société béninoise de production d'électricité (SBPE) autour des besoins énergétiques futurs du pays. WAPCo travaille notamment au renforcement de ses capacités de livraison de gaz au Bénin.
Sécuriser l'énergie pour soutenir l'industrie
Au-delà du transport du gaz, WAPCo veut ainsi contribuer à la sécurisation de l'approvisionnement énergétique du Bénin. L'enjeu est stratégique : soutenir les besoins de la GDIZ et, plus largement, répondre à la croissance de la demande énergétique liée à l'industrialisation.Avec le renforcement de ses infrastructures et la consolidation de ses partenariats au Bénin, WAPCo entend donc inscrire son action dans une perspective de long terme
Un mécanicien âgé de 33 ans a été blessé mardi 6 octobre 2026 au quartier Ourbona, dans le 2ᵉ arrondissement de Natitingou. L'incident s'est produit alors qu'il manipulait une arme à feu de fabrication artisanale.
Un mécanicien se blesse en manipulant un pistolet de fabrication artisanale. L'incident s'est produit mardi 6 octobre 2026 à Natitingou, dans le département de l'Atacora.
Selon des informations rapportées par Nanto FM, le nommé T. D. manipulait un pistolet de fabrication artisanale à double canon de calibre 12 lorsqu'un coup est parti accidentellement. Le projectile l'a atteint à la main gauche.
La victime a été évacuée à l'hôpital Saint-Jean de Dieu Bakhita, où elle a reçu les premiers soins. Son pronostic vital ne serait pas engagé.
La Police s'est rendue sur les lieux et procédé à la saisie de l'arme.
Le mécanicien sera présenté au Procureur de la République après sa prise en charge sanitaire.
F. A. A.
« Mettre fin au mariage d'enfants : investir dans les droits des filles et soutenir leur leadership pour un avenir meilleur ». C'est autour de ce thème que le Bénin a célébré, mardi 6 octobre 2026 à Cotonou, la 15ᵉ édition de la Journée internationale de la Fille (JIFI).
L'édition 2026 de la JIFI célébrée au Bénin. La cérémonie a réuni mardi 6 octobre 2026, des membres du gouvernement, des représentants des institutions de la République, du Système des Nations Unies (SNU), des partenaires techniques et financiers (PTF), de la société civile ainsi que des acteurs communautaires. De nombreuses filles ont également pris part à l'événement, placé sous le signe de la mobilisation contre le mariage des enfants.
À travers cette célébration, les différents acteurs ont réaffirmé leur volonté de renforcer les actions visant à prévenir et à faire reculer le mariage forcé et précoce des filles au Bénin. La rencontre a également permis de mettre en avant la nécessité d'investir davantage dans l'éducation, la protection et la participation des filles à la vie sociale.
336 cas de mariage d'enfants recensés
Dans son discours de clôture, la ministre de la Famille et des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, a fait état de 336 cas de mariage d'enfants enregistrés entre janvier 2025 et juin 2026 par la Ligne d'assistance aux enfants (LAE).
Pour la ministre, ces chiffres constituent un signal qui appelle au maintien des actions engagées et au renforcement des efforts en matière de prévention et de protection. Elle a réaffirmé la détermination du gouvernement à faire de la protection et de la promotion des droits des filles « une priorité de l'action publique ».
Véronique Tognifodé a également appelé l'ensemble des acteurs concernés à intensifier la prévention, à signaler les tentatives de mariage d'enfants et à renforcer la protection des filles. Elle a notamment insisté sur la nécessité de faire évoluer les normes et pratiques culturelles susceptibles de favoriser ce phénomène.
Les filles au cœur des préoccupations
La célébration de la JIFI a également donné la parole aux principales concernées. Auréole Kponon, trésorière générale du Conseil consultatif départemental des enfants du Littoral, a présenté les attentes des filles en matière de protection, d'éducation et de participation.
Son intervention a été suivie de celle de Nadège Ahoga, directrice générale de l'Action sociale, qui a présenté les avancées enregistrées par le Bénin dans la promotion et la protection des droits des filles.
À travers cette 15ᵉ édition, les acteurs engagés dans la défense des droits de l'enfant ont ainsi renouvelé leur appel à une mobilisation collective pour prévenir le mariage des enfants, garantir aux filles l'accès à l'éducation et renforcer leur capacité à participer pleinement aux décisions qui concernent leur avenir.
F. A. A.
Au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi Ouzou, à peine le coup de sifflet final retenti face au Niger en amical (2-1), Brahim Hemdani s’est engouffré […]
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