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LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°163/26
Lundi 12 Octobre 2026 (11H)
43 • 04 • 35 • 49 • 13
Félicitations aux heureux gagnants !
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Rendez-vous au prochain tirage de 14H pour une nouvelle chance.
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Le gouvernement béninois lance le « Prix national de la simplification administrative » pour recueillir et récompenser les propositions visant à rendre les services publics plus simples, plus rapides, moins coûteux et plus accessibles. Le dépôt des candidatures est prévu du 29 octobre au 12 novembre 2026.
L'initiative est portée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, en collaboration avec le ministre de la Transformation digitale et de l'Innovation, chargé de la stratégie nationale d'intelligence artificielle. Elle vise à associer les citoyens et les agents publics à la modernisation de l'administration.
Le concours est ouvert aux agents de l'administration publique, aux citoyens, aux entreprises, aux associations et aux organisations de la société civile. Les participants sont invités à proposer des solutions aux difficultés rencontrées dans les démarches administratives, notamment la réduction des pièces justificatives, des délais de traitement, des déplacements et des coûts. La digitalisation et l'automatisation des procédures figurent également parmi les pistes envisagées.
Les propositions seront évaluées selon leur pertinence, leur caractère simplificateur, leur impact attendu, leur faisabilité et leur potentiel d'application à d'autres administrations. Les lauréats bénéficieront d'une reconnaissance institutionnelle et d'un accompagnement pour la mise en œuvre de leurs solutions. Selon le communiqué en date du 12 octobre 2026, les propositions pourront être déposées sur la plateforme dédiée du 29 octobre au 12 novembre.
Au-delà des récompenses, les propositions jugées pertinentes pourront faire l'objet d'analyses de faisabilité, puis être expérimentées et mises en œuvre avec les administrations compétentes.
Cette initiative s'inscrit dans la dynamique du Partenariat pour un Gouvernement ouvert et contribue à l'objectif de dématérialisation de l'ensemble des démarches administratives à l'horizon 2030.
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La reprise de Kidal remet en scène la puissance militaire russo-malienne. Mais derrière les gains territoriaux, une question demeure : qui protège les populations ? Les données sur les victimes civiles et les enquêtes indépendantes interrogent les résultats du partenariat sécuritaire avec Moscou.
Reprendre une ville ne suffit pas à gagner la paix. Le 6 octobre 2026, les forces maliennes, soutenues par leurs alliés russes, ont réinvesti Kidal après le retrait des séparatistes du Front de libération de l'Azawad. Un succès pour Bamako, qui avait perdu cette place forte du Nord en avril. Le gouvernement annonce un retour progressif de l'administration et des services essentiels. Reste à transformer cette reconquête en sécurité durable. Des experts s'interrogent sur l'efficacité réelle du dispositif sécuritaire russe au Sahel et sur ses résultats sur le terrain. Au-delà du soutien militaire apporté aux régimes en place, une question demeure,cette coopération permet-elle véritablement de renforcer la sécurité des populations et de faire reculer la menace terroriste ?
918 civils tués, ce que disent les données
Le bilan de 2025 apporte un éclairage préoccupant. Selon les données d'ACLED rapportées par Reuters et reprises sur le site de l'organisme, 918 civils ont été tués au Mali par l'armée et les groupes paramilitaires russes Wagner et Africa Corps, contre 232 par le JNIM et l'État islamique au Sahel. Le rapport entre ces deux chiffres atteint 3,96, soit presque quatre pour un. Ce calcul porte uniquement sur les catégories d'acteurs et les décès civils cités. Il ne mesure ni l'ensemble des morts du conflit ni la totalité des violences djihadistes.Surtout, les 918 victimes ne peuvent pas être attribuées au seul Africa Corps : le décompte rassemble plusieurs forces sur une année de transition entre les deux dispositifs russes. Cette distinction est indispensable pour évaluer leur responsabilité sans fabriquer un bilan trompeur.
De Wagner à Africa Corps, une rupture à démontrer
Africa Corps a succédé à Wagner au Mali en juin 2025. Ce changement ne règle pas, à lui seul, la question des pratiques militaires et de leur contrôle. Dans une enquête publiée le 29 septembre 2026, Amnesty International documente 34 civils tués dans sept localités, au cours d'incidents survenus entre 2023 et 2025 impliquant les forces maliennes et leurs alliés de Wagner. Fondé notamment sur 119 entretiens avec des réfugiés, ce travail décrit des faits qu'Amnesty qualifie de crimes de guerre. L'organisation demande également la publication de l'accord encadrant la présence d'Africa Corps. Les autorités maliennes, sollicitées le 3 août, n'avaient pas répondu au moment de la publication. Ces cas documentés ne doivent pas être additionnés au bilan d'ACLED : les périodes et les méthodes diffèrent, et des recoupements sont possibles.
Des résultats militaires, mais quelle sécurité quotidienne ?
Le bilan ne se résume pourtant pas à une absence totale de résultats. Dans son analyse de décembre 2025, ACLED relevait le rôle croissant d'Africa Corps dans la protection des convois de carburant et des axes d'approvisionnement du sud du Mali. L'organisme soulignait simultanément les limites du partenariat russe face à l'expansion des groupes armés. C'est là que doit se situer précisément l'évaluation ; Au-delà des villes reprises, combien de routes restent praticables ? Combien de familles peuvent rentrer chez elles ? Les violences contre les civils diminuent-elles durablement ?Les chiffres disponibles ne permettent pas d'isoler l'effet du seul Africa Corps sur l'évolution du conflit. Ils imposent cependant de confronter le discours de stabilisation au sort des populations. La promesse sécuritaire russe ne se jugera pas seulement aux positions militaires conservées, mais à la possibilité, pour les Maliens, de vivre sans fuir.