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Un séminaire national réunit les 15 et 16 septembre 2026 à Cotonou les leaders religieux autour de leur rôle dans la lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT). C'est à l'initiative du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF).
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ne relève plus des seuls services spécialisés. Au contact quotidien des communautés, les responsables religieux sont désormais appelés à prendre leur part dans la prévention de ces risques et dans le renforcement de la vigilance. « Vous êtes des acteurs de proximité », a lancé, mardi 15 septembre 2026, le ministre délégué chargé de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa, à l'ouverture du séminaire consacré au rôle des leaders religieux dans la LBC/FT.
Pendant deux jours, responsables musulmans, chrétiens et d'autres confessions sont sensibilisés aux risques auxquels peuvent être exposées leurs organisations, notamment à travers la gestion des dons, offrandes, quêtes et financements extérieurs.
Pour Abdou Rafiou Bello, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), « il ne s'agit nullement (...) de jeter la suspicion sur les organisations religieuses (...) mais de vous armer, vous outiller, afin que votre intégrité demeure au-dessus de tout soupçon ».
Il a rappelé le cadre légal en vigeur au Bénin et le rôle de son institution en matière de LBC/FT. La CENTIF a reçu et traité près de 529 déclarations d'opérations suspectes en 2025, donnant lieu à 154 notes de renseignements financiers, selon son président. Elle a également réalisé une évaluation sectorielle des risques concernant les organisations à but non lucratif.
Dons et financements suspects
La vigilance passe notamment par une comptabilité fiable, la traçabilité des dons importants et une attention particulière aux financements inhabituels ou assortis de conditions suspectes, a indiqué le président de la CENTIF dans son allocution de bienvenue. Les responsables religieux sont également invités à relayer ces messages dans les lieux de culte, particulièrement auprès des jeunes.
Représentant Mam Cherno Jallow, le nouveau directeur général du GIABA, Amadou Diongue a rappelé l'importance de la prévention dans une sous-région confrontée à l'expansion de l'extrémisme violent. « Lutter contre le BC/FT, c'est donc protéger nos économies et préserver la paix », a-t-il affirmé. Les leaders religieux ont un rôle à jouer, selon lui. « Vous êtes des guides, des éducateurs et des acteurs de proximité. Par votre autorité morale et la confiance que vous accordent les communautés, vous contribuez à promouvoir des valeurs de paix, de solidarité, de tolérance, de solidarité et de responsabilité. C'est à ce titre que le GIABA vous considère comme des partenaires essentiels dans la prévention et la lutte contre le balnchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-il indiqué.
Les leaders religieux ne sont pas appelés à se substituer aux services de renseignement ou à la justice, mais à contribuer à la prévention et au partage d'informations pertinentes.
Les responsables religieux sont également invités à agir à travers les sermons, homélies et enseignements
Cette rencontre, qui fait suite à une première édition organisée en mai 2022, doit déboucher, mercredi 16 septembre 2026, sur un ensemble de recommandations concrètes dans le cadre de la prévention du BC/FT.
Marc MENSAH
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Le Bénin prévoit le dédoublement de 58,5 kilomètres de route entre Ouidah et Hillacondji, à la frontière avec le Togo, avec l'appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD).
La route Ouidah-Hillacondji sera dédoublé. Le projet, intégré à la modernisation du corridor Lomé-Cotonou, comprend également 35,5 km de contre-allées entre Godomey et Ouidah et 21 km de voies pour desservir plusieurs sites touristiques de Ouidah.
Un parking pour poids lourds de six hectares ainsi que des infrastructures administratives et de sécurité sont aussi prévus à la frontière.
Ces différents aménagements représentent au total 115 km d'infrastructures routières. Ils visent notamment à fluidifier la circulation et à faciliter les échanges sur cet axe stratégique reliant le Bénin au Togo.
Le tronçon constitue une composante de la deuxième phase du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière, lui-même inscrit dans le corridor Abidjan-Lagos, qui traverse cinq grandes villes d'Afrique de l'Ouest.