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À Niamey, l'attaque armée survenue fin janvier a d'abord donné lieu à des accusations diplomatiques, avant même qu'une revendication jihadiste n'émerge. Lorsque l'État islamique a ensuite revendiqué l'opération, la parole officielle nigérienne s'est retrouvée fragilisée. Une séquence révélatrice des limites d'une gouvernance sécuritaire fondée sur la précipitation et l'opacité.
Une attaque, puis la mise en scène de la parole politique
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, une base militaire située dans l'enceinte de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey est la cible de tirs nourris. L'attaque, brève mais intense, plonge la capitale dans un climat de tension. Les faits sont établis, mais les circonstances demeurent floues dans les premières heures. Avant même que les autorités n'annoncent l'ouverture d'une enquête ou ne communiquent des éléments techniques vérifiables, le pouvoir choisit de parler.
Accuser avant d'expliquer
Quelques heures seulement après l'attaque, le chef du régime nigérien, Abdourahamane Tiani, prend la parole. Il accuse publiquement plusieurs chefs d'État étrangers d'être impliqués dans une tentative de déstabilisation du Niger. Parmi eux figure explicitement le président béninois, Patrice Talon.Cette déclaration intervient sans qu'aucun rapport d'enquête, aucune preuve matérielle ni aucun élément de renseignement corroboré ne soient rendus publics. À ce stade, aucune revendication jihadiste n'a encore été annoncée.L'ordre des faits est ainsi inversé : l'accusation précède l'analyse, le politique devance le sécuritaire.
La revendication de l'État islamique, un récit bousculé
Ce n'est que dans un second temps que l'organisation État islamique revendique l'attaque. Cette revendication, conforme aux modes opératoires observés dans le Sahel, replace l'événement dans le cadre d'une menace jihadiste persistante. Elle vient surtout fragiliser la narration officielle initiale, exclusivement tournée vers une lecture géopolitique et extérieure. Le décalage entre la chronologie des faits et celle du discours d'État devient alors évident.
L'opacité comme facteur de défiance
En l'absence d'enquête rendue publique, cette succession de discours alimente les soupçons. La revendication tardive de l'État islamique ne corrige pas le récit initial ; elle l'expose à la contradiction. Plus le pouvoir accuse sans démontrer, plus sa parole devient vulnérable aux faits ultérieurs. Ainsi, l'opacité, censée préserver la sécurité nationale, produit l'effet inverse. Elle nourrit la défiance, tant au sein de la population que chez les partenaires régionaux.
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Written by Tim Peters.
The European Parliament is fully committed to ensuring an ambitious EU long-term budget that meets the Union’s many challenges in the years to come. Therefore, Parliament’s two co-rapporteurs on the MFF, Siegfried Mureşan (EPP, Romania) and Carla Tavares (S&D, Portugal), insist on a significantly higher volume for the 2028-2034 multiannual financial framework (MFF) than proposed by the European Commission. In their draft interim report, Parliament’s two co-rapporteurs propose an overall size of 1.38 % of EU gross national income (GNI), 1.27 % of EU GNI for the MFF as such and 0.11 % of EU GNI for the repayment of debt created by Next Generation EU (NGEU). The MFF constitutes the EU’s long-term budgetary plan, setting a maximum level of spending (‘ceilings’) for each major category of expenditure (‘heading’) in accordance with Article 312 of the Treaty on the Functioning of the European Union (TFEU).
In their draft, the two co-rapporteurs propose to Parliament to continue its opposition against ‘the merging of different policies in one plan per Member State’. They welcome the substantial increase in financial resources proposed for greater investment in research, strategic autonomy, the clean transition, defence, technological sovereignty and economic resilience. However, they stress that the consolidation of programmes in the Competitiveness Fund reduces transparency and limits Parliament’s ability to ensure appropriate funding for specific policy objectives. The co-rapporteurs oppose the Commission approach on additional flexibility, which in their eyes sacrifices transparency and controls under the guise of efficiency, compromising programme quality and democratic accountability, and undermining Parliament’s role as the budgetary and discharge authority.
The European Commission presented its proposals for the 2028-2034 (MFF) on 16 July 2025 and 3 September 2025. The Commission proposed a budget amounting to a total of almost €1.8 trillion in commitments over seven years (in constant 2025 prices). The 2028-2034 budget proposed by the Commission corresponds to 1.26 % of the EU’s gross national income (GNI) including 0.11 % of EU GNI for the repayment of the debt created by NGEU grants. Excluding the NGEU repayment, the proposed post-2027 MFF would reflect, in nominal terms, an increase of €367.2 billion (+29 %). However, in real terms, the increase would only be 0.02 percentage points of GNI.
Academia, think-tanks, other EU institutions and bodies, and a variety of stakeholders are publishing a wealth of analysis and commentary on the proposed 2028-2034 MFF as it proceeds through negotiations (see our monthly digest).
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