Pour sa seconde édition à Paris, le Festival du Film Slovène fait son grand retour au cinéma L'Entrepôt du 20 au 23 novembre 2025, dans le 14e arrondissement.
Cette année encore, la programmation met en lumière l'originalité des voix slovènes et en particulier la nouvelle vague de réalisatrices slovènes. Les curieux et les férus de cinéma du monde vont pouvoir découvrir 7 longs-métrages, dont cinq réalisés par des réalisatrices.
Ces dernières années, une nouvelle génération de (…)
Initiée par le président Patrice Talon depuis 2018, la délocalisation du marché Dantopka entre dans sa phase décisive dès Janvier 2026. Ce projet s'inscrit dans une stratégie nationale de modernisation des infrastructures marchandes offrant des espaces plus structurés et adaptés. Si cette réforme gouvernementale fait la fierté de nombreux usagers, d'autres par contre ont des inquiétudes.
Situé dans la ville de Cotonou, le plus grand marché de l'Afrique de l'Ouest entre bientôt dans sa phase de délocalisation. Environ 35 000 commerçants seront dirigés vers de nouveaux sites modernes : le pôle agroalimentaire d'Akassato ou le Marché de Gros d'Abomey-Calavi et le pôle commercial Général Mathieu Kérékou situé près du stade de l'amitié.
Bâti sur un domaine de 168 hectares, le pôle agroalimentaire du Grand Nokoué doté de six entrepôts secs et deux frigorifiques accueillera des grossistes de céréales, tubercules, oignons, haricots, maïs etc.
Quant au second pôle, il regroupera quatre filières majeures : le textile, la maroquinerie, la cosmétique et la bijouterie.
Cette nouvelle structuration des espaces marchands selon les autorités, permet de renforcer la sécurité, favoriser la modernité et la cohérence avec les nouvelles infrastructures de la ville.
« Il faut aller au modernisme ! »
Certains commerçants de Dantokpa sont ravis du développement et de la construction de plusieurs marchés modernes. C'est le cas de Fatou, une commerçante exerçant dans l'espace de vente de tissus. « Je suis très heureuse de l'avancée et du développement de notre pays. En tant que Béninoise, c'est une fierté pour moi de voir la construction de plusieurs marchés modernes. Le marché Dantokpa a réellement besoin de rénovation. Certains bâtiments sont vieux. » a-t-elle confiée.
Une commerçante de bijou ayant requis l'anonymat soutient que ce projet sera bénéfique en raison de son impact positif. « Je soutiens cette décision. Aujourd'hui, la plupart de nos villes sont propres, des routes ont été construites. Il nous faut aussi des marchés modernes à cette image. Ce développement a en quelques sortes, changé notre réputation. Sur Tik Tok, notre pays est valorisé. Aujourd'hui plusieurs personnes visitent notre pays. C'est une fierté pour moi de voir toute cette mobilisation » a-t-elle affirmé.
Des craintes de baisse de chiffre d'affaires
Si la délocalisation du marché Dantokpa fait la fierté de certains usagers, tel n'est pas le cas pour d'autres qui s'inquiètent d'une situation de perte de clientèle. D'après eux, ce réaménagement va causer des pertes en clientèle et provoquer une baisse de chiffres d'affaires. « Je vais perdre la plupart de mes clients, surtout ceux qui ne pourront pas retrouver. Mon chiffre d'affaires va considérablement baisser, surtout après les fêtes de fin d'année », confie Mariam, une autre vendeuse de bijoux.
Plusieurs vendeuses ambulantes partagent son point de vue. Pour elles, la location de magasins se présente comme un défi majeur. « Je ne gagne pas assez de bénéfices avec mon commerce de friperie pour louer une place dans ce marché. L'espace est un peu coûteux pour moi. Mais je garde espoir en Dieu. Je n'ai aucun choix », confie Marie.
Parmi ces vendeurs se trouvent aussi des étrangers. Izy un vendeur de chaussures d'origine nigériane a décidé de repartir dans son pays sous prétexte que ce nouveau marché n'a pas la capacité d'accueillir tous les commerçants. « Nous sommes nombreux, le nouveau marché ne pourra pas accueillir tout le monde. En plus, ils vont augmenter les taxes. Je ne suis pas dans mon pays. Après le réaménagement, je rentre chez moi pour continuer mes activités. C'est le mieux à faire ! Je ne veux pas souffrir à l'étranger. », a-t-il affirmé.
D'autres estiment qu'il sera difficile voire impossible de quitter leur emplacement pour proposer leurs articles aux potentiels clients. Ils ne pourront donc pas s'atteler à interpeller les clients. « Je ne pourrai plus approcher les clients pour leur proposer mes articles. Cette méthode me permettait d'écouler rapidement ma marchandise. La plupart des clients achètent quand on les force un peu », confie une vendeuse de sacs.
Entre joie et inquiétudes, les commerçants du marché Dantopka espèrent que cette nouvelle ère sera à la fois bénéfique dans la bonne marche de leurs activités et contribuera de manière positive au développement du pays.
Marina HOUENOU (Stagiaire)
Initiée par le président Patrice Talon depuis 2018, la délocalisation du marché Dantopka entre dans sa phase décisive dès Janvier 2026. Ce projet s'inscrit dans une stratégie nationale de modernisation des infrastructures marchandes offrant des espaces plus structurés et adaptés. Si cette réforme gouvernementale fait la fierté de nombreux usagers, d'autres par contre ont des inquiétudes.
Situé dans la ville de Cotonou, le plus grand marché de l'Afrique de l'Ouest entre bientôt dans sa phase de délocalisation. Environ 35 000 commerçants seront dirigés vers de nouveaux sites modernes : le pôle agroalimentaire d'Akassato ou le Marché de Gros d'Abomey-Calavi et le pôle commercial Général Mathieu Kérékou situé près du stade de l'amitié.
Bâti sur un domaine de 168 hectares, le pôle agroalimentaire du Grand Nokoué doté de six entrepôts secs et deux frigorifiques accueillera des grossistes de céréales, tubercules, oignons, haricots, maïs etc.
Quant au second pôle, il regroupera quatre filières majeures : le textile, la maroquinerie, la cosmétique et la bijouterie.
Cette nouvelle structuration des espaces marchands selon les autorités, permet de renforcer la sécurité, favoriser la modernité et la cohérence avec les nouvelles infrastructures de la ville.
« Il faut aller au modernisme ! »
Certains commerçants de Dantokpa sont ravis du développement et de la construction de plusieurs marchés modernes. C'est le cas de Fatou, une commerçante exerçant dans l'espace de vente de tissus. « Je suis très heureuse de l'avancée et du développement de notre pays. En tant que Béninoise, c'est une fierté pour moi de voir la construction de plusieurs marchés modernes. Le marché Dantokpa a réellement besoin de rénovation. Certains bâtiments sont vieux. » a-t-elle confiée.
Une commerçante de bijou ayant requis l'anonymat soutient que ce projet sera bénéfique en raison de son impact positif. « Je soutiens cette décision. Aujourd'hui, la plupart de nos villes sont propres, des routes ont été construites. Il nous faut aussi des marchés modernes à cette image. Ce développement a en quelques sortes, changé notre réputation. Sur Tik Tok, notre pays est valorisé. Aujourd'hui plusieurs personnes visitent notre pays. C'est une fierté pour moi de voir toute cette mobilisation » a-t-elle affirmé.
Des craintes de baisse de chiffre d'affaires
Si la délocalisation du marché Dantokpa fait la fierté de certains usagers, tel n'est pas le cas pour d'autres qui s'inquiètent d'une situation de perte de clientèle. D'après eux, ce réaménagement va causer des pertes en clientèle et provoquer une baisse de chiffres d'affaires. « Je vais perdre la plupart de mes clients, surtout ceux qui ne pourront pas retrouver. Mon chiffre d'affaires va considérablement baisser, surtout après les fêtes de fin d'année », confie Mariam, une autre vendeuse de bijoux.
Plusieurs vendeuses ambulantes partagent son point de vue. Pour elles, la location de magasins se présente comme un défi majeur. « Je ne gagne pas assez de bénéfices avec mon commerce de friperie pour louer une place dans ce marché. L'espace est un peu coûteux pour moi. Mais je garde espoir en Dieu. Je n'ai aucun choix », confie Marie.
Parmi ces vendeurs se trouvent aussi des étrangers. Izy un vendeur de chaussures d'origine nigériane a décidé de repartir dans son pays sous prétexte que ce nouveau marché n'a pas la capacité d'accueillir tous les commerçants. « Nous sommes nombreux, le nouveau marché ne pourra pas accueillir tout le monde. En plus, ils vont augmenter les taxes. Je ne suis pas dans mon pays. Après le réaménagement, je rentre chez moi pour continuer mes activités. C'est le mieux à faire ! Je ne veux pas souffrir à l'étranger. », a-t-il affirmé.
D'autres estiment qu'il sera difficile voire impossible de quitter leur emplacement pour proposer leurs articles aux potentiels clients. Ils ne pourront donc pas s'atteler à interpeller les clients. « Je ne pourrai plus approcher les clients pour leur proposer mes articles. Cette méthode me permettait d'écouler rapidement ma marchandise. La plupart des clients achètent quand on les force un peu », confie une vendeuse de sacs.
Entre joie et inquiétudes, les commerçants du marché Dantopka espèrent que cette nouvelle ère sera à la fois bénéfique dans la bonne marche de leurs activités et contribuera de manière positive au développement du pays.
Marina HOUENOU (Stagiaire)
Les grands axes du projet de loi de finances gestion 2026 ont été exposés, jeudi 20 novembre 2025, à la Commission budgétaire. L'exercice a été fait par le directeur de cabinet, Hermann Orou Takou.
3 783,984 milliards de FCFA, contre 3 551,005 milliards de FCFA en 2025 soit une hausse de 6,6 % (232,979 milliards de FCFA). C'est le projet de loi de finances gestion 2026 présenté à la Commission budgétaire. Il comprend le budget de l'État et les opérations de trésorerie. Le déficit budgétaire prévisionnel en 2026 ressortirait à 2,7 % du PIB contre 2,9 % attendu à fin décembre 2025.
Actions phares en 2026
Le projet de loi de finances prévoit la réalisation de plusieurs actions phares en 2026.
– Des manuels et cahiers d'activités au profit des élèves
– Construction d'infrastructures scolaires
– Prise en charge d'enfants déscolarisés et non scolarisés
– Couverture intégrale de la prise en charge des frais d'écolage des enfants à la maternelle et au primaire et des filles des séries scientifiques dans les lycées
– Poursuite de la mesure de gratuité des frais de scolarité des filles au secondaire ;
– Consolidation du Programme national d'alimentation scolaire sur toute l'étendue du territoire national, avec l'octroi de deux repas chauds par jour aux enfants ;
– Construction et réhabilitation de lycées techniques agricoles (LTA) et d'Écoles des métiers (EM) ;
– Construction/réhabilitation et équipement et la spécialisation de Lycées techniques professionnels (LTP) existants dans des formations en lien avec plusieurs domaines ;
– Programme d'appui institutionnel pour l'amélioration des environnements alimentaires (PE-A) ;
– Mise en place des Centres d'excellence et le développement d'universités thématiques ;
– Poursuite du projet Sèmè City ;
– Poursuite de l'opérationnalisation du Centre hospitalier international de Calavi (CHIC) et des hôpitaux de zone ;
– Création d'un centre hybride de formation par l'assimilation et la pratique en soins de haut niveau en ophtalmologie ;
– Construction et l'équipement du Centre national hospitalier et universitaire de psychiatrie (CHUP) à Allada ;
– Densification des programmes de vaccination des enfants, de lutte contre le paludisme et de santé maternelle ;
– Création de pôles d'excellence dans les hôpitaux publics ;
– Promotion de la santé communautaire ;
– Prise en compte des besoins spécifiques des personnes vivant avec un handicap.
Autres priorités
– Mise en œuvre du Programme de supplémentation nutritionnelle « 1000 jours » ;
– Poursuite des programmes de filets sociaux ARCH et GBESSOKE en soutien aux ménages en difficulté économique ;
– Consolidation des programmes de microcrédits ;
– Approvisionnement en eau en milieu urbain ;
– Construction de systèmes d'approvisionnement en eau potable villageoise ;
– Développement des filières anacarde, ananas, soja, lait, viande, œufs de table, riz, maïs, etc. ;
– Poursuite de l'accessibilité des machines agricoles à prix subventionnés ;
– Appui à l'accessibilité aux intrants de qualité et adaptés aux zones agroécologiques pour les filières végétales prioritaires ;
– Promotion d'un nouveau type d'élevage (sédentarisation de troupeaux de ruminants).
– Poursuite de l'autonomisation énergétique du pays et de la sécurisation des approvisionnements pour un accès universel et sécurisé à l'électricité ;
– Assainissement pluvial à Cotonou et dans les villes secondaires ;
– Poursuite du projet de réhabilitation et d'aménagement des voiries des villes (Asphaltage) dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Djougou, Parakou, Kandi et autres ;
– Poursuite de la modernisation de la gestion des déchets dans le Grand Nokoué et l'extension à la ville de Parakou ;
– Protection de la zone côtière ;
– Aménagement et le bitumage de routes ; l'entretien des pistes rurales.
Le projet de loi de finances gestion 2026 sera examiné et voté lors d'une séance plénière à l'Assemblée nationale.