Des mutins et civils ont été interpellés par les forces de sécurité après la mutinerie déjouée le 7 décembre 2025. Pour avoir fait l'apologie de crime, ces civils s'exposent à de lourdes sanctions prévues par la législation béninoise.
Au Bénin, la tentative de mutinerie survenue le 7 décembre 2025 a été rapidement neutralisée par les autorités béninoises. Les mutins interpellés sont poursuivis pour des faits graves liés à la sûreté intérieure de l'État. Certains civils ont d'une manière ou d'une autre, apporté leur soutien aux mutins. Il y a eu des encouragements publics, relais d'informations sensibles, la justification des actes des mutins à travers des publications sur les réseaux sociaux ou des déclarations publiques.
Dans le cas précis de la mutinerie déjouée, les faits reprochés relèvent de l'atteinte à la sûreté intérieure de l'État, laquelle est assimilée, par le Code pénal béninois, à des actes de terrorisme selon l'article 162. Toute personne qui, même sans participer directement aux faits, soutient ou justifie de tels actes, engage lourdement sa responsabilité pénale.
« Est puni d'un emprisonnement de huit (08) ans à dix (10) ans et d'une amende de vingt-cinq millions (25.000.000) à cinquante millions (50.000.000) de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement, celui qui fait publiquement l'apologie des actes de terrorisme ou qui incite directement à la commission d'actes de terrorisme », stipule l'article 171 du code pénal.
La liberté d'expression connaît des limites lorsque les propos ou actes portent atteinte à l'ordre public, à la sécurité nationale ou à la stabilité des institutions de la République. Les civils interpellés devront donc répondre de leurs actes.
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